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Doctrine sur la mort

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Doctrine sur la mort

Message  elsamarie le Mer 21 Juil - 19:22



Lors
de ma retraite dans ma ville natale de Reykjavik, j’ai eu l’occasion de
voir la mort sous toutes ses formes. L’ayant moi-même été une fois lors
de mon séjour en Normandie j’en suis revenu avec des questions qui
m’ont hanté longtemps.
Pourquoi certains décident-ils de revenir à
la vie ? et qu'est-ce qui différencie les morts simples aux morts par
éradication ? Pourquoi certains reviennent-ils à la vie, sans grandes
séquelles et d’autres complètement transformés ne gardant en commun
avec leur passé que leur âme et certains de leurs souvenirs ? .

J’ai
donc passé plusieurs jours de retraite plongés dans les textes
religieux ou philosophiques et certains livres de médecines.

La première question était de définir ce qui différencie la simple mort de la grande mort que certains nomment éradication.
Il
faut bien sûr différencier l’éradication du corps avec celle dont on
parle dans les textes de l’Éclipse et qui est l’éradication du lien
entre la vie terrestre et la vie divine ou maudite.

J’ai
longuement discuté avec le docteur House, médecin épiscopal de
Reykjavik et un ami personnel. Pour lui ce qui différencie le vivant du
mort est sa chaleur.
Il se base d’ailleurs sur les écris de notre
prophète Aristote qui a défini que dans le domaine de la biologie, la
chaleur est liée à l’idée de vie et le froid à celle de mort. Aristote
détermine des différences qualitatives dans les couples opposés. Ainsi,
définissant que le soleil est chaud et représente l’espoir et le
bonheur, ce qui est supérieur à tout. Alors que la Lune est froide et
représente le désespoir et la mélancolie, il définit en même temps la
supériorité du chaud sur le froid et donc de la vie sur la mort.

Lorsque
l’ont meurt simplement sans interventions divines le corps se refroidit
et se rigidifie, par manque d’énergie vitale, s’il est bien préservé,
il est très courant de voir la vie lui revenir peu à peu, et ne laisser
que des séquelles mineures, car la transition a été douce entre l’état
de vie et l’état de mort.

Un moment la froideur du corps est
tel que l’âme elle-même ne peut plus lui redonner vie sans subir de
profondes séquelles, on dit alors que le corps terrestre est éradiqué,
on pourrait dire pratiquement que personnage n'existe plus. D’ailleurs
certain utilisent la formule «ce personnage n'existe pas, ou plus, ou
pas encore »
C’est tiré d’une ancienne prière de funérailles :

Je prie pour toi qui n’existes pas à nos côtés
Toi mon ami qui n’existe plus sur terre
Tu existeras où le Créateur veut que tu sois.

La
mort est donc la perte de chaleur totale du corps, entraînant un froid
qui rigidifie le corps comme il gèle nos lacs en hivers. Il semble donc
qu’en général l’éradication soit le point de non-retour, celui où l’on
n’existe plus en temps que créature vivante.
Pourtant, il semble
que dans de très rares cas certains soit passé de l’état de vie à
l’état d’inexistence sans passer par l’état de mort ou en ayant eu une
perte de chaleur extrême. voir la destruction du corps lui-même...
Qu’en
est-il de la liberté d’accepter ou pas le jugement divin dans ce cas là
? ça reste une énigme pour moi, mais il existe des témoignages où l’âme
a retrouvé, ou reçu, un autre corps pour exister à nouveau...

Il
semble effectivement que des témoignages plus ou moins fiables montrent
qu'il y a eu des cas que certains considèrent comme une réincarnation.
Des témoins semblent affirmer que la personne revienne sous un profil
assez différent et soit très diminuée physiquement et
intellectuellement et qui plus est que seuls ses proches ne la
reconnaissent par delà ces différences.
Si ces faits étaient
avérés, comment faire la différence entre une résurrection malgré
éradication du corps et une simple usurpation d’identité ?

Analysons les choses concrètement.

