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HERBIER MEDICINAL

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HERBIER MEDICINAL

Message  elsamarie le Lun 4 Oct - 11:18

Achillée Millefeuille :Il est considéré comme un spécifique des troubles de la circulation sanguine et des muqueuses. Bien entendu, il agit sur les plaies (coupures, blessures, ulcères) pour les nettoyer et hâter leur cicatrisation soit en cataplasmes de feuilles fraîches pilées soit en lavage et compresses sous forme de décoction ( 40 à 60 grammes de plantes pour un litre d'eau ; faire bouillir deux ou trois minutes ; laisser infuser dix minutes ), mais c‘est à l’intérieur, pour ses propriétés antihémorragiques, antispasmodiques, fortifiantes et décongestives, qu’il rend les plus grands services.
La décoction légère ( 30 à 50 grammes de plantes pour un litre d'eau ; faire chauffer jusqu'à ébullition ; laisser infuser 10 minutes ; 2 à 3 tasses par jour ) est recommandée contre les crampes d'estomac, la mauvaise circulation sanguine, les varices, le mauvais fonctionnement du foie d'origine nerveuse.

Aubépine
: a utiliser contre la goutte, la pleurésie, les vertiges, l'insomnie, les angoisses ; considéré antispasmodiques, calmants, diurétiques et surtout constituent un remarquable régulateur de la tension artérielle en même temps qu'un précieux tonicardiaque ayant d'excellents effets sédatifs sur le système cardiovasculaire, donc sur les palpitations, l'angine de poitrine, les troubles circulatoires.
Les fleurs se préparent en infusion pendant 10 minutes , à raison d'une cuillérée par tasse. Prendre 2 ou 3 tasses par jour dont une le soir. En cure d'entretien, la prise du soir suffit.

Bleuet :En décoction légère ( 2 à 3 grammes de fleurs séchées dans 100 grammes d'eau froide ; chauffer à feu doux jusqu'à ébullition ; laisser reposer 10 minutes ), il s'emploie tiède en lavages, compresses ou bains avec une oeillère contre la conjonctivite, l'irritation des paupières et la faiblesse de la vue.
La décoction de fleurs de bleuet est également indiquée en bain de bouche contre les inflammations de la muqueuse buccale ( gingivite, stomatite ulcéreuse, aphtes ) et elle constitue une excellente lotion pour le visage dont elle raffermit, rafraîchit et tonifie l'épiderme.
En usage interne : ses fleurs séchées en infusion ( 20 à 30 grammes pour un litre d'eau, une tasse trois fois par jour avant ou entre les repas ) sont conseillées pour les inflammations des reins, la goutte, les rhumatismes.

Bourse-à-pasteur : La plante s'emploie, de préférence fraîche, la dessiccation la privant d'une partie de ses propriétés. Elle agit sur les troubles de la circulation, l'inflammation des muqueuses, contre les règles trop abondantes, la métrorragie, l'hémoptysie en général.
Cette plante à la propriété de régulariser remarquablement le flux menstruel, spécialement quand les troubles sont liés à un état de faiblesse générale.
Pour régulariser les règles, faire macérer 180 grammes de plante fraîche coupée en petits morceaux dans un litre de vin rouge ou blanc pendant 8 jours, passer en exprimant ; une cuillerée à soupe toutes les heures.
Contre les troubles circulatoires (varices, hypertension...) et l'inflammation des muqueuses ( respiratoires, digestives et urinaires ) : cure de 3 semaines à raison, soit de 2 tasses de décoction par jour , soit de 2 ou 3 cuillerées à soupe de vin par jour ; recommencer si nécessaire après un arrêt de 2 semaines.
La bourse à pasteur est aussi un excellent tonique général et dépuratif de printemps ( décoction de 30 à 50 grammes de plante fraîche pour un litre d'eau ) à boire par tasse en 2 jours.
Mise en garde : la bourse à pasteur étant coagulante et ocytocique, elle doit être évitée en cas d'antécédents de phlébite, de thrombose et en cas de grossesse.

Buis :Le buis est un excellent fébrifuge, spécialement conseillé aux malades réfractaires au quinquina, en décoction: 30 grammes de racine râpée ( ou du bois ) pour un litre d'eau ; faire bouillir jusqu'à réduction de moitié ; à boire en 3 doses dans la journée.
Il a aussi une forte action sudorifique et diurétique, en même temps que des effets cholagogues incontestables. Il est donc indiqué au début des affections grippales, en cas de paresse du foie, de troubles fonctionnels des voies urinaires, pour les rhumatismes, la goutte, l'œdème et les maladies de la peau.
Faute de racine fraîche on peut employer, en les concassant, les feuilles et les sommités des tiges séchées ( 40 à 50 gr. pour 1 litre d'eau ; faire bouillir 5 à 10 minutes ; laisser infuser une demi-heure ; sucrer ; 4 ou 5 petites tasses par jour, entre les repas ).

Bruyère : La bruyère augmente le volume des urines et joue surtout un rôle antiputride, facilitant l'élimination des déchets de l'organisme tels que l'urée, l'acide urique, l'acide oxalique. Sédatif et antiseptique des voies urinaires, elle est utile dans les cas d'inflammation aiguës ou chroniques ( cystites, calculs urinaires, prostatites... ) pour cela on fait bouillir pendant quelques minutes 3 ou 4 cuillérées de sommités fleuries dans un litre d'eau ; prendre 2 tasses par jour.
Les sommités fleuries à raison de 50 grammes dans 2 litres d'eau, on fait bouillir quelques minutes, on ajoute à l'eau du bain pour combattre les douleurs causées par les rhumatismes et la goutte et pour relever le tonus musculaire.
Par voie externe on l'utilise sous forme d'huile obtenue par macération de 200 grammes de sommités fleuries fraîches coupées en morceaux dans 1 litre d'huile d'olive qu'il faut remuer quotidiennement pendant 10 jours avant de filtrer; cette huile est conservée à l'abri de la lumière, elle est recommandée en lotion 2 à 3 fois par jour pour les boutons d'acné et les dartres ou en massage pour calmer les douleurs articulaires rhumatismales.

