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Le cheval : Les différentes races existantes au Moyen Age

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Le cheval : Les différentes races existantes au Moyen Age

Message  elsamarie le Jeu 2 Sep - 21:46

Cheval : Les différentes races existantes au Moyen Age


Vous trouverez en cet endroit uniquement les différentes races de chevaux que l'on pouvait rencontrer en Europe au Moyen Age



Dernière édition par elsamarie le Ven 3 Sep - 11:45, édité 1 fois
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Re: Le cheval : Les différentes races existantes au Moyen Age

Message  elsamarie le Jeu 2 Sep - 22:09

Le Frison


Le Frison est une race de cheval de selle et de trait originaire de la Frise, province des Pays-Bas dont il tire son nom. C'est un cheval de prestige très ancien, apprécié pour le spectacle en raison de sa grande élégance et de son charisme, qui porte toujours une robe noire. Il est d'ailleurs surnommé « La perle noire ».

Histoire


Le Frison est probablement le résultat d’un croisement entre l’ancien cheval continental de type lourd et le cheval celtique plus léger, le ]Tarpan. Depuis l’Antiquité, la race a subi des apports de sangs andalou et castillan, occasionné par les guerres et le commerce. Le Frison était un cheval de trait adapté à tirer les charrues pour le travail de la terre. Il s’est au fur et à mesure allégé et affiné grâce au sang espagnol. Jules César l’apprécia, puisqu’il évoqua « les formidables chevaux de bataille du peuple frison ». En son temps, quelques-uns de ces chevaux furent emmenés en Angleterre par les Romains. Ils participèrent ainsi à l’élaboration de races reconnues comme les poneys Fells, Dales et les Clydesdales. Au Moyen Âge, il bénéficia de l’engouement de la noblesse pour les chevaux blancs ou noirs à crinière longue et aux allures relevées. Il était alors exclusivement réservé aux seigneurs



Jument et poulain frison

Aux XVIe siècle et XVIIe siècle siècle, il reçut du sang andalou qui lui apporta son trot gracieux et son port d'encolure altier. Ses allures hautes et légères lui valurent une bonne réputation pour la haute école. Au XVIIIe siècle, les officiers supérieurs de l’armée profitèrent de ses allures relevées, de son trot léger et rapide, de son port d’encolure et de son allure sombre pour intimider l’ennemi au combat.
Au XIXe siècle, avec la nouvelle mode des courses de trot, les courses de frisons montés ou attelés à la chaine frisonne devinrent très populaires. Ce trotteur fut paradoxalement menacé d’extinction. En effet, réputé le plus rapide d’Europe, le Frison fut victime de son propre succès : pour améliorer ses performances, les éleveurs n’hésitèrent pas à le croiser avec des Trotteurs Orlov de Russie et des Morgans américains, d'où naquit l’Oldenbourg. La modernisation de l’agriculture finit par mettre la race en péril. Ainsi, en 1865, la loi visant à protéger l’élevage frison fut abrogée et les importations de chevaux lourds, plus aptes à tracter les machines agricoles, furent permises.
C’est en plein cœur de la crise, en 1879, que le stud-book du Frison s'ouvrit grâce à deux nobles nostalgiques, C. Van Eyzinga et A.J Velligen, que suivirent des paysans fidèles à leurs chevaux traditionnels. En 1913, ils regroupèrent les trois seuls étalons frisons qui restaient encore dans une vaste bâtisse : Prins 109, le premier étalon approuvé par le FPS, Friso 117, et Alva 113. Malgré tous leurs efforts, il ne restait en 1913 que quelques centaines de juments et trois étalons âgés, dont Alva 113, mort en 1915, qui fut le premier étalon « preferent » (prédicat décerné à un sujet ayant contribué à l'amélioration de la race) et qui fut l’un des quatre pères de la race du Frison actuel.