1)
Il est reconnu que nulle matière ne peut survivre sans énergie et que
nulle créature ne peut vivre sans une âme et vice versa.
2) Il est reconnu que le temps limite de survie d’une âme sans le corps est d’environs 10 jours.
3) Il semble acquis et indéniable que tout n’est pas explicable et que la volonté divine est supérieure aux lois de la vie.
4)
Il est couramment acquis également que les lois de la physique et les
lois divines ne sont pas modifiées par Notre Créateur, car en les
changeant, Il modifierait toute la création et donc si tout ne se
modifie pas c’est que rien n’a été modifié.

Donc je pense
qu’il ne faut pas continuer à rejeter ce que nous ne comprenons pas et
que si nous tenons compte des faits et de la logique comme nous l’a
appris nos prophètes : nous ne pouvons déterminer si celui qui ne
semble pas être celui qu’il prétend être dit la vérité sans un minimum
de questionnement.

Je propose par contre une plus grande
fermeté sur le suivi des funérailles et sur la définition de ce que
l’Église considérera comme une personne n’existant plus pour notre
monde.

Je par exemple la mise en place dans le droit canon de règles fermes à ce sujet.
Les
funérailles aristotéliciennes, par lesquelles l'Église procure aux
défunts le secours spirituel et honore leurs corps en même temps
qu'elle apporte aux vivants le réconfort de l'espérance, doivent être
célébrées selon les lois liturgiques.

Il faut que
l’éradication de la vie soit confirmée par un clerc ou un médecin
reconnu par Rome. Par éradication de la vie on entend que le corps ne
peut être plus froid et moins vivant et qu’il est impossible que l’âme
puisse en reprendre possession de quelque manière que ce soit.
La
cérémonie de mise en terre devra se faire uniquement après cette
constatation et après une messe selon le dogme pour confirmer
l’éradication du lien entre l’âme et le corps du défunt.
La
cérémonie devra être suivie d’une inscription sur un registre des
défunts avec le témoignage des proches et si possible, pour les
personnes en ayant les moyens, un portrait représentant le profil du
défunt sera joint au registre.
Selon les moyens des proches et les coutumes locales, une stèle avec le portrait du défunt serra érigée sur la tombe.

Si
tous ces points ont été respectés, l’Église considérera que le
personnage en question n’existe plus en dehors de la mémoire
collective, et dans le cœur de ceux qui l’ont connu.

Si une
personne, même avec un profil différent venait à prétendre être vivante
alors que la croyance populaire le considère décédé, l’Église n’aurait
pas à se prononcer sur la véracité ou pas des faits, si l’éradication
de l’âme n’a pas été faite dans les règles établies.
Par contre si
une annulation de mariage le concerne, elle reste valable puisque le
droit prévoit la séparation en cas de disparition. Le survivant, car on
pourra le nommer ainsi s’il est reconnu par les siens et la justice
laïc, devra se faire bénir après s'être confessé et avoir été absous.
Il renouvellera ses vœux de baptême par ce fait retrouvera son statut
de fidèle parmi la communauté des croyants. S’il était prêtre, il
devrait également renouveler ses vœux.

Par contre si les funérailles ont eu lieu dans les règles, il ne pourra pas être reconnu comme un survivant.

En
effet si une personne est déclarée morte par l'église, que le corps a
bien été identifié et que les funérailles ont eu lieu dans les règles,
et cela quelque soit les conditions d'un éventuel retour de la personne
elle ne bénéficierait plus des sacrement et titre donné par l'église,
car une survivance est une autre naissance, pour autant que cette
survivance soit réelle et non une mascarade.
Mais pour la vie
laïque du survivant l'église n'a pas à se prononcer et c'est à la loi
des cités de trancher, car notre mission est de protéger l'humanité en
sauvant les âmes.
Bien entendu pour que ceci puisse se réaliser
sans complication inutile, il faudra garder en lieu sur un témoignage
des funérailles et un registre des morts.


Voilà j’espère
que mes recherches et mes réflexions permettront d’éviter bien des
conflits et faciliter le retour parmi nous des rares survivants que
nous croisons.


Jeandalf, depuis Reykjavik en octobre 1455.
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