Camomille : contre la goutte, la pleurésie, les vertiges, les insomnies, les angoisses ; et la science moderne a confirmé que ses composants chimiques sont effectivement antispasmodiques, calmants, fébrifuges, antispastiques des organes de la digestion, emménagogues, antinévralgiques surtout pour la zone du trijumeau.
En applications externes, la camomille se montre utile pour soigner les maladies de peau, pour calmer les douleurs dues à la goutte, la sciatique, les lumbagos… ainsi que pour accélérer la cicatrisation des plaies et des brûlures et comme ophtalmique contre les conjonctivites.

Cerisier :Très rafraîchissante la cerise désaltère à merveille : elle est recommandée aux obèses, aux hypertendus, aux goutteux et aux rhumatisants ; légèrement laxative, elle est utile aux constipés.
Avec les cerises on fait également des sirops, des confitures, des desserts. En Allemagne et dans le nord de la France, on en fait une liqueur spiritueuse : le kirsh.
L’infusion de queue de cerise, à la dose de 5 grammes pour 1 litre d’eau est un diurétique populaire universellement employé dans l’inflammation des voies urinaires ; elle augmente le volume des urines tout en diminuant leur acidité ; cette infusion est recommandée aussi contre l’arthrite, la prostatite et la lithiase rénale. L’écorce en décoction soigne la migraine et les névralgies.

Chélidoine: On utilise de préférence des plantes qui sont juste au début de leur floraison ; tout est actif dans cette herbe : tige, feuilles, fleurs, fruits et surtout racines ; faire sécher à l'ombre.
On utilise la chélidoine fraîche pour son suc jaune orangé.
La chélidoine est un puissant cholérétique qui augmente le volume de la bile ; c'est un stimulant hépatique.
Grâce aux alcaloïdes voisins de la papavérine qu'elle contient, c'est un sédatif de la vésicule et un calmant des douleurs hépatiques.
En infusion, on laisse reposer 10 minutes une cuillerée et demie de plante sèche dans un litre d'eau ; prendre 3 tasses par jour en dehors des repas.
En décoction, on met 10 grammes de racine sèche pour un litre d'eau, prendre 1 ou 2 tasses en 24 heures ; on peut également prendre 15 grammes de racine sèche sur laquelle on verse un litre de vin blanc bouillant, prendre un demi verre à bordeaux chaque matin.
Le suc de la plante fraîche obtenu en coupant une tige s'utilise sur les verrues, cors et durillons à raison de 3 applications par jour ( ne pas mettre sur une plaie ) d'où le nom d'herbe à verrues.
ATTENTION : la chélidoine à forte dose, peut être un poison mortel.

Chêne : L’écorce coupée en morceaux en décoction ( 80 à 100 g. pour 1 litre d’eau ; faire bouillir 10 minutes ), elle s’emploie en gargarismes et bains de bouche contre les inflammations de la gorge ( pharyngite, amygdalite ) et des muqueuses buccales ; en injections pour le traitement des métrites, fibromes utérins et leucorrhées ; en bains chauds et prolongés ( vingt à trente minutes ) contre les engelures, la transpiration excessive et les gelures ; en compresses sur les hernies. Moulue et réduite en poudre, elle arrête, prisée comme du tabac, les saignements de nez ; elle cicatrise, saupoudrée sur le drap, les escarres.
Les jeunes feuilles, cueillies au printemps et séchées, en décoction ( 30 g. pour un litre d’eau ; faire bouillir quelques minutes, laisser infuser dix minutes ; une tasse par jour ) sont conseillées aux personnes faibles, aux tuberculeux et en cas de dysenterie.
Les glands torréfiés et pulvérisés, le « café du gland » deux tasses par jours contre les ennuis digestifs et en cas de coliques, diarrhée et dysenterie.

Coquelicot :ce sont surtout les fleurs qu'on utilise. On les prend en infusion ( 5 à 10 g pour un litre d'eau, 4 à 5 tasses par jour ) contre les rhumes, les catarrhes, les bronchites, les angines, l'asthme, les coliques, les insomnies.
Le coquelicot facilite la transpiration, apaise la toux et calme l'agitation, cela grâce à ses propriètés adoucissantes et à son pouvoir lègèrement narcotique ( il appartient à la famille du pavot dont on tire l'opium ).
Les capsules sèches s'emploient dans les mêmes affections en décoction ( 8 à 10 capsules par litre d'eau ; mêlée au lait chaud à la dose de 3 à 4 cuillèrées à soupe ), elle combat l'insomnie des enfants.
A l'exterieur, l'infusion à dose plus forte ( 10 à 20 g pour 1 litre ) s'emploie en compresse dans les abcés dentaires et comme lotion de beauté pour combattre les petites rides.