Constitués en société, les passionnés se mobilisèrent alors pour sauver la race et sélectionnèrent Paulus et Prins, deux étalons qui deviendront deux piliers des lignées de l’élevage actuel. Au XXe siècle, le frison traversa la Première Guerre mondiale en subissant beaucoup de pertes. Il avait pour charges des canons montés sur char, ce qui le rendit sensiblement plus fragile au développement de la race. Cependant, il restait quelques milliers de chevaux à la fin des années 1940. Ainsi, il n'y eut plus que trois étalons aptes à la reproduction, Ritske, Tetman, et Age.
Dans les années 1960 à 1970, le Frison fut menacé en raison de l’engouement immodéré pour le Pur-sang anglais. Ses défenseurs échappèrent de justesse à ce danger en l’exposant à la consanguinité plutôt qu’aux croisements inopportuns. Il se révéla alors excellent aux épreuves d’attelage et, en 1972 cela lui valut d’être à nouveau au cœur d’une vague de popularité.
Le cheval frison est aujourd’hui une figure emblématique de l’histoire hollandaise, et il est le seul cheval habilité à conduire l’attelage de la reine Beatrix, marraine de l’association royale du frison (FPS), lors de l'ouverture de la session annuelle du parlement hollandais[1] La race des frisons est reconnue par les Haras nationaux français depuis 2004 en temps que cheval de selle.

Description



Frison au trot



Tête du Frison

Le Frison toise environ de 1,55 à 1,66 mètres au garrot et peut atteindre 1,75 m pour les plus grands spécimens. Son port de tête le fait toujours paraître plus grand qu'il n'est en réalité. Il est toujours noir zain sauf en cas de croisement (C'est pour cela qu'on le surnomme « la perle noire »). Sa tête est noble et expressive, pas très longue, avec de petites oreilles dont les pointes se rapprochent. L'encolure, portée très haut, rehausse son port de tête altier. Son dos est court et fort, l'épaule longue et profonde. La croupe est légèrement oblique. C'est un cheval puissant, avec des fanons et une crinière très fournie de longs crins caractéristiques : noirs et souvent ondulés ou frisés. Aucune marque blanche n'est acceptée : ni liste, ni balzane. Parfois, une petite étoile blanche est tolérée pour les juments, mais jamais pour les étalons reproducteurs.
Il est apprécié pour son allure, en particulier le trot car il est très gracieux, ce qui le rend très populaire pour les attelages. Sa présence en compétition de dressage reste encore marginale. C'est un cheval dit « tardif ». Il est communément admis qu'il atteint l'âge adulte vers 5-6 ans, au lieu de 3 ans pour la majorité des autres races de chevaux. Son caractère est en or, il se prête volontiers aux ordres de son cavalier, très attachant.
Modèles de Frison



Un Frison baroque



Un cheval Frison typé sport

Il existe trois modèles de chevaux Frisons :


* Le cheval baroque : frison massif, très puissant qui a gardé les caractéristiques de ses ancêtres. Ses allures sont très marquées, il possède de longs crins. Il est redevenu populaire. On le retrouve lorsqu'il appartient parfois à de très vieilles souches de lignées frisonnes.
* Le cheval lux ou moderne : frison semi-massif, qui s'est allégé de par son ossature, mais qui conserve les grandes courbes et les allures propres à la race.
* Le cheval sport : frison très léger, qui a perdu quasiment toutes les caractéristiques massives de la race, tout en conservant généralement ses allures.


Considéré en 1929, comme étant un cheval « lymphatique », le cheval frison est contrairement à ce que l'on pense, à sang chaud. Il est très réactif et sensible. Ses formes sont très marquantes : un port altier, une encolure corpulente typée, héritée du cheval espagnol, c'est-à-dire incurvé en col de cygne, posé sur un poitrail très ouvert et de fortes épaules. Il possède des antérieurs et des postérieurs très puissants, une croupe ronde et musclée, avec énormément de crins (crinière, queue, fanons). Le frison de type sport possède moins de crins. Autre particularité : il possède de petits poumons qui lui interdisent la haute compétition dans certaines disciplines.
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Message  elsamarie le Ven 3 Sep - 10:44

L'andalou , ou Pure Race Espagnole


Histoire du PRE:



Dans l'ancienne péninsule ibérique, il y a 5000 ans avant J.C, on pouvait voir dessinées dans des grottes paléolithiques, des gravures rupestres représentant un cheval compact, au profil convexe et à l'action relevée.
Bien après, sous l'empire romain, on peut trouver des pièces de monnaie à son effigie.
Mais c'est au XIIème siècle que l'Andalou voit le jour, il prend le nom de son berceau originel l'Andalousie. En fait, l'Andalou a des racines métissées dues à l'invasion des maures qui ont laissé des cheptels de chevaux Barbes et Arabes dans le pays. Le mélange de sang entre ces chevaux orientaux et les chevaux indigènes a façonné la race ibérique.
Au XVème siècle, des moines de trois couvents: les Chartreuses de Jerez de la Frontera, de Seville et de Cazallo, se mettent à sélectionner les meilleures souches pour conserver la pureté de l'Andalou. C'est un tournant décisif dans l'existence de l'Andalou.
Au XVIIème siècle, on ne compte plus les oeuvres consacrées à ce cheval. Il apparaît comme un cheval exemplaire de la Haute Ecole grâce à ses allures relevées et ne cessent d'être sollicité par la Cour. Habile en dressage, il est idéal pour les écuyers. En ces époques de guerres, avec un tempérament paisible, une résistance à toute épreuve et une agilité hors du commun, il devient un excellent destrier très utile sur les champs de batailles.
L'Andalou s'exporte à l'étranger où il y connaît un incroyable succès. Certains propriétaires l'utilisent même pour améliorer d'autres races, comme le Holstein, le Nonius, le Wurtemberg, le Hanovrien, l'Alter Real, le Lusitano, le Napolitain, le Lippizan, le Kladruber, le Frison, le Hackney, le Connemara, le trotteur d'Orlov et même le Pur-Sang Anglais...
En 1789, sous Charles IV, le premier livre généalogique consacré à l'Andalou est créé en Espagne. Après la Révolution Française, Napoléon capture les meilleurs Andalous durant ses campagnes ibériques. Les meilleures souches disparaissent presque totalement; mais les moines Chartreux parviennent à sauver la race en conservant des chevaux d'exception dans leurs élevages, les Cartujas. En 1810, les frères Zapata et en 1835, les familles de Jerez (Antonio Abad Romero) rachètent des chevaux aux moines. En 1864, un ordre royal est appliqué et l'Etat devient le maître du cheptel.



Don Vicente Romero García sur un Andalou

Fin du XIXème siècle, avec le développement des courses et du saut d'obstacle, l'Andalou n'est plus "à la mode". Certains éleveurs perséverants créent en 1912, le stud-book de la race où seront inscrits une majorité d'ascendants des Cartujanos. Progressivement le nom "Andalou" disparait pour "Pure Race Espagnole" (PRE). Après une courte réapparition du PRE lors des courses de taureaux à cheval, très populaires en 1920, le PRE retombe dans l'oubli avec la guerre et la mécanisation.
En 1972, l'Ecole Royale Andalouse d'Art Equestre est créée et le PRE peut enfin s'imposer en Haute Ecole. C'est à cette période qu'il se dissocie définitivement du Lusitanien. Il connait une très forte expansion internationale.



Ecole Royale Andalouse d'Art Equestre à Jerez

************************************

Bref historique du cheval de Pure Race Espagnole...

Ses origines sont controversées car son histoire est antérieure à l'écriture et relève d'une époque où la communication était exclusivement orale. Sa saga naîtrait au XIII° ou XIV siècle A.C.., certaines sources remontant même au paléolithique.
A Altamira en Espagne entre autre furent découvertes des peinture rupestres datant de 5000 ans av. J.-C., et représentant de petits chevaux aux allures relevées dont la morphologie rappelle étonnamment celle très caractéristique du cheval de PRE



Avant l'ère glaciaire les troupeaux de chevaux sauvages nomadisaient du sud de l'Espagne au nord de l'Afrique, les deux continents n' en formant alors qu'un.


Quand ceux-çi dérivèrent et firent place au détroit de Gibraltar, les chevaux d'Afrique et d'Espagne connurent, malgré leurs ascendances communes, une évolution génétique indépendante. Au départ d'un tronc commun, ils se différencièrent et posèrent les prémices de ce que deviendront les races Barbe et Andalouse.
Homère (vers 850 A.C.) dit dans l'Iliade que le cheval Ibérique est "invincible à la course". Xénophon (vers 400 A.C.) vante la dextérité des Ibères et de leur montures face aux cavaliers Athéniens.
A l'époque Romaine les Ibères étaient réputés pour la valeur de leurs chevaux et redoutés pour l'efficacité de leur cavalerie. Le courage, la force et la mobilité du cheval Espagnol faisait l'unanimité.
Surviennent les invasions Musulmanes du VIII° siècle.
Les Maures, peuple peu cavalier, sont accompagnés de chameaux et de chèvres et seulement de quelques chevaux... de race Barbe et pas Arabe. La remonte est fournie exclusivement par les chevaux du pays. Vu les origines génétique communes du Barbe et de l'Espagnol, les inévitables croisements n'auront que peu d'influence sur l'évolution du futur PRE .
Certes, durant les 6 siècles d'occupation et principalement à l'époque du Califat de Cordoue (929 à 1031 P.C.) , il est indéniable que des croisements ponctuels avec des Pur-sangs Arabes furent réalisés .
Au moyen-âge, le sang de chevaux lourds et de grands destriers nordiques fût lui aussi occasionnellement mêlé a celui du cheval ibérique.
Certaines lignées ou castes atteignirent une telle notoriété qu'elles prirent le nom de leurs fondateurs, "Zamoranos", "Zapateros", "Guzmanes"....Dès le XV°, les moines chartreux de Jerez de la Frontera eux élèvent une souche très pure de chevaux Espagnol, les Cartujanos et jouent un rôle important dans la préservation du cheval Espagnol de pure race.
La plupart des sources s'accordent à dire c'est sous Philippe II (1527-1598) au XVI ° siècle que la race fût définitivement fixée .
Aux XVII°, à l'âge baroque le cheval Espagnol connaîtra son apogée, il est considéré comme le cheval idéal pour la haute école et comme le prototype du cheval de guerre. Les rois de la planète entière tiennent à se faire représenter avec lui. Il triomphe en haute école et les plus grands maîtres ne jurent que par lui.



Le Pur Race Espagnol fût de tous temps utilisé comme améliorateur de race ! Le Connemara et le Trotteur Orlov, le Napolitain, le Lippizan, le Kladruber, le Frison, le Hackney et même le purs-sang anglais par le biais des Royal Mares sont peu ou prou ses descendants.
Aux Amériques le cheval qui peuplait ce continent depuis quelque 2,5 mio d'année avait mystérieusement disparu il y a 10000 ans environ. Il y fût réintroduit par les envahisseurs espagnols et toutes les races d'origine américaine possèdent à des degrés divers un peu de son sang.
L' invasions Napoléonienne de 1810 fit un ravage au sein de la population équine. Réquisitions incessantes et véritable massacre de chevaux aux cours des combats font vaciller l'élevage andalous sur ses bases. Pour les besoins de sa remonte, Napoléon impose des croisement avec des races lourdes. Les chevaux des Cartujas, qui déclinent dès 1810-15 et seront définitivement fermées en 1835, passent aux mains des familles Zapata et Romero qui furent à la base des deux grandes lignées cartujana los ""zapatas" y los "romanitos".
Au XIX° et au début du XX°, le monde et les mentalités évoluent drastiquement. La mécanisation écarte peu à peu le cheval des champs de batailles puis des travaux agricoles. La haute école se voit supplantée par les sports équestres modernes comme le concours hippique et les courses de vitesse.
C'est à cet époque aussi que certains éleveurs vont croiser leurs produits avec des chevaux plus lourds, des chevaux de sang et même avec des pur-sangs Anglais et Arabe afin de produire des carrossiers ou des chevaux de sport et de répondre ainsi à la demande du moment.
Le cheval Espagnol connaît sa traversée du désert.
En 1912 s'ouvre le stud-book du P.R.E. et seuls y sont inscrits les exemplaires dont les éleveurs tenaient des registres généalogiques attestant de la pureté de la race.
La dénomination de PRE ou Pure Race Espagnole est donc réservée au équidés enregistrés dans ce stud-book Espagnol, issus de géniteurs inscrits et déclarés aptes à la reproduction par l'organisme gestionnaire du livre généalogique, actuellement l'ANCCE (Asociacion Nacional de Criadores de Caballos de pura raza Espagnola).
Source de confusion, dans le langage courant , le terme "cheval andalou" désigne aujourd'hui encore aussi bien un véritable PRE qu'un cheval de type racial proche à celui du PRE mais pas pour autant inscrit au stud-book.
La dénomination de cheval Ibérique quant à elle regroupe l'ensemble des chevaux originaires de la péninsule Ibérique tant d'Espagne que du Portugal..
Il faudra attendre le début des années '70 pour voir le retour, timide d'abord, du PRE.
Depuis sa création, sous l'impulsion de Don Alvaro Domecq en 1973, l'Ecole Royale Andalouse d'Art Equestre ne cessera de promouvoir le PRE et de porter haut ses lettres de noblesses.
Au niveau sportif, il a fait une entrée remarquée sur les carrières de dressage depuis les Jeux Olympiques d'Atlanta, en 1996, avec 3 P.R.E. dans l'équipe espagnole. Il est présent aux J.O. de Sydney en 2000 (13° place), aux championnat du monde à Jerez en 2002 (médaille de bronze) au JO d'Athène en 2004 (médaille d'argent par équipe),


En attelage, également, sa présence devient de plus en plus régulière.
Le PRE est un cheval de dressage qui grâce à une sévère sélection,est aujourd'hui capable de se mesurer à n'importe quel cheval d'une autre race. Il excelle bien sûr dans les allures relevées telles que le passage, le piaffer, le pas espagnol et la levade et brille aussi dans les sauts d'école tels que la cabriole et la courbette.
En spectacle comme en cascade, son caractère frondeur et sa formidable capacité d'apprentissage en font un choix tout simplement incontournable.
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Re: Le cheval : Les différentes races existantes au Moyen Age

Message  elsamarie le Ven 3 Sep - 10:49

L'Ardennais




Un peu d'histoire !



Préhistoire :

L'ancêtre des chevaux Ardennais est le cheval du solutréen, qui a acquis des caractéristiques "régionales" marquant un type plutôt homogène, en s'installant le long de la Meuse et de la Saône. Le cheval de Solutré mesurait de 1m30 à 1m45, d'après les squelettes retrouvés lors de fouilles archéologiques.

Age du bronze :

Ces massifs légèrement montagneux au climat rude façonnèrent au cours des siècles un équidé domestiqué par les Celtes de l'âge du Bronze, vers -1000 av JC.

On retrouve un peu plus tard le harnachement du cheval, son char, dans des tombes de dignitaires.

Age du fer :

A l'époque, le cheptel domestique subit une régression de la taille, les chevaux ne dépassent guère alors 1m à 1m30.

Conquête romaine :

"Nés dans le pays, et bien que chétifs et difformes, ils sont dressés à supporter les plus grandes fatigues"
(Cesar, de Bello Gallico IV, 2)

Les Trévires, cavaliers émérites engagés dans l'armée romaine, se remontent en chevaux locaux, qui sont les ancêtres des ardennais. Ces chevaux "à tête de rhinocéros" sont reconnaissables sur la colonne Trajane, selon Piétrement.

"Les belges sont grands amateurs de chevaux et ils n'épargnent rien pour s'en procurer de bons"
(Diodore de Sicile)

"L'on demandait tellement de chevaux aux belges sous l'empereur Dioclétien, qu'ils se plaignaient de ne pouvoir les fournir."
(Tacite)

Moyen-âge :

La tradition orale colporte que l'abbé de St-Hubert aurait importé des chevaux limousins afin d'améliorer son cheptel de chevaux ardennais ; il recevait ces chevaux en échange de chiens de chasse de St-Hubert qu'il fournissait au roi de France. Tandis que l'abbé d'Orval élevait des chevaux limousins d'origine métissée d'arabe, ainsi que des chevaux de pure race Ardennaise.

Du XV° au XVII° S

les guerres incessantes de la Belgique contre la France saignent à blanc les élevages de chevaux frontaliers. Charles le Témeraire et Charles V promulguent des édits pour tenter de préserver la production locale.

"Le cheval Ardennais est le cheval parfait pour la selle et le trait léger"
(Maréchal de Turenne, 1650)

l'Ardennais était alors un petit cheval de trait léger, rapide et endurant, utilisé pour trainer l'artillerie lourde ou servir à la remonte de la cavalerie de réserve.

" De tous pais, il sort des chevaus qui sont bons coureurs et propres à la chasce ; mais les meilleurs et les plus communs pour courre dans les costes, campagnes et bois et pour courre et servir partout se sont les chevaulx Dardaine et d'Annemark."
(René de Maricourt, XVII° S)

XVIII° siècle :

"Le cheval Ardennais rappelle celui des troupes légères et plus particulièrement celui des hussards ; l'armée semble être sa destination par excellence. Il a la tête sèche, carrée, un peu camuse, l'oeil proéminent, les oreilles courtes et bien plantées, la physionomie intelligente et éveillée, l'encolure droite, les épaules plates, le poitrail un peu étroit, le garrot élevé, les hanches un peu cornues, la membrure forte et régulière, les cordes tendineuses larges et bien détachées, mais les jarrets petits et légèrement crochus ; la taille flotte entre 1m42 et 1m52."
(Cayot, 1780)

XIX° siècle :

Les haras belges décident l'infusion de sang étranger pour améliorer la race ; la mode est aux chevaux de demi-trait de luxe, or l'Ardennais manque de distinction ; l'agriculture réclame des chevaux épais et lourds, en vue d'un travail en puissance, or l'Ardennais manque de taille.

"Les chevaux ardennais sont d'un bon tempérament ; ils sont durs à la fatigue et ont généralement de belles jambes. "
(Vicomte du Toict, 1824)

Les réquisitions des guerres napoléoniennes épuisent l'élevage d'ardennais belges et frontaliers, tandis que la mode des demi-sang anglais impose des chevaux plus grands, plus fins, plus rapides dans les charges de cavalerie.

Napoléon, amateur de chevaux arabes, tente des croisements aux haras de Vouziers, mais abandonne son projet car les chevaux produits ne sont pas assez grands.

1812 : la campagne de Russie décime une partie du cheptel chevalin européen, l'ardennais y montre toutes ses qualités de rusticité et d'endurance.

"Il a été reconnu dans cette cruelle expérience, que les chevaux allemands, notamment les danois, avaient succombé les premiers ; que les chevaux du midi, mais notamment les Ardennois, avaient résisté le plus longtemps."
(J.Th.Anciaux, 1834)

La race d'Ardennais ancienne a presque totalement disparu ; l'Ardennais perd ses qualités de cheval de selle, il sert uniquement au trait.

"Nous en sommes aujourd'hui au point, que la race Ardennaise est mise en question, et il faut admettre que l'ancienne race d'il y a 100 ans n'existe plus."
(Fischer, 1860)

"Les petits chevaux Ardennais sont nerveux, sobres, durs au travail et du meilleur service au trait léger. La taille est flottante entre 1m42 et 1m52"

"La tête est carrée, petite et sèche, l'encolure droite, le garrot élevé, la croupe anguleuse et tombante, les fanons peu fournis, le sabot haut et étroit."
(Société d'encouragement pour l'amélioration de la race des chevaux ardennais dans le luxembourg belge, 1844)

XX° siècle :

Avec l'avènement de la mécanisation, le besoin de chevaux plus grands, mais moins rapides, destinés au trait lourd, se fait sentir pour tracter les énormes machines agricoles de l'époque, et l'Ardennais est croisé avec des traits Belges et Brabançons.

"Les derniers concours prouvent qu'en pratique, la race Ardennaise n'exste plus. Il n'y a plus qu'une seule race, la race belge, qui possède deux variétés, celle de gros trait et celle de trait léger."
(Société nationale des éleveurs belges, 1886)

"Le cheval Ardennais d'ancien type est devenu rare du fait de son croisement intensif avec le cheval de gros trait. On en trouve encore dans les environs de Gedinne, dans les ardennes françaises, à Hargnies, à Haut-Batis, aux Vieux-Moulins."
(Société nationale des éleveurs belges, 1888)

L'Ardennais moderne :


Puis, comme toutes les autres races de trait, c'est le déclin dû à la motorisation, et la race est tansformée en vue de la boucherie.

Alourdis et dégénérés, les Ardennais "lourds" sont prédisposés aux problèmes articulaires et l'Institut Vétérinaire de Liège a mis en place un programme de recherches médicales et génétiques en vue d'éradiquer ces pathologies.

La race compte maintenant deux modèles, le "petit", qui recherche les qualités de l'Ardennais d'antan, et le "grand", qui perpétue le cheval de trait lourd du début du siècle. Les "grands" sont notamment appréciés dans le débardage, où leur force physique fait des merveilles, associée à leur docilité.

Robes des Ardennais

On trouve énormément de variété dans les couleurs de robe de ces chevaux de trait.
Les énumérer est une aventure passionnante.

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Re: Le cheval : Les différentes races existantes au Moyen Age

Message  elsamarie le Ven 3 Sep - 10:57

Le Percheron



Histoire du Percheron
Le percheron est une race équine, apparue probablement vers le VIIIe siècle dans une région située au sud de la Normandie autour de Mortagne-au-Perche (Orne) et de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), aux confins des départements de l'Orne, de l'Eure, d'Eure-et-Loir, de Loir-et-Cher et de la Sarthe.

Son origine remonterait à 732, après la bataille de Poitiers quand une partie de la cavalerie arabe saisie à Vouillé fut répartie entre les vainqueurs originaires du Perche, de Normandie et de l'Orléanais.

Cheval de trait puissant, le percheron est capable de tirer de lourdes charges au pas. Il est docile et facile à manœuvrer. Il peut être utilisé aussi bien pour les travaux agricoles ou forestiers que pour l'attelage et le trait rapide.

Caractèristiques du Percheron
Le percheron est un cheval de grande taille, de hauteur au garrot de 1,65 à 1,85 m et dont le poids adulte peut atteindre de 900 à 1200 kg. La robe est grise, souvent pommelée, noire ou blanche. Le corps est compact et musclé, avec de fortes jambes, mais aussi une grande élégance qu'il devrait à des croisements avec des chevaux arabes vers le VIIe siècle.

Le stud-book (registre généalogique) percheron a été ouvert en 1883, en même temps qu'était créée la société hippique percheronne.

Le standard de la race distingue depuis quelques années deux types spécialisés :

Le trait percheron, de grande taille (plus de 1,64 m) et de poids plus élevé (supérieur à 700 kg), destiné au trait lourd ;
Le diligencier percheron, de grande taille mais plus léger et plus enlevé dans son milieu, destiné à l'attelage.
Le percheron est le cheval de trait le plus répandu au monde. On le trouve notamment aux États-Unis où il a été exporté dès le milieu du XIXe siècle et au Japon où il est requis pour des courses très populaires sur l'île d'Hokkaïdo au cours desquelles il doit tracter des charges très lourdes.

Standard de la race percheronne
Tête : fine ; front large et carré
Oreilles : fines et longues
Encolure : longue et rouée
Dos : droit et court
Croupe : longue, droite et légèrement fendue
Queue : haute, dans le prolongement des reins
Membres : clairs et nets, bien d'aplomb
Paturons : clairs et forts
Couleur : gris ou noir
Poids moyen : 900 kg
Taille moyenne : 1,66 m
Allures : souples et légères

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Re: Le cheval : Les différentes races existantes au Moyen Age

Message  elsamarie le Ven 3 Sep - 11:05

Le Camarguais



Historique

Il fait sans doute partie des plus anciennes races du Monde.

Ce que l'on peut affirmer c'est son étrange similitude avec le cheval de Solutré.

Un siècle avant J.C., Jules Césars et ses armées l'ont croisé avec des chevaux arabes et barbes ce qui lui donna plus de finesse et de tempérament.

Au 17ème siècle, avec la création des Haras Nationaux, les militaires le croisèrent avec des chevaux espagnols.

Le destin militaire de ce cheval se poursuit au cours du temps, des Camisards qui, à la révocation de l'Edit de Nantes combattront, dans les Cévennes montés sur ces petits chevaux courageux à Napoléon qui l'utilise comme porteur pour ses armées lors de ses conquêtes.

Les qualités de ce "petit cheval " lui permirent même de participer à la percée du canal de Suez, Fernand de Lesseps et ses employés le préférant aux chevaux autochtones.

Le standard


Malgré l'influence de l'homme, la race demeure l'une de celle qui a le moins évolué au cours des âges.

Il toise entre 1,35 m a 1,45 m, pèse de 300 à 400 kg à l'âge adulte

Sa tête est assez grosse, généralement carrée et bien attachée sur une encolure courte et puissante. Son front est plat, le chanfrein rectiligne, la partie nasale souvent fuyante et effacée qui donne l'illusion d'un profil busqué. Ses oreilles sont courtes et écartées, à base large. Ses œils sont à fleur de tête du fait de l'arcade sourcilière peu saillante. Ses ganaches sont importantes.


Sa robe fournie par sa vie d'extérieur est toujours grise, bai ou rouan à la naissance. Elle s'éclaircit avec l'âge et peut devenir truitée ou mouchetée. Sa crinière et la queue sont abondantes et souvent hirsutes.

Le garrot est marqué sans exagération, la poitrine est profonde, l'épaule est puissante droite et courte.

Ses membres sont forts bien proportionnés Le genou et le jarret larges, les articulations fortes, le cheval est bien jointé. Son pied, marqué par des millions d'années de vie sauvage ou en semi-liberté est large et très dur.

Son dos est de longueur moyenne, le rein plutôt cour. Sa croupe est forte, et légèrement inclinée. Sa cuisse est forte, musclée et charnue

Elevage


Les chevaux Camarguais vivent sur de vastes territoires en autarcie presque complète. Leur élevage découle de ce mode de vie, c'est à dire que qu'un étalon règne sur un petit troupeau, que les naissances, le sevrage se déroulent sans que l'homme intervienne sauf, bien sur, en cas de problème.

Utilisation


De nos jours il conserve un rôle important dans le travail du bétail. Là la vélocité et l'agilité de ce compagnon indispensable prennent toute leur importance dans le rassemblement des troupeaux de taureaux.

Mais l'équitation de loisir, la randonnée l'attelage sont aussi des domaines où il excelle. En bref, un petit cheval de selle robuste, porteur et rarement malade
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Re: Le cheval : Les différentes races existantes au Moyen Age

Message  elsamarie le Ven 3 Sep - 11:07

Pur sang arabe

Une des plus belles races de chevaux




Il est l'incarnation de la grande race. Il est la source ancestrale de l'amélioration du cheptel chevalin du monde actuel. Il a la grâce, le charme et la gentillesse. Il respire la noblesse et la puissance. Je veux parler, bien entendu, du remarquable pur sang arabe.











Le pur sang arabe est l'une des plus anciennes et des plus pures races au monde. Il existe des preuves de son existence remontant au troisième millénaire avant notre ère.

La plupart des " Sangs chauds " modernes dérivent plus ou moins de l'arabe. Depuis des siècles, il est célèbre pour son adaptation exceptionnelle au difficile climat de son désert natal.








Le pur sang arabe a été l'élément déterminant pour l'amélioration de toutes les races de chevaux du monde.









Alors que la mythologie grecque rapporte que Poséidon fit surgir l'animal de la mer à l'aide de son trident, une autre histoire est plus volontiers rapportée.



Selon la légende bédouine, Allah créa l'arabe avec une poignée de souffle du vent du sud.

Allah dit au vent du sud : " Deviens chaire, car je vais faire de toi une nouvelle créature, en l'honneur de mon Saint Dieu, et pour la défaite de mes ennemis, afin que tu sois le serviteur de ceux qui me sont soumis. " Et le vent du sud répondit : " Seigneur, qu'il en soit fait ainsi ".







Allah dit : « Ton nom sera arabe, la vertu sera attachée aux poils de ta crinière et tu porteras sur ton dos le butin des ennemis. C'est toi que j'ai choisi entre tous les animaux de somme, et j'ai fait de ton maître ton ami. Je t'ai donné le pouvoir de voler sans ailes, que ce soit à l'attaque ou à la retraite.

Je placerai sur ton dos des hommes qui me loueront et me glorifieront et chanteront alléluia sur mon nom. »







Les origines de l'arabe se perdent dans la nuit des temps. Des peintures rupestres découvertes dans la péninsule arabique attestent cependant qu'il existait déjà 3000 ans avant notre ère. Pour les tribus bédouines du désert, qui domestiquèrent les premières ce " buveur de vent ", l'arabe serait issu du croisement d'un étalon, Hoshaba avec une jument, Baz capturée au Yémen par Bax, l'arrière arrière-petit-fils de Noé. Il commença sa conquête du monde au VII ème siècle, avec l'invasion de tout le bassin méditