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Les Penseurs Spinozistes

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Les Penseurs Spinozistes

Message  elsamarie le Mar 20 Juil - 16:03

HISTOIRE



1°) Les Grands Spinozistes


Démocrite (-460 env. - -370 env.): prouve la non-création du monde ( "Rien ne vient du néant, et rien, après avoir été détruit, n'y retourne." ), ainsi que sa composition par les atomes, cette Substance de la matière.

Daju (vers 3-72): compilateur du dogme, "inventeur" du nom spinoziste

Asmund Karasun (vers 990-1060) : Adepte de la méditation dans/de l'Immanent, poète nordique

Tymba (vers 1100-1150) : esclave noir venu d'Egypte, par delà les grandes cataractes. Enseigna aux esclaves des arabes.

Monjourat (1185-1240) : celui qui ramené le spinozisme en France, disciple de Maïmonide, penseur indépendant, qui a participé à la cour du grand Saladin.

Leila Khylamany (1210-1262) : grande démonstratrice mathématique. Prouva que l'infini peut être contenu dans un objet fini.

2°) Les Royaumes de l'Est


Il y a longtemps, un peu avant Charles le Grand en Occident, mais plus à l'est, vers le nord de Byzance, coexistaient une myriade de petits royaumes qui se faisaient la guerre, parce que les barbares avaient provoqué la désintégration de royaumes plus étendus ...

Un de ces royaumes était spinoziste.
C'était un royaume de taille modeste, mais les choses s'y passaient bien, principalement grâce à une mine d'or très rentable qui amenait la richesse aux habitants !
Mais aussi la convoitise des royaumes voisins ...

Alors un jour, ce qui devait arriver arriva : un royaume voisin, justement, décida d'envahir le royaume spinoziste, pour s'emparer de sa mine d'or !
La bataille fut féroce, et les spinozistes l'emportèrent. Enfin, il n'y avait pas que des spinozistes dans l'armée, étant donné que la religion des habitants dépendait d'eux : c'était le roi qui avait mis en place une loi spinoziste !
A la fin de la bataille, le Conseil des Sages spinozistes fit entendre son avis : la population entière du royaume qui les avaient attaqués devait être passée par les armes, ce qui faisait quand même plusieurs milliers d'individus !
Car pour les Sages, il fallait envoyer un signal fort aux autres domaines limitrophes, et empêcher que celui qui avait essayé de les envahir ne puisse recommencer ...

Donc, pour assurer l'avenir de leurs concitoyens, les spinozistes devaient tuer tous leurs opposants : ça calmerait les autres candidats à l'invasion, selon eux ...

Le roy de l'époque accepta, puisqu'il avait fait serment de protéger son peuple, et donna les ordres pour que tous les villages ennemis soient rasés, et les habitants tués.

Mais un des capitaines spinozistes trouva trop peu conforme à ce qui était bon pour lui, que ça n'allait pas dans le sens de sa religion, que l'on aurait pu discuter avec les vaincus pour en faire des alliés ...

Il alla donc à la fois contre l'avis de son roy temporel, et contre l'avis du conseil des sages, la plus haute autorité religieuse de la Spinozie !
Il fut banni du royaume, et les villages furent quand même incendiés et leurs habitants tous tués : hommes, femmes et enfants ...


Quelques décennies plus tard, le royaume spinoziste tombait tout de même sous les assauts d'un autre voisin ...
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Re: Les Penseurs Spinozistes

Message  elsamarie le Mar 20 Juil - 16:04

DOCTRINE



1°) Défense de la Spinozie

Par le conseil des Justes,
Approuvé par le Sanhédrin,


Nous, spinozistes, conformément à notre doctrine, afin de protéger au mieux la Nature, décrétons ce qui suit :

L'armée spinoziste, et ses composantes, n'ont aucune autorité à porter la guerre en dehors de la communauté, à moins que l'agression ainsi effectuée ne permette de défendre les intérêts de la Spinozie elle-même, en tant qu'attaque préventive.

Nul ne peut progresser sur le chemin de la Liberté s'il avilie, ou pire, détruit, ce qui l'affecte, sauf si cela revient à protéger sa propre Liberté.

Le spinoziste à pour but de reconnaître les affects qui lui sont néfastes, afin de les éviter, et ceux qui lui sont bénéfiques, afin de s'y soumettre, dans la limite où cela ne génère pas d'affect néfaste à d'autres parties de Dieu.

Alors que le mode individuel veille à ne pas influer indûment sur autrui, le mode communautaire veillera à ne pas commettre d'ingérence dans les affaires extérieures à lui-même, tant qu'elles n'ont aucune chance d'influer sur lui-même ultérieurement.

En tout état de cause, seul le Juste d'une province temporelle peut décider de l'emploi de la force, après demande de conseil auprès de l'Admor de la dite province, et auprès des sages présents en ces lieux. Il en rendra compte par la suite à son conseil tutélaire, et au grand Sanhédrin, lors de sa réunion suivante.

Seul le conseil des Justes, dans une réunion extraordinaire, peut décider de la levée de l'Ost spinoziste en son entier, et de son emploi, après conseil pris auprès du conseil des Admors, et ratification du conseil des Sages.


Ainsi est-il écrit, ainsi doit-il être.
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Re: Les Penseurs Spinozistes

Message  elsamarie le Mar 20 Juil - 16:07

2°) Vie et Mort d'un Spinoziste


Société : La filiation civile est matriarcale. On ne peut jamais se déclarer fils ou fille d'un homme spinoziste, car ce sont les femmes qui marquent la descendance avec certitude, et transmettent noms, héritages meubles et immeubles et titres nobiliaires.

Nulle fonction liée au Spinozisme n'est héréditaire : chacun fait ce qu'il sait faire, ce qu'il peut faire, après jugement des conseils des justes, admors ou sages, selon le poste.


Règle alimentaire :

On ne mange pas "la mère nourricière et son fruit le même jour" : Interdit de manger le même jour une bouteille de lait suivi de viande de boeuf (à moins que ce soit du lait de chèvre ou de brebis). Le rapport est éthiquement mauvais. Idem pas de vin et de raisin le même jour, ni de pain et de bière, ni d'oeuf et de volaille, ni de cidre et de calva, ...

Un seul élément nutritif de même origine chaque jour.
Afin de respecter la diversité de la Nature, et de protéger notre environnement.


Le shabbat :

Du couché du soleil le vendredi jusqu'au couché du soleil le lendemain est consacré à la méditation, mais aussi au travail. Interdit de se déplacer ce jour là et obligation de travailler pour autrui. S'il le faut, aller jusqu'à travailler au RMI pour le village...
Les méditations collectives sont tenues par les pasteurs pendant la journée du samedi, dans les écoles spinozistes, ou tout lieu qui permette à la fois le recueillement et la discussion (clairière, bord d'un cours d'eau, etc ...).


Naissance :

L'enfant spinoziste est éduqué par ses parents, ou son parent en cas de fille-mère ou de veuve.

Il n'y a pas de bâtard pour les spinozistes, ni de grande ou petite naissance : chacune est une fête, car c'est l'arrivée d'un mode pensant, donc le rapprochement de l'arrivée du spinoza (statistiquement parlant).

Mais l'enfant n'a pas de volonté forte, donc pas de baptême, qui ne sert qu'à sauver une âme de l'enfer, auquel les spinozistes ne croient pas.
L'enfant est choyé pour ce qu'il sera (un mode pensant capable de volonté), pas pour ce qu'il est.


10 ans :

L'enfant est présenté à la communauté, il devient spinoziste, mais sans pouvoir évoluer dans l'arbre de la connaissance : il est simplement instruit dans le savoir spinoziste.


14 ans :

Présentation officielle à la communauté.
Âge de raison : La méditation doit se pratiquer quotidiennement dès l'âge de 14 ans. Cela peut être une médiation seule ou en groupe mais l'isolement de type monastique est interdit car il coupe le croyant de la réalité du monde.

Le spinoziste prononce son entrée officielle dans la communauté, et choisit de la rejoindre (ce qu'il ne peut pas faire à 10 ans, selon les spinozistes).


16 ans :

Possibilité de mariage, de progression dans l'arbre de la connaissance, bref : âge adulte.
A cet instant, spinoziste à part entière, avec tous les droits et tous les devoirs d'un membre de la communauté respecté.

Il est également recommandé que les penseurs spinozistes aient une autre activité professionnelle et qu'ils ne doivent pas vivre du culte.
Cela évite les tentations liées au mélange des intérêts personnels avec les intérêts du culte.


Mariage :

Seul des adultes consentants et aimants peuvent se marier.
Pas de mariage religieux, mais une reconnaissance officielle de la communauté : tout ce qui est à l'un est à l'autre, garde des enfants en cas de décès du conjoint, etc ...
Le mariage est réel, mais pas devant Dieu : devant les spinozistes eux-mêmes.
Pour cela, il suffit de trois nuits passées sous le même toit pour les deux concernés : si ils font la demande au pasteur de leur domaine, celui-ci, avec leurs accords à tous deux, peut les déclarer mari et femme.


La séparation :

Le divorce est accepté par la communauté spinoziste.
Si les deux conjoints sont d'accord, leur rupture est officialisée par le pasteur de leur domaine.
Sinon, le conseil des sages peut être amené à trancher sur les conditions de la séparation (donnations des biens meubles et immeubles).

Une partie des meubles de la maison sont réunis devant la porte et au crépuscule, les meubles sont brûlés, symbolisant ainsi la rupture du couple. Si un membre de la communauté désapprouve la séparation, il peut montrer sa désapprobation en signifiant une période de Silence au membre du couple qu’il désapprouve dans son choix. On peut évidement imposer le Silence aux deux ex-conjoints. En toute circonstance, le Silence ne peut être imposé plus de 7 jours dans le cas d’un divorce.

Si la mère le désire, les enfants lui sont confiés, sans argumentation possible de l'ex-époux.

Les titres de noblesse sont inaltérables, et demeurent à celui ou celle qui en a été honnoré : le conjoint perd les titres "consort".


Mort :

Deux jours de silence, puis deux jours d'échanges intensifs, en parlant du mort, de ses actions, de ses proches, des souvenirs qu'il a laissés, etc ...
Puis deux jours de fête intensive : on a pu pleurer le disparu pendant quatre jours, il faut maintenant le louer pour tout ce qu'il a apporté à la collectivité.



Dernière édition par elsamarie le Mar 20 Juil - 16:08, édité 1 fois
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Re: Les Penseurs Spinozistes

Message  elsamarie le Mar 20 Juil - 16:08

4°) Credo Spinoziste


 Dieu n’est pas hors du monde : Dieu est Nature, Substance infinie, produit de sa propre création.

 La Nature est tout ce qui existe, dans l’infini des possibilités.

 La Nature est constituée de deux attributs perceptibles par l’homme : l’étendue et la pensée.

 La Joie permet d’approcher la Liberté, la Tristesse en éloigne.

 L’Idée existe non seulement en tant que descriptive de l’objet, mais aussi en tant qu’elle-même : elle est sa propre Vérité, sa propre perfection.

 L’affect est l’apport d’un objet ou d’un sentiment à l’individu : il est bon (et apporte la Joie) ou mauvais (et apporte la Tristesse).

 Le bien et le mal n’existe pas : Dieu ne pense pas, il est.

 La morale est humaine. La Nature ne connaît que le bon ou le mauvais, relativement à un sujet et à une situation donnée.

 La Nature est éternelle, par ce qu’elle est, et chacun de ses composants conséquemment.

 Un objet est par essence constitué de l’infinité des attributs de la Nature, indissociables les uns des autres.

 Le corps et l’esprit sont parallèles entre eux, conséquemment à tous les attributs d’un même objet, en tant que mode de l’Etendue et mode de la Pensée de l’humain.

 L’homme libre naîtra au sud, viendra du nord, se nourrira à l’est, et montrera le chemin aux sages qui l’auront attendu. Ce non-messie viendra un jour car c'est statistiquement inévitable.

 L’homme ne peut se définir par lui-même : il est ce que l’affect extérieur fait de lui. L’homme libre choisit les affects auxquels il se livre pour améliorer son conatus, sa puissance de vie.

 La liberté d’être ce que l’on est provoque la joie, à condition de n’être pas entouré d’esclaves : le spinoziste aime la liberté des autres autant que la sienne.


5°) Cérémonie du Culte


Les cérémonies du culte relèvent pour la plupart du travail des Admors.
Toutefois, les Tzadiks en tant que juge et intendant en sont les garants aussi bien au niveau de leurs bonnes applications que des moyens et de la sécurité.
L'observance des rituels est un fil conducteur qu'il est utile de suivre, mais qui n'est aucunement un absolu. De même, les bénédictions et autres invocations peuvent être laissés à l'improvisation ou à la préparation de l'Admor. Le respect des cérémonies se fera donc plus dans l'esprit spinoziste qu'à la lettre.

A°) Funérailles ou cérémonie de transformation

Le rituel spinoziste des funérailles est dirigé par un Admor avec l'aide d'un Juste.

L'Admor prononce toutes les bénédictions, hymnes, sentences, démonstrations... Il est maître de la parole. C'est lui aussi qui décide après chacune de ses paroles de l'intervention du Juste.

Le Juste est en charge des corps et de l'entièreté de leurs prises en charge. Il fait acte de présence lors de la cérémonie et veille à ce que l'Admor puisse officier dans les meilleures conditions possibles. Lors de leurs interventions après que l'Admor a explicitement demandé l'intervention du Juste, ce dernier peut ponctuer chaque geste par l'indication de ce qu'il va faire (toilette) et rappeler les règles à respecter par chacun y compris lui-même. Il est maître de l'action.

L'agonie

Tout spinoziste est en droit de demander un accompagnement dans la mort à un Admor. L'agonisant est défini comme "la feuille vacillante prête à s'envoler".

On encourage les agonisants conscients à préciser leurs dernières volontés (orales) qui ont la même validité qu'un testament écrit (présence obligatoire d'un Juste), pour autant qu'elles n'enfreignent pas la loi spinoziste, selon le principe qu'"on ne peut décréter sur ce qui ne nous appartient pas".

Un agonisant peut en revanche demander qu'une éloge funèbre ne soit pas prononcée, qu'untel livre revienne à ses enfants ou à la communauté contrairement à ce qui avait été dit, etc.

L'agonie est également le moment des dernières recommandations à la famille.

Lorsqu'on sent l'instant de la mort approcher, l'Admor prononce distinctement les bénédictions :
1/ Bénédiction de l'Eau > "L'Immanent Est. Depuis toujours Il a été et Il sera à jamais. Il n'a ni commencement, ni fin."
2/ Bénédiction de la Terre > "C'est l'Immanent qui est Dieu. Dieu est Nature et Substance de toute chose. Il est l'étendue à l'infini de l'infini..."
3/ Bénédiction du Feu > "Ecoutez fils de Spinoza, écoutez donc Ignorants et Sages, Il Est Dieu, Il Est Un, Il est Eternel et l'Esprit à l'Infini... Ou que tes yeux se tournent tu le vois... Car Il est de toute chose l'Unité !"

Lors du constat de décès établi par un Juste :
4/ Bénédiction du Souffle > Loué sois-Tu, "Nom de la personne", Il est en Toi, Il est hors de Toi, en ta finitude tu étais en tout temps, en tout lieu, dans l'Infini et l'Eternité... Par ton souffle unique, tu es tous les souffles !

Dans le cas où la personne est décédée avant qu'un accompagnement n'ait pu être fait, il sera procédé aux bénédictions précédente les unes après les autres.

La Purification


- Le corps est entièrement débarrassé de toute poussière, des fluides corporels et d'autres souillures sur la peau à l'aide d'un linge blanc.
- La purification est un acte d'honneur à la personne décédée, il n'y a pas d'interruption, on respecte strictement le corps en tant que personne comme si elle était vivante, on évite même de le découvrir sauf brièvement pour le laver. Il ne s'agit pas "d'un mort qu'on lave", mais "d'un mode de l'Etre finissant qu'on accompagne dans l'Infini et l'Eternité".
- Les Admors sont libres de préparer leurs textes eux-mêmes en rapport les funérailles. Ils devront cependant être assez courts.

1/ Admor > L'Admor demande l'intervention du ou des Justes afin de procéder à la purification des corps.
2/ Juste > Le Juste se place à la gauche du corps et commence par nettoyer à partir de la tête jusqu'au pieds. La toilette se termine par le versement de l'Eau.
3/ Admor > Un texte est récité par l'Admor. Il annonce ensuite l'habillement du corps.
4/ Juste > La personne décédée est revêtue des habits blancs et délicatement déposée sur un lit de paille au fond du cercueil.
5/ Admor > Un texte est récité par l'Admor... Il annonce ensuite
6/ Juste > Une poignée de sable est jetée dans le cercueil.
7/ Admor > Un texte est récité par l'Admor...

Veillée et levée du corps

1/ L'Admor annonce une veillée du corps uniquement pour la nuit. La présence d'un Juste est nécessaire. Ce dernier veillera à ce que le corps ne soit pas touché. (Dans le rituel judaïque, il n'y a pas de veillée du corps... Bah, je suis ce principe...).

2/ Le lendemain, dès l'aube, l'Admor montre à toute l'assemblée des amis et des parents les rouleaux de la Vie de Daju et récite le nom des Sages les plus illustres jusqu'à prononcé le nom du Sage des Sages : "Spinoza".

3/ L'Admor donne les rouleaux de la Vie de Daju au Juste qui les place dans le cercueil.

4/ L'Admor annonce la fermeture du cercueil. Cette annonce est laissée à l'improvisation des Admors. La tradition veut que ce soit un Chant réveillant les consciences ponctué par le claironnement des Quérènes.
Le Quérène est une trompe fabriquée dans une corne de bélier qui remonte à l'antiquité. Son nom usuel est Shophar ou Shofar (j'ai repris une étymologie hébraïque disparue pour ne pas coller à l'Irl). Symboliquement, il est une alarme pour toutes les consciences (En Babylonie, le pouvoir interdisait son usage de crainte que la sonnerie n'indique un signal de révolte). Les cabbalistes insistent sur l’importance de ces sonneries auxquelles ils attribuent le pouvoir de substituer à la rigueur analytique du jugement l'intuition de la totalité immanente.

5/ L'Admor finit son Chant par une invocation au silence.

6/ Le cercueil est refermée par le service des Justes dans un silence total.

Transport , incinération ou enterrement


7/ L'Admor annonce le transport du cercueil appelé la "pérégrination du feu".
71) Il se doit d'expliquer à toute l'assemblée présente comment il sera procédé : début de la pérégrination (directement sur le lieu présent ou bien rendez-vous à tel endroit), principe de la non procession, ne pas toucher ni le cercueil ni les Justes en charge du transport, principe de la méditation en marche (sur la personne décédée ou sur le destin du mode finissant), signification des sonneries, nom du lieu de l'incinération finale...
72) Il se doit d'expliquer le sens symbolique de la pérégrination du feu.

7/ Le service des Justes se chargent alors du transport jusqu'au lieu d'incinération.
Ils veilleront également au respect de l'ordre, de l'observance de la méditation et de la protection du convoi.

8/ Le ou les Admors entrent dans l'assemblée et le groupe escorte le cercueil en marquant des arrêts et en entourant le cercueil. Certains sonnent le Quérène, car selon la tradition, le messie Spinoza en sonnera lors de son passage de la Sagesse à la Sagesse des Sagesse. Le groupe observe le silence et la méditation (pensée en italique).

9/ Incinération : Le bucher.
- Les Tzadiks ont préparé un bucher d'un bois séché et préparé.
Le bois des buchers sera au préalable lavé et écorcé, puis trempé plusieurs mois dans un mélange léger d'huiles essentielles propre à rendre la combustion suffisante et à lever toute odeur nauséabonde.
- Le cercueil est posé sur le bucher puis recouvert entièrement de nouvelles buches.

9/ Enterrement : la fosse.
- Les Tzadiks ont préparé une fosse qu'ils ont "tapissé" de pétales de fleurs (ou bien de feuilles colorés).
- Le cercueil est enseveli dans la fosse. Une dalle est apposée avec une inscription "la mort est dans la vie".
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Re: Les Penseurs Spinozistes

Message  elsamarie le Mar 20 Juil - 16:13

Invocation


INVOCATION /

"Tous les modes existants sont des étincelles crépitantes
leur nature est d’apparaître et de disparaître ;
ayant surgi ils s’évanouissent,
s'évanouissant d'autres surgissent ;
car le feu immanent de la puissance divine ne s'éteindra jamais..."


INVOCATION : chant d'éveil /

"Viens, nous entendrons, ce soir, la Chanson de l'éveil,
la chanson qui commence,quand s'achève, la vie,
le chant du rossignol ;

la chanson qu'on entend quand la page se tourne,
la chanson de l'eau vive
qui se repose, un moment, au reflet d'un rameau ;
la chanson de la branche
qui frissonne et qui danse
délivrée du poids de l'ignorance ;

la secrète chanson berçant l'ombre bleuâtre
du lis défaillant de promesse printanière,
qui attend, pour fleurir, un signe de l'azur.

Ce signe est arrivé, et te voilà éveillé,
Compagnon des plus sages, au sein de la connaissance. "
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Re: Les Penseurs Spinozistes

Message  elsamarie le Mar 20 Juil - 16:24


Voici une copie de la présentation de la foi spinoziste auprès du PARS, en ses locaux.





Cardinal : ladies and gentlemen, j'ai la chance et l'honneur de vous présenter aujourd'hui le précoce rory qui nous fait la gentillesse de venir nous parler de la communauté spinoziste ... merci à lui

je rappelle à l'assistance qu'elle pourra poser des questions à la suite de la présentation et que le précoce rory se fera, j'en suis sûr, un plaisir d'y répondre afin que nous sachions enfin tout sur cette religion




Rory entra dans la salle, impressionné ...


Certes, il avait déjà expliqué son culte à de nombreuses personnes de passage dans son école, à Dieppe puis Avranches, mais se retrouver ainsi centre de l'attention de personnes rompues à cette exercice séminariste, alors que lui-même était un débutant, le laissait tendu ...



Bien le bonjour à tous !
Je me nomme Rory de Chausey, et suis depuis près d'un an pasteur spinoziste de Normandie : j'ai en charge l'éducation et l'explication du dogme à qui ressent le besoin de s'intéresser aux penseurs ...

D'habitude, un tel acte est basé sur la discussion, et l'échange, et je n'ai jamais fait d'explication linéaire du dogme, mais pour respecter vos traditions, je vais tenter de vous brosser le portrait des spinozistes de cette façon !

Ensuite, nous approfondirons par un jeu de questions-réponses ...


Donc, le spinozisme ...

Tout d'abord, sachez que ce culte est extrêmement ancien, trouvant ses racines dans différentes civilisations, mais notamment en Egypte, chez ceux que les grecs appelaient les pharaons.
La pensée spinoziste fut ensuite développée en Grèce, puis Alexandre le grand la dissémina vers l'Orient, par l'intermédiaire de certains de ses hommes, qui rejetaient Aristote au profit, notamment, de Démocrite.

On peut donner une première date de naissance, donc, au spinozisme, même si le nom était alors inconnu, à l'époque de la vulgarisation des travaux de ce grand penseur, qui vit avant tout autre que "Rien ne vient du néant, et rien, après avoir été détruit, n'y retourne."

Donc, il n'y a jamais eu de création, au sens aristotélicien du terme.

Nous pensons en effet que l'univers n'est pas une chose extérieur à Dieu, mais que l'Univers est Dieu.

Deus, sive Natura : Dieu, c'est à dire la Nature.

Dieu n'est pas transcendant, pour nous, mais immanent : nous sommes, tous, des parties infimes de Dieu, et chacun de ses modes l'est aussi.

Qu'est-ce qu'un mode, me direz-vous ?...
C'est une individualisation de la puissance divine : un être humain, un animal, un objet sont tous modes de Dieu, car Dieu est la Nature, toute la Nature ...

La Nature que nous pouvons percevoir, ou ressentir, ou penser, par les deux attributs qui nous sont connus (l'étendue "physique" et la pensée "mentale"), mais aussi tous les attributs qui constituent Dieu.
Ainsi, il existe une infinité d'attributs, parallèles entre eux, qui sont Dieu.

Dieu (ou la Substance, la Nature, la Conscience, tous termes synonymes entre eux) ne donne donc pas d'ordre, n'indique aucune marche à suivre, ne transmet aucune morale !

La morale est humaine, pas divine !

A cette notion, nous préférons celle d'éthique humaine.

Et cette éthique, quelle est-elle ?

Faire en toute connaissance de cause ce pour quoi nous sommes faits apporte la Joie, agir contre ce pour quoi nous sommes faits apporte la tristesse ...

En effet, Dieu nous a donné tout ce qu'il faut pour respecter ce qu'il est (et ce que nous sommes tous, collectivement) : nous pouvons agir !!

Ainsi, nous croyons fermement que le fait d'agir en harmonie avec ce dont nous sommes capables nous rapproche de la connaissance de Dieu, et donc de la perfection.

L'individu ne se qualifie pas par ce qu'il est, mais par ce qu'il peut faire !

En effet :




Nous ignorons la nécessité universelle, nous ignorons n'être qu'un mode d'un attribut, mode subissant les autres modes. Nous croyons être libres alors que, soumis aux passions et ignorants, nous sommes les jouets des circonstances.

Puisque nos actions aboutissent à certains résultats, nous pensons que nous agissons en vue de ces résultats sans voir que d'autres causes nous font agir. La conscience se prend pour cause première. Elle invoque même son pouvoir sur le corps.

C'est l'illusion du libre arbitre.


La véritable Liberté ne réside pas dans la fait d'accomplir ce que l'on veut (un homme peut-il voler, même s'il en a envie ?...), mais ce que l'on peut !
De se soumettre à ce que nous sommes, en le sachant ...

La méditation nous aide ainsi à mieux nous connaître, afin de mieux exercer notre puissance, et donc de l'améliorer.

Découvrir cette simple vérité nous apporte la lumière : puisque nous sommes soumis à notre environnement, et aux affects extérieurs qui entrent en résonnance avec nous, à nous de choisir les affects positifs pour nous (qui ne le seront pas forcément pour d'autres ...) afin de nous épanouir, et à nous d'éviter les affects négatifs, les passions incontrôlées, qui nuisent à notre puissance d'agir, et nous enferment dans un carcan castrateur ...

Rory but un peu du calva qu'il avait apporté avec lui, afin d'humidifier son gosier : il n'avait jamais autant parlé de toute sa vie, même en tant que porte-parole ducal ! PDT_Armataz_14




Mais peut-être sera-t-il plus facile pour vous de lire à présent notre credo, à la lumière de ce que je viens de vous expliquer !




Credo spinoziste :


~> Dieu n’est pas hors du monde : Dieu est Nature, Substance infinie, produit de sa propre création.

~> La Nature est tout ce qui existe, dans l’infini des possibilités.

~> La Nature est constituée de deux attributs perceptibles par l’homme : l’étendue et la pensée.

~> La Joie permet d’approcher la Liberté, la Tristesse en éloigne.

~> L’Idée existe non seulement en tant que descriptive de l’objet, mais aussi en tant qu’elle-même : elle est sa propre Vérité, sa propre perfection.

~> L’affect est l’apport d’un objet ou d’un sentiment à l’individu : il est bon (et apporte la Joie) ou mauvais (et apporte la Tristesse).

~> Le bien et le mal n’existe pas : Dieu ne pense pas, il est.

~> La morale est humaine. La Nature ne connaît que le bon ou le mauvais, relativement à un sujet et à une situation donnée.

~> La Nature est éternelle, par ce qu’elle est, et chacun de ses composants conséquemment.

~> Un objet est par essence constitué de l’infinité des attributs de la Nature, indissociables les uns des autres.

~> Le corps et l’âme sont parallèles entre eux, conséquemment à tous les attributs d’un même objet, en tant que mode de l’Etendue et mode de la Pensée de l’humain.

~> L’homme libre naîtra au sud, viendra du nord, se nourrira à l’est, et montrera le chemin aux sages qui l’auront attendu. Ce non-messie viendra un jour car c'est statistiquement inévitable.

~> L’homme ne peut se définir par lui-même : il est ce que l’affect extérieur fait de lui. L’homme libre choisit les affects auxquels il se livre pour améliorer son conatus, sa puissance de vie.

~> La liberté d’être ce que l’on est provoque la joie, à condition de n’être pas entouré d’esclaves : le spinoziste aime la liberté des autres autant que la sienne.

Avez-vous des questions sur cette partie, ou puis-je passer à la vie de tous les jours du spinoziste, et aux différentes obligations dogmatiques auxquelles sont soumis les membres de notre culte ?...



Cardinal: Si le bien et le mal n'existent pas, cela revient-il à dire que les actes des humains n'ont pas à être jugés (et donc parfois condamnés ?)

Sinon je me permets de donner ici l'adresse de votre quartier général, peut-être cela intéressera-t-il certaines gens : http://spinoziste.forum2jeux.com/index.htm (ancien centre des spinozistes)





Rory: Merci m'sieur Cardinal, d'donner l'adresse d'la grande école spinoziste !!

silent Tu parles comme un gueux, encore ... >




si le bien et le mal n'existent pas, cela revient-il à dire que les actes des humains n'ont pas à être jugés (et donc parfois condamnés ?)

Le bien et le mal n'existent pas, car ce sont des absolus !
Or l'absolu est divin, et pas humain : le spinoziste croit en le bon et le mauvais, plutôt, qui sont relatifs à chacun, selon les situations.

Mais le bon et le mauvais se définissent par rapport à ce que nous pouvons, en ce que cela nous est permis par la part de Dieu qui est en nous, donc quelqu'un qui agit en mauvais envers lui-même agit en mauvais envers les autres, et envers Dieu ...

Il y a deux niveaux de lecture du bon ou du mauvais : le rapport à l'individu, et celui à la communauté.

Par exemple, un individu coupe du bois pour se chauffer : il exerce son conatus, sa puissance d'agir, pour sa survie, la survie de sa capacité à penser, et donc à s'améliorer. Même si le rapport entre lui et l'arbre est mauvais pour l'arbre, cela reste bon pour la Nature, et Dieu donc, puisque la fin de l'arbre permet la survie du mode pensant.

Maintenant, le même individu ne coupe pas un arbre, mais toute la forêt, pour se chauffer n'importe comment : le rapport est toujours bon pour lui, mais la perte massive de la Nature est incommensurable !
Pensez donc : plus d'endroit pour vivre pour les animaux, plus de bois pour le reste de la communauté, plus de bois pour l'hiver qui suivra ...

Le rapport est donc finalement mauvais, et l'individu peut être (doit être !!) condamné pour son acte égoïste !

Le spinozisme est centré sur l'individu, mais n'est pas égoïste : en se libérant, le spinoziste aide les autres à se libérer eux-mêmes, il ne doit en aucun cas les empêcher de s'émanciper des préjugés !

S'il devient un esclavagiste lui-même, le spinoziste régresse dans la connaissance de Dieu !

Est-ce que cela répond à votre question, messire Cardinal ?...

Et vous, messeigneurs, ajouta Rory à l'adresse des autres participants au séminaire, avez-vous un exemple concrêt à me soumettre, sur lequel je pourrais donner un avis spinoziste ?




Juju: Moi j'aimerais bien savoir quel place vous est laissé par l'Eglise Aristotelicienne au sein des Royaumes Renaissants. Que pouvez vous faire, ou ne pas faire?





Rory: Et bien, suivant les domaines, la situation change quelque peu : dans certains, les spinozistes sont interdits, dans d'autres tolérés, et pour la Normandie, ils participent, par mon intermédiaire, au Conseil des Cultes.

Je tiens à votre disposition les statuts de ce conseil, si cela vous intéresse ...

Mais Rome elle-même n'a pas pris de position tranchée : elle accepte en général notre existence, tout comme celle des averroïstes, en tant que partageant une certaine part du livre des vertus aristotélicien.
Elle refuse cependant que nous puissions faire du prosélytisme, afin de ne pas propager notre ... hétérodoxie...

Ce qui ne m'empêche pas de répondre aux questions des curieux, où qu'elles me soient posées !

Un concordat royal permettrait d'y voir peut-être plus clair, mais j'ai ouï dire que celui actuellement en discussion n'avait pas tous les suffrages nécessaires à sa ratification (ce qui ne m'étonne qu'à moitié vu l'état qu'il fait du pouvoir temporel sur l'Eglise ...).

Le rôle du conseil des pasteurs spinozistes est par conséquent de définir la meilleure approche pour chaque domaine, en fonction des spécificités locales, afin de faire connaître et développer notre culte ...
Nous discuterons plus tard des trois conseils majeurs qui aident à la cohésion du culte spinoziste, si vous le voulez bien !


Je laisse ouverte cette partie si certains veulent approfondir cette question, mais je vais maintenant vous présenter la vie d'un spinoziste, telle que préconisée par notre conseil des sages.


_________________________________________________________


Vie et Mort d'un(e) spinoziste.


Société :

La filiation est matriarcale. On ne peut jamais se déclarer fils ou fille d'un homme spinoziste, car ce sont les femmes qui marquent la descendance avec certitude, et transmettent noms et titres.


Règle alimentaire :

On ne mange pas "la mère nourricière et son fruit le même jour" : Interdit de manger le même jour une bouteille de lait suivi de viande de boeuf (à moins que ce soit du lait de chèvre ou de brebis). Le rapport est éthiquement mauvais. Idem pas de vin et de raisin le même jour, ni de pain et de bière, ni d'oeuf et de volaille, ni de cidre et de calva, ...

Un seul élément nutritif de même origine chaque jour.
Afin de respecter la diversité de la Nature, et de protéger notre environnement.


Le shabbat :

Du couché du soleil le vendredi jusqu'au couché du soleil le lendemain est consacré à la méditation, mais aussi au travail. Interdit de se déplacer ce jour là et obligation de travailler pour autrui. S'il le faut, aller jusqu'à travailler au RMI pour le village...
Les méditations collectives sont tenues par les pasteurs pendant la journée du samedi, dans les écoles spinozistes, ou tout lieu qui permette à la fois le recueillement et la discussion (clairière, bord d'un cours d'eau, etc ...).


Naissance :

L'enfant spinoziste est éduqué par ses parents, ou son parent en cas de fille-mère ou de veuve.

Il n'y a pas de bâtard pour les spinozistes, ni de grande ou petite naissance : chacune est une fête, car c'est l'arrivée d'un mode pensant, donc le rapprochement de l'arrivée du spinoza (statistiquement parlant).

Mais l'enfant n'a pas de volonté forte, donc pas de baptême, qui ne sert qu'à sauver une âme de l'enfer, auquel les spinozistes ne croient pas.
L'enfant est choyé pour ce qu'il sera (un mode pensant capable de volonté), pas pour ce qu'il est.


10 ans :

L'enfant est présenté à la communauté, il devient spinoziste, mais sans pouvoir évoluer dans l'arbre de la connaissance : il est simplement instruit dans le savoir spinoziste.


14 ans :

Présentation officielle à la communauté.
Âge de raison : La méditation doit se pratiquer quotidiennement dès l'âge de 14 ans. Cela peut être une médiation seule ou en groupe mais l'isolement de type monastique est interdit car il coupe le croyant de la réalité du monde.

Le spinoziste prononce son entrée officielle dans la communauté, et choisit de la rejoindre (ce qu'il ne peut pas faire à 10 ans, selon les spinozistes).


16 ans :

Possibilité de mariage, de progression dans l'arbre de la connaissance, bref : âge adulte.
A cet instant, spinoziste à part entière, avec tous les droits et tous les devoirs d'un membre de la communauté respecté.

Il est également recommandé que les penseurs spinozistes aient une autre activité professionnelle et qu'ils ne doivent pas vivre du culte.
Cela évite les tentations liées au mélange des intérêts personnels avec les intérêts du culte.


Mariage :

Seul des adultes consentant et aimant peuvent se marier.
Pas de mariage religieux, mais une reconnaissance officielle de la communauté : tout ce qui est à l'un est à l'autre, garde des enfants en cas de décès du conjoint, etc ...
Le mariage est réel, mais pas devant Dieu : devant les spinozistes eux-mêmes.
Pour cela, il suffit de trois nuits passées sous le même toit pour les deux concernés : si ils font la demande au pasteur de leur domaine, celui-ci, avec leurs accords à tous deux, peut les déclarer mari et femme.


La séparation :

Le divorce est accepté par la communauté spinoziste.
Si les deux conjoints sont d'accord, leur rupture est officialisée par le pasteur de leur domaine.
Sinon, le conseil des sages peut être amené à trancher sur les conditions de la séparation (donnations des biens meubles et immeubles).

Une partie des meubles de la maison sont réunis devant la porte et au crépuscule, les meubles sont brûlés, symbolisant ainsi la rupture du couple. Si un membre de la communauté désapprouve la séparation, il peut montrer sa désapprobation en signifiant une période de Silence au membre du couple qu’il désapprouve dans son choix. On peut évidement imposer le Silence aux deux ex-conjoints. En toute circonstance, le Silence ne peut être imposé plus de 7 jours dans le cas d’un divorce.

Si la mère le désire, les enfants lui sont confiés, sans argumentation possible de l'ex-époux.

Les titres de noblesse sont inaltérables, et demeurent à celui ou celle qui en a été honoré : le conjoint perd les titres "consort".


Mort :

Deux jours de silence, puis deux jours d'échanges intensifs, en parlant du mort, de ses actions, de ses proches, des souvenirs qu'il a laissés, etc ...
Puis deux jours de fête intensive : on a pu pleurer le disparu pendant quatre jours, il faut maintenant le louer pour tout ce qu'il a apporté à la collectivité.


________________________________________________________


Des questions, ou passons-nous à l'organisation "politique" du spînozisme ?...




Cardinal: Quel accueil vous réservent les gens lorsque ouvrez un temple dans leur village ?






Rory: Et bien, en fait, je n'ai pas eu trop de problème, et personnellement, ce sont les athées qui m'en posent le plus, pas les aristotéliciens !

A Dieppe, j'ai en effet été victime de vandalisme, mais pas plus que l'église locale, quand un curé romain vient endurcir sa foi dans ce bastion d'insoumission ...
A Avranches, par contre, je n'ai eu aucun souci !

Mais je suis normand, et cette contrée n'est peut-être pas ... euh ... la plus caractéristique de la pensée des royaumes ...

Je sais que le sage Thamos a eu plus de contretemps en pays cathare, et que les spinozistes sont interdits de lieux de cultes dans diverses contrées ...


D'ailleurs, cela me donne l'occasion de vous présenter les trois conseils qui gèrent les affaires de la Spinozie.

Donc, le conseil des Maîtres (Admors), dont je fais partie, regroupe les ambassadeurs et les enseignants de notre culte : ils ont pour charge de veiller à la communication et l'acceptation de notre foi dans les divers domaines. A terme, nous voudrions avoir un pasteur par domaine, afin de discuter avec les conseils temporels en place.
L'autre rôle de ce conseil est également d'enseigner la foi, de créer des écoles spinozistes, etc ...

Le deuxième conseil se charge de la communauté, dans sa vie quotidienne : il aide, mais aussi punit, conseille et gère les communautés spinozistes dont ses représentants ont la charge.
On le nomme conseil des Justes (Tzadiks).

Le dernier conseil a pour tâche d'écrire, réécrire, et juger le dogme : il s'agit du conseil des Sages (Tanas). Il se situe à part des deux autres conseils, mais les litiges possibles sont gérés par lui.
On pourrait dire qu'il se situe au sommet du spinozisme, mais il faut plutôt voir cela comme une cour d'appel, en ce qui concerne notre culte.
Il départage, juge les conflits d'intérêts entre les deux autres conseils, donne des avis relativement au dogme, et aux lois que j'ai énoncées plus tôt.


Voilà !

J'espère avoir été clair sur cette présentation, et je reste à votre disposition pour répondre à vos questions, si ça n'a pas été le cas !

< Ben, tu t'es bien débrouillé, gamin !! cheers
Faut pas tout gâcher maint'nant, hein ! >


Alors, des questions ?

Le jeune normand ne savait pas exactement s'il avait été bon dans son rôle, car ceux qui assistaient au séminaire n'avaitent pas franchement envie de communiquer, mises à part une ou deux personnes, mais il s'en était tenu à un langage correct, et n'avait pas bafouillé ! afro



tikenfakoli: Salutations Messire Rory.

Je souhaiterais connaitre la différence éventuelle entre les Penseurs Spinozistes dont vous faites partie, et la Communauté Spinozienne, visiblement différente de votre clergé, mais dotée, visiblement de la même appelation...

Y'a t-il eu sécession un jour ou l'autre ?

Merci pour vos réponses.






Rory: Et bien, nous n'avons jamais eu de réponse à nos interrogations ... No
L'un de nos membres, Seb-le-Terrible, tenta d'entrer en contact avec eux, mais il semble qu'ils aient préféré l'anonymat, désormais, et ne se mêlent plus des affaires du monde ...

Je dirais donc que ce comportement ne correspond en rien au nôtre, et qu'il est donc plus que probable que nous n'ayons rien en commun, juste une coïncidence sur le choix de la fleur nous représentant symboliquement ...

Car la spinoza, voyez-vous, n'est autre qu'une fleur jolie poussant dans le désert, ainsi que l'a découvert notre sage Daju lors de son initiation !

Et bien merci à tous d'avoir suivi ce séminaire !

Nous arrivons à la fin de cette semaine de présentation, et je remercie le PARS de m'avoir permis de communiquer avec ses membres, que j'aurais sans doute eu beaucoup de mal à toucher par ailleurs !

N'hésitez pas à me dire ce qui vous a plu ou déplu dans ce survol de ma foi, afin de m'améliorer pour les prochaines échéances que je pourrais avoir ...

C'est aussi très important pour moi de savoir vos avis sur le sujet !
Que vous soyez sensibles à notre dogme ou non, d'ailleurs !

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Re: Les Penseurs Spinozistes

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