Cyprès
:On utilise le bois contre les affections utérines et rectales : pilez la grosseur d'une boîte d'allumettes de bois frais ou demi-sec par litre d'eau ( 2 à 3 tasses par jour ).
On utilise les fruits cueillis quand ils sont encore verts : a l'intérieur, en raison de son rôle astringent et surtout vasoconstricteur, on l'emploie en décoction ( 20 à 30 grammes de noix brisées en petits morceaux pour un litre d'eau ; faire bouillir cinq minutes ; laisser infuser dix minutes ; une tasse un quart d'heure avant le repas, midi et soir ) contre les troubles de la ménopause, les affections du système veineux ( varices, hémorroïdes ), les métrorrhagies, l'incontinence d'urine.
A l'extérieur, décoction ( préparée de la même façon, mais avec 50 grammes de noix ) s'applique en compresses chaudes à garder quelques minutes sur les hémorroïdes douloureuses ; en bains de pieds prolongés ( dix à quinze minutes ), elle combat la transpiration fétide.
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Message  elsamarie le Lun 4 Oct - 11:20

Fenouil :Les semences séchées sont indiquées contre les lourdeurs d'estomac, l'aérophagie, les digestions difficiles, la paresse intestinale, le manque d'appétit, les inflammations des muqueuses internes ( bronchite, gastrite, entérite, cystite... ), en infusion ( 25 à 40 g. pour un litre d'eau ; laisser infuser 10 à 15 minutes ; une tasse après les deux principaux repas ). En usage externe, la décoction de semences ( 30 à 50 g pour un litre d'eau ; faire bouillir cinq minutes environ ) s'emploie en bains de vapeur ( se mettre la tête sous une serviette avec le récipient de liquide sortant du feu ) pour les affections des paupières et des yeux ; en lotions, tièdes ou froides, trois fois par jour sur le front et les tempes, pour "fortifier les nerfs", c'est à dire combattre les maux de tête et migraines chroniques.
La racine de fenouil en décoction ( 20 à 30 g pour un litre d'eau ; faire bouillir cinq minutes ; laissant infuser autant ), elle est apéritive ( un verre avant chaque repas ) ; elle est aussi un excellent diurétique que Dioscoride prescrivait à "ceux qui ne peuvent pisser que goutte à goutte".

Genêt :On lui reconnaît depuis toujours une efficace action tonicardiaque ; on en retire divers alcaloïdes fort précieux dont le principal est la spartéine, substance tonicardiaque remarquable, modératrice, régulatrice et protectrice du cœur.
En tant que diurétique contre l’hydropisie, l’œdème, l’albuminurie, l’insuffisance rénale, la néphrite, l’urémie ; les affections des voies respiratoires, urinaires, l’engorgement intestinal, le mauvais fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire : on utilise soit les cendres de la plante entière ( faire brûler et recueillir les cendres ; 30 à 60 grammes de cendres dans un litre de vin blanc , 3 à 5 verres par jour ) soit leurs fleurs fraîches ou séchées ( 25 grammes pour 1 litre d’eau bouillante, 2 à 4 tasses par jour ).
L’action des fleurs de genêt sur la sécrétion urinaire se combine avec de légers effets cardiotoniques et analgésiants.
On obtient aussi une excellente tisane diurétique, stomachique, digestive, tonique en procédant ainsi : mettre dans 750 grammes d’eau, 15 grammes de fleurs de genêt, 15 grammes de racine de pissenlit, 15 grammes de baies de genièvre ; faire bouillir jusqu'à réduction d’un tiers ; boire 2 à 3 tasses dans la journée.

Ginkgo : De nombreuses études ont démontré ses propriétés anti-oxydantes. Il évite la dégradation du système vasculaire en freinant l'action des radicaux libres, qui agissent de façon négative et destructrice sur notre organisme. Le Ginkgo régule la perméabilité capillaire, il est vasodilatateur et abaisse la viscosité sanguine. Véritable traitement du vieillissement cérébral, il améliore la mémoire, la vigilance et l' humeur par stimulation de la synthèse de dopamine. Il traite les troubles de l'équilibre en agissant sur la neurotransmission sensorielle. Il a un effet bénéfique dans les insuffisances artérielles périphériques. Témoins de son efficacité, les Orientaux appellent l'infusion de Ginkgo le "thé de la jeunesse éternelle"

Gui :l'antispasmodique type, spécifique de l'épilepsie, des convulsions, de l'apoplexie.
Actuellement il est utilisé dans le traitement de l'hypertension artérielle, dans l'artériosclérose, les troubles nerveux du cœur, les hémorragies, l'hémoptysie ( 20 grammes de feuilles coupées en morceaux pour un demi litre d'eau ; faire macérer à froid toute la nuit et boire dans la journée 2 à 3 verres par jour avant les repas ). A l'extérieur, les cataplasmes chauds de feuilles et de baies, bouillies quelques minutes dans de l'eau ou du lait, calment les douleurs de la goutte et des rhumatismes.

Laurier :Ses propriétés aromatiques et antiseptiques font merveille dans les sauces, les courts-bouillons, les marinades, et en thérapeutique où l'on emploie ses feuilles et ses baies.
L'infusion ( 30 à 40 grammes de feuilles fraîches ou sèches pour 1 litre d'eau bouillante ; laisser infuser 5 à 10 minutes ; 2 ou 3 tasses par jour, soit immédiatement après le repas si l'on veut surtout agir sur la digestion, soit 3 heures après ) est indiquée contre les douleurs d'estomac, la dyspepsie, les ballonnements, la grippe, la bronchite chronique. On peut également mâcher une feuille de laurier avant le repas : elle active la sécrétion salivaire, donc facilite la digestion.
La décoction de baies concassées débarrassées de leur noyau ( 20 à 40 grammes pour 1 litre d'eau à faire bouillir 5 minutes ; laisser infuser 10 minutes ; 2 ou 3 tasses par jour, avant ou entre les repas ) est conseillée contre l'hydropisie, la fièvre, les rhumatismes.

Lavande :Ce sont surtout les sommités fleuries et surtout les petites fleurs bleues récoltées avant leur plein épanouissement et séchées à l'ombre, qui servent de base aux diverses préparations.
L'infusion, à faible dose ( 5 grammes pour un litre d'eau bouillante ; laisser infuser cinq minutes ; 2 à 3 tasses par jour entre les repas ) est calmante et antispasmodique, d’où son indication contre les troubles d’origine nerveuse, insomnie, mauvaise digestion, migraine, irritabilité ; à plus forte dose ( 20 à 30 grs ) elle est excitante, sudorifique, tonique, désinfectante et diurétique, d’où son indication dans les affections des voies respiratoires ( coryza, laryngite aiguë, bronchite, coqueluche, asthme ), les refroidissements, les maladies infectieuses ( grippe ), les états fébriles, la fatigue, la chlorose.
L’huile de lavande est indiquée, à l’intérieur ( 5 à 6 gouttes par jour sur un morceau de sucre ) contre les migraines, vertiges, troubles digestifs d’origine nerveuse ; à l’extérieur en lotions ou compresses, on l’emploie contre les brûlures, l’eczéma sec, la bronchite. A l’extérieur également, l’infusion ( 15 à 30 grammes de fleurs pour un litre d’eau bouillante ) est utilisée en fumigations contre les affections de la gorge et des bronches.

Lierre :Il est recommandé en cas de bronchite ( 5g en infusion dans une tasse de 100 cc de lait bouillant ; laisser infuser 10 à 15 minutes ; à boire au coucher ) car il favorise l'expulsion des crachats ; pour les catarrhes pulmonaires, l'asthme, la coqueluche ( 40 à 50 g de plante séchée pour un litre d'eau ; tremper à froid pendant quelques minutes, puis chauffer jusqu'à l'ébullition, ne pas faire bouillir et laisser infuser 10 à 15 minutes ; 3 à 4 tasses par jour entre les repas ). Cette infusion est préconisée également en raison de son action sur les muqueuses, contre la gastrite, l'entérite, les troubles hépatiques et urinaires, et en général, tous les dérangements intestinaux.
A l'extérieur, l'infusion s'emploie en inhalation contre les rhumes de cerveau et les affections des voies respiratoires ; en gargarismes et bains de bouche pour les maux de gorge et l'inflammation des muqueuses buccales ; en lotions et compresses pour nettoyer les plaies suppurées et les ulcères.

Lis :Les pétales, frais ou macérés dans l'alcool sont un excellent antiseptique et accélèrent la cicatrisation des plaies et des brûlures.
Le bulbe, cuit au four, sous la cendre ou dans du lait est utilisé en cataplasme pour faire mûrir les abcès, furoncles et panaris et pour guérir les engelures et les gerçures.
Le Lis cru est appliqué plusieurs jours de suite sur les cors aux pieds, il les fait disparaître.

Liseron :On l’utilise pour son action laxative légère sur l’intestin et pour favoriser l’action de la bile, on fait infuser pendant cinq minutes 3 à 6 gr. de feuilles ( fraîches ou séchées ) dans une tasse ( 100cc ) d’eau bouillante et on boit cette tisane un quart d’heure avant le petit déjeuner.
Quand on désire une potion purgative ( qui ne donne aucune colique et n’irrite pas l’intestin ), on a recours soit à une infusion simple ( 10 à 12 gr. de feuilles dans 250cc d’eau ; laisser infuser cinq minutes, à boire le matin à jeun ), soit à une infusion composée ( 6 à 12 gr. de feuilles, 5 ou 6 graines de lin, pour 250 cc d’eau, laisser infuser 5 minutes, passer, ajouter une cuillérée à soupe de miel ; à boire le matin à jeun ).

Marronnier d'Inde :Ses indications sont nombreuses : catarrhe chronique des bronches, asthme humide, bronchite, toux rebelle, coqueluche, gastrite, faiblesse cardiaque et respiratoire, paludisme, règles douloureuses, leucorrhée, troubles du foie.
On le prépare en infusion : 30 grammes de la plante fleurie, récoltée quand les fleurs commencent à s'ouvrir et séchée à l'ombre, pour 1 litre d'eau ; faire tremper à froid pendant 10 minutes ; chauffer et retirer du feu avant ébullition ; laisser infuser 15 minutes. Prendre 4 ou 5 verres par jour ( tiède s'il s'agit de soigner une affection respiratoire ).

Mélisse :L’infusion ( 20 à 30 grammes de feuilles ou sommités fleuries pour un litre d’eau bouillante ; laisser infuser 10 minutes ; 4 ou 5 tasses par jour ) est indiquée contre les digestions pénibles, les vertiges et bourdonnements d’oreille, les palpitations et les coliques nerveuses, l’insomnie, les maux de tête.
Elle donne également de bons résultats dans le cas des insuffisances hépatiques, des migraines digestives et nerveuses.
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Re: HERBIER MEDICINAL

Message  elsamarie le Lun 4 Oct - 11:22

Menthe Prêle : En infusion ( 4ou 5 feuilles fraîches ou séchées pour une tasse d’eau bouillante; laisser infuser 5 minutes; deux fois par jour après le repas ), elle combat la paresse de l’estomac et de l’intestin, empêche la fermentation des aliments, stimule la vésicule. Elle est par excellence le remède des troubles digestifs ( vomissements, coliques, gaz, ballonnements, douleurs hépatiques... )
Elle tonifie aussi le système nerveux.
A l’extérieur, les inhalations ( 40 à 50 g. de feuilles pour un litre d’eau bouillante ) sont conseillées contre l’asthme, la toux, les bronchites chroniques, associées à l’infusion.

Millepertuis
:Le millepertuis est un bon balsamique dont les affections catarrhales pulmonaires chroniques sont la principale indication. On l’utilise également pour l’asthme et la cystite chronique en infusion de 15 à 30 grammes de plante sèche pour un litre d’eau bouillante ; 2 à 3 tasses par jour. C’est en usage externe que le Millepertuis est particulièrement précieux. Ses vertus vulnéraires n’ont rien d’usurpé. On l’emploie sous forme de macération huileuse, sur les brûlures, les ulcères, les plaies diverses. Le millepertuis dont le traitement des brûlures est le premier usage externe, calme la douleur et favorise remarquablement la réparation des tissus. Pour préparer le baume il faut faire macérer au soleil pendant 6 à 8 semaines, en agitant souvent le flacon, 500 gr. de fleurs fraîches dans un litre d’huile d’olive, puis filtrer ; à garder en bouteille bien bouchée.

Muguet :C'est un sédatif rétablissant l'équilibre du sympathique et exerçant une action tonique régulatrice sur le cœur, d'où les bienfaits de l'infusion ( 1 ou 2 grammes de fleurs séchées pour 100 grammes d'eau bouillante ; laisser infuser 5 minutes ; sucrer fortement, au miel de préférence, car elle est très amère ; une fois par jour, entre les repas ) contre les troubles cardiaques d'origine nerveuse ( palpitations ) et l'hydropisie cardiaque. Les fleurs, séchées à l'ombre et réduites en poudre, étaient aussi considérées jadis comme céphaliques. Cette poudre, précisent les vieux traités, "est un sternutatoire assez puissant qu'on ordonne pour décharger le cerveau dans la paralysie et les fluxions de la tête, les vertiges et autres maladies venant de l'intempérie froide et humide du cerveau".

Noyer :Les feuilles s'emploient intérieurement et extérieurement, en décoction. Les doses sont variables ( 20 à 30 grammes de plantes par litre d'eau pour l'usage interne, 50 à 60 grammes pour l'usage externe ), mais la façon de procéder reste la même : faire macérer les feuilles dans l'eau froide pendant au moins deux heures ; chauffer ensuite lentement jusqu'à ébullition ; laisser bouillir deux minutes et infuser quinze minutes.
Contre les affections de la peau ( eczéma, dartre, prurit ), l'anémie, les rhumatismes, la goutte, les affections pulmonaires, l'engorgement des voies digestives, la transpiration excessive des mains et des pieds, les sueurs nocturnes : boire 2 ou 3 tasses de décoction par jour, en dehors ou pendant les repas comme boisson.
A l'extérieur, la décoction renforcée s'emploie en bains ( cinq à dix minutes) contre les engelures, les mains rouges et aussi la transpiration excessive des mains et des pieds ( dans ce dernier cas, après le bain, se frictionner avec de l'alcool à 90° ); en lotions ou compresses contre les affections de la peau, l'irritation des paupières, les orgelets, les ampoules, les ulcères variqueux.
Si l'on en humecte matin et soir les cils et les sourcils, elle en active la croissance ( Matthiole disait déjà que les noix mâchées "si on en frotte la tête, remplissent de poil les places vides" ).

Ortie :L'ortie depuis l'Antiquité est considérée comme une hémostatique puissante. La plupart des auteurs, anciens et modernes, s'accordent à louer ses effets dans l'hémoptysie, les métrorragies, les saignements de nez, les hémorragies diverses l'ortie est comme "l'un des plus assurés remèdes pour le crachement de sang, et pour les hémorragies".

Pêcher
:C’est un des fruits les mieux supportés par l’estomac, il est riche en vitamines A, B et C.
La pêche est un diurétique, elle a des propriétés laxative et dépurative, il est recommandé d’en manger quelques unes à jeun ou d’en boire le jus avant le petit déjeuner.
L’infusion de fleurs séchées calme les enfants coléreux, elle est laxative et sédative pour les enfants constipés et nerveux (15 à 30 grammes selon l’âge pour un demi litre d’eau, laisser infuser 5 minutes ) 1 à 2 tasses par jour.
Les feuilles séchées ( 30 grammes pour un demi litre d’eau bouillante ; laissez infuser 5 minutes ; à boire dans la journée ) sont surtout recommandées contre les infections des voies urinaires ( néphrite, hématurie… ).
Le sirop combat la constipation ( une cuillerée à café au coucher, soit pur, soit dans une tisane ).

Persil
: On utilise toutes les parties de la plante, racine, feuilles et graines, fraîches ou séchées à l'ombre. La feuille fraîche en infusion ( 15 à 20 grammes pour 1/2 litre d'eau bouillante ; laisser infuser de cinq à dix minutes ; à boire dans la journée par petites tasses à intervalles réguliers ) calme les spasmes douloureux qui accompagnent souvent les règles, elle facilite la digestion et stimule la circulation sanguine.
La racine séchée, en décoction ( 40 à 50 grammes pour 1 litre d'eau ; faire bouillir deux à trois minutes ; laisser infuser dix minutes ; 2 à 3 tasses par jour avant les repas ) est un remarquable stimulant du fonctionnement des reins et, par conséquent, est indiquée contre l'hydropisie, l'œdème, les rhumatismes, la rétention d'urine, l'arthrite, la gravelle ( les Egyptiens se servaient déjà du persil sauvage car il n'a été cultivé qu'à partir de l'époque gréco-romaine dans les affections des voies urinaires ).
A l'extérieur, la feuille fraîche, écrasée calme l'irritation des piqûres d'insectes et constitue un pansement d'urgence en cas de blessure. Un coton imbibé de suc de persil et mis dans l'oreille apaise les douleurs auriculaires.

Peuplier noir
: Les bourgeons desséchés ( 15 ou 20 grammes pour un demi-litre d'eau bouillante ; laisser infuser une demi-heure ) sont indiqués, à la dose de 2 ou 3 petites tasses par jour ( de préférence après le repas ) contre les rhumatismes, la goutte, l'hydropisie, les affections des poumons.
Le vin de peuplier est excellent tonique, antiseptique et sédatif en cas de toux rebelle, trachéite, bronchite, catarrhe pulmonaire : faire macérer pendant 8 jours 100 grammes de bourgeons frais concassés et 40 grammes d'écorce d'orange amère dans un litre de vin rouge ; passer en exprimant à travers un linge fin ; prendre un verre avant le repas midi et soir.
En usage externe, les bourgeons de peuplier rendent autant de services : en huile, en onguent, en pommade.
L'huile guérit les crevasses ( on fait cuire des bourgeons concassés dans de l'huile d'olive ). La pommade traite les dartres et les gerçures, en même temps que les hémorroïdes ( on fait bouillir pendant deux heures des bourgeons de peuplier dans du saindoux frais ).

Pin
: Ses qualités désinfectantes des bronches ont été reconnues depuis des millénaires.
On utilise ses bourgeons séchés à l'ombre, ses cônes cueillis encore verts et ses aiguilles fraîches prélevées en toutes saison.
Les bourgeons s'emploient en décoction ( 40 à 50 grammes pour un litre d'eau ; faire macérer à froid pendant une à deux heures ; chauffer doucement et faire bouillir une ou deux minutes ; laisser infuser dix minutes ; 3 ou 4 tasses par jour ) dans les affections des bronches, les catarrhes vésicaux, le rhumatisme, la goutte, les maladies de la peau.
La même décoction est indiquée : en inhalations contre le rhume de cerveau et la sinusite ; en gargarisme contre la laryngite ; en compresses chaudes contre les douleurs rhumatismales ou goutteuses ; en injections chaudes, matin et soir, contre la leucorrhée et la métrite.
Les cônes verts et les aiguilles servent surtout à préparer une décoction que l'on ajoute à l'eau du bain pour soulager les douleurs rhumatismales et combattre les maladies de peau .
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Re: HERBIER MEDICINAL

Message  elsamarie le Mar 5 Oct - 8:58

Pissenlit : Au printemps, faire une cure de pissenlits en salade pour remettre l'organisme à neuf et le débarrasser des déchets accumulés par la nourriture lourde de l'hiver.
En tisane, ses feuilles et sa racine ( fraîches ou séchées ) sont toniques, dépuratives, cholagogues, stomachiques et légèrement laxatives. Elles stimulent la vésicule, drainent le foie et les reins, éliminent le cholestérol, l'urée et l'acide urique, d'où leurs indications contre la congestion hépatique, la jaunisse, la paresse d'estomac, les rhumatismes, la goutte, la constipation, les troubles circulatoires, la cellulite.
La décoction de plantes séchées se prépare en mettant à tremper à froid pendant deux heures dans un litre d'eau 20 à 30 g. de feuilles et autant de racine coupée en morceaux ; chauffer ensuite à feu doux jusqu'à ébullition ; laisser bouillir seulement quelques secondes puis infuser quinze à vingt minutes ; trois ou quatre tasses par jour, un quart d'heure avant les repas.

Plantain :Les feuilles fraîches, lavées dans l'eau bouillie et broyées, s'emploient en cataplasmes sur les plaies qui guérissent mal, les ulcères variqueux, les dartres ; écrasées et frottées sur la peau, elles calment les piqûres d'insectes ( guêpes, abeilles, moustiques ).
Dépurative, astringente, expectorante et reconstituante, la décoction ( 80à100 grammes de feuilles séchées coupées en morceaux pour un litre d'eau, faire tremper à froid 10 minutes, chauffer jusqu'à ébullition, laisser bouillir 2 ou 3 minutes et infuser 10 minutes ; 3 à 5 tasses par jour ) est recommandée aux bronchiteux, coquelucheux, tuberculeux et à tous ceux qui souffrent des faiblesse des voies respiratoires ; aux anémiés ; contre l'entérite avec diarrhée, la dysenterie.
Elle sert également, à dose moins forte ( 50 à 60 grammes pour un litre ) à faire des lavages, bains d'yeux et compresses contre les inflammations des paupières (conjonctive, blépharite) quant aux graines, elles sont préconisées à la fois comme purgatif doux contre la constipation et comme anti-diarrhéique contre l'entérite et les diarrhées légères en raison du mucilage qu'elles contiennent : 1 à 3 cuillérées à café dans un demi verre d'eau ; laisser gonfler pendant 2 heures et boire au début du repas du soir ou au coucher.

Poirier :La poire, riche en vitamines A, B et C , en sucres, tanin, contient du fer, de la chaux, du phosphore, du potassium et du magnésium. Elle est nourrissante, laxative et diurétique. De tous les fruits elle est celui qui, l'été, désaltère le mieux.
Le tanin et les sels de potasse qu'elle contient dissolvent l'acide urique, elle est, dans l'arthritisme, le rhumatisme, un médicament de choix.
Les feuilles de poirier ( 100 grammes de jeunes feuilles par litre d'eau bouillante ), en infusion à boire pendant la journée ont des propriétés diurétiques et dépuratives ; recommandés dans les cystites, les maladies de vessie, le prostatisme.

Pommier
:La pomme est un véritable réservoir de principes thérapeutiques avec ses sucres, sa pectine, ses acides aminés, ses doses importantes de vitamines diverses et ses nombreux sels minéraux. On la prescrit contre la constipation, les infections intestinales ( colibacillose ), les rhumatismes, l’anémie, la déminéralisation, les affections des bronches, l’insuffisance hépatique.
Il faut donc manger le plus souvent de la pommes crue avec sa peau ( riche en principes actifs ) ; elle agit mieux si elle est consommée le matin à jeun, le soir au coucher elle favorise le sommeil.
Contre les rhumatismes, la rétention d’urine : dans 1 litre d’eau mettre 10 cuillérées à soupe de poudre de pelure de pomme ( faire sécher des épluchures de pomme, puis les pulvériser ) et faire bouillir pendant 15 minutes, filtrer ; 4 ou 5 tasses par jour.
En usage externe, un cataplasme de pomme crue râpée calme la douleur provoquée par un coup reçu sur l’œil.
L’écorce du pommier en décoction est astringente, tonique et légèrement fébrifuge.
Les infusions de feuilles sont diurétiques.

Prêle :Elle est un des plus puissants reminéralisants naturels qu'on connaisse, grâce à sa silice assimilée directement par l'organisme ce qui la fait prescrire aussi bien aux tuberculeux, en complément des autres traitements, qu'aux personnes fatiguées, anémiées ; mais elle est également un excellent diurétique-dépuratif et un cicatrisant (interne et externe). Elle est donc indiquée, comme diurétique et dépuratif, contre la rétention d'urine, l'hydropisie, l'œdème généralisé, les maux de reins et de vessie (calcul, cystite...), l'albuminurie, les rhumatismes, la goutte, les affections de la peau ( eczéma, acné, dartre ) comme cicatrisant interne contre l'hémoptysie, la métrorragie, l'inflammation des muqueuses de l'estomac et de l'intestin ( ulcère gastrique, diarrhée ) , celle des organes génito-urinaires et des voies respiratoires. Elle se prend en décoction ( 40 à 50 grammes de plantes séchées récoltées en juillet-août pour un litre d'eau, faire tremper à froid trois heures, chauffer et faire bouillir 20 à 25 minutes, laisser infuser 10 minutes ; 3 à 4 tasses par jour.)
A l'extérieur, la décoction plus concentrée ( doubler la dose de plante ) s'emploie en lavages et compresses pour cicatriser les plaies qui guérissent mal, les ulcères variqueux ainsi que pour soigner les dartres, eczéma, prurit. Aspirée par le nez, elle arrête immédiatement les hémorragies nasales.

Romarin :Le romarin est cicatrisant, antirhumatismal et antinévralgique, antiseptique, stimulant général et cardiotonique. Il est indiqué dans l’insuffisante hépatique, la jaunisse, la cholécystite, la cirrhose, les calculs biliaires. Il calme aussi la toux, il est par conséquent recommandé dans les affections grippales et pulmonaires.
On fait une légère décoction de 2 à 3 gr suivie d’une infusion de dix minutes à raison d’une cuillerée à café par tasse.
L’eau de la Reine de Hongrie c’est à dire l’alcoolat de romarin est conseillée en cas de malaise d’origine digestive ou nerveuse : 10 à 20 gouttes sur un morceau de sucre.
L’alcoolat de romarin ( élixir de jeunesse réputé, obtenu par distillation de cèdre, romarin et térébenthine ) porte le nom d’"Eau de la Reine de Hongrie" ( 1370 ). Il passe pour avoir transformé une princesse septuagénaire, paralytique et goutteuse, en une séduisante jeune fille qui fut demandée en mariage par un roi de Pologne.

Ronce
:La décoction se prépare avec des feuilles séchées : 40 à 50 g pour 1 litre d’eau, faire bouillir 5 minutes et laisser infuser 10 minutes. Elle se prend à raison de 3 ou 4 tasses par jour, entre les repas, en cas d’inflammation de la bouche, de la gorge et des muqueuses des voies digestives ( gastrite, entérite, diarrhée chronique, dysenterie ).
Elle s’emploie encore en gargarisme et bains de bouche ( l’adjonction de miel accroît son effet adoucissant ) contre les maux de gorge, angine, affections des muqueuses buccales ( aphtes, gonflement des gencives ).

Sauge :La sauge est digestive: en infusion ( 2 ou 3 feuilles fraîches ou séchées pour une tasse d'eau bouillante ; laisser infuser 5 minutes ); elle stimule les estomac paresseux.
Elle est aussi apéritive et tonique ; elle stimule le système nerveux vago-moteur, active la circulation, soutient le cœur et de ce fait, est particulièrement indiquée aux convalescents, aux surmenés et déprimés, aux femmes mal réglées ou en période de ménopause, soit en infusion ( 2 ou 3 tasses par jour à la même dose que ci-dessus ), soit sous forme d'un vin de sauge ( faire macérer durant 8 à 10 jours 80 à 100 grammes de feuilles de sauge dans 1 litre de vin blanc).
La décoction de sauge ( 15 grammes de feuilles pour 1 litre d'eau, faire bouillir 5 minutes et laisser infuser autant) est efficace en gargarismes répétés ( chauds ) contre les maux de gorge et angines ; en bains de bouche, elle guérit les diverses ulcérations ou inflammations de la bouche ( aphtes, gencives irritées, abcès dentaire.)
En compresses, elle fait disparaître l'eczéma, les dartres, les boutons et cicatrise les plaies qui guérissent mal.

Saule blanc:a cendre du bois de saule a la réputation, depuis des siècles, quand elle est mêlée à du vinaigre de vin, d'être un emplâtre efficace contre les cors et les verrues.
Les chatons pendants ( fleurs mâles), qui apparaissent en février-mars avant les feuilles, recèlent une hormone mâle, de la salicine et du tanin comme l'écorce et les feuilles. Ils sont utiles contre les calculs biliaires, fébrifuges, tonique de l'estomac, antinévralgiques et sédatif génital puissant ( 40 à 50 grammes de chatons par litre d'eau, prendre 3 ou 4 tasses par jour, dont une le soir au coucher ).
Les feuilles sont aussi anaphrodisiaques que les chatons en infusion, aux mêmes doses que les fleurs mâles.
La décoction prolongée de 50 grammes d'écorce dans 1 litre d'eau est utile en gargarisme ou en injection, pour laver les plaies : elle est astringente et hémostatique.

Sureau
:Les feuilles sont diurétiques et dépuratives: deux cuillérées de feuilles desséchées et concassées bouillies pendant quelques minutes dans deux tasses d'eau. Les fleurs, on les récolte lorsqu'elles sont bien épanouies : elles sont sudorifiques, diurétiques, fébrifuges et antirhumatismales. En infusion ( 10 à 20 g pour 1 litre d'eau bouillante ; laisser infuser cinq à dix minutes, 3 ou 5 tasses par jour.) : c'est un des meilleurs remèdes pour faire avorter une grippe ou un rhume dès les premiers frissons.
A l'extérieur, la décoction ( 50 g de fleurs séchées pour un litre d'eau ; faire bouillir cinq minutes et laisser infuser cinq à dix minutes ) s' emploie en inhalations contre le rhume de cerveau.
L'écorce : soit au printemps avant la floraison, soit à l'automne au moment de la chute des feuilles, on gratte légèrement au couteau, sur les jeunes branches, l'écorce extérieure grise et on prélève par lambeaux l'écorce verte qui se trouve en dessous. On l'emploie de préférence fraîche contre l'hydropisie, la rétention d'urine, la néphrite aiguë avec oedème, les coliques néphrétiques, les rhumatismes, la goutte ( 2 poignées par litre d'eau que l'on fait bouillir jusqu'à réduction de moitié ; à boire en trois fois le matin à jeun ).
Les baies : fraîches, desséchées ou en confiture, elles sont purgatives ( une cuillérée à soupe par jour ).

Thym :Anémie, asthénie, fatigue générale, rhumatismes, goutte, troubles circulatoires, digestion lente, flatulences.
Toutes les affection des bronches, bronchite, asthme, toux, coqueluche, grippe et manifestations diverses dues au refroidissement, parasites intestinaux, insomnies.
Prendre suivant le cas deux à quatre tasses par jours ( 20 a 30 g de sommités fleuries fraîches ou séchées pour 1 litre d'eau bouillante ).
A l'extérieur, l'infusion est indiquée en gargarismes contre les maux de gorge et angines ; en lotions et compresses pour laver les plaies suppurées et soulager les douleurs articulaires.
En lotions et frictions quotidiennes, c'est un excellent tonique du cuir chevelu qui empêche ou arrête la chute des cheveux

Tilleul :Les fleurs sont connues pour leurs propriétés calmantes, rafraîchissantes et antispasmodiques.
En infusion ( une bonne pincée par tasse de 100 cc d'eau bouillante ; laisser infuser 5 à10 minutes ; trois fois par jour, après les repas ), elles sont indiquées contre les troubles digestifs d'origine nerveuse, les migraines, les palpitations, les vertiges et angoisses, le nervosisme et l'insomnie.
Elles ont aussi leur place, selon le docteur Leclerc dans le traitement de l'artériosclérose, pour rendre le sang plus fluide et faciliter sa circulation dans les vaisseaux : 4 fois par jour, entre les repas, une tasse d'infusion ( même dose ).
A l'extérieur, la décoction ( 40 à 50 grammes de fleurs séchées pour un litre d'eau ; faire bouillir à feu doux 15 à 20 minutes ) en lotions quotidiennes fait disparaître les impuretés de la peau, favorise la croissance des cheveux.
L'aubier de tilleul constitue un remarquable draineur naturel qui donne d'excellents résultats dans les cas suivants : calculs ( reins, vessie, foie ), colites néphrétiques ou hépatiques, goutte, rhumatismes , sciatique, urée, albumine , cholestérol et diabète ( une demi-poignée par litre d'eau, 1 à 2 tasses par jour ...)

Violette
:Les fleurs qui entrent dans la composition classique des "fleurs pectorales" sont indiquées contre les rhumes, les bronchites, la coqueluche, et les irritations des voies respiratoires soit en décoctions légères( 5 à 10g de fleurs séchées pour 1 litre d'eau ; tremper à froid quelques minutes, porter à ébullition et laisser infuser 10 minutes ; 3 ou 4 tasses par jours entre les repas ) .
Les feuilles fraîches, écrasées et posées en emplâtre, ont été préconisées pour les humeurs bénignes. Bouillies cinq minutes dans le vinaigre ( une poignée pour un demi litre ), elles donnent une décoction qui sert à faire des compresses conseillées en cas d’attaque de goutte.
La racine en décoction ( 10g pour 300g d'eau ; faire bouillir jusqu'à réduction à 100g ) est vomitive.
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elsamarie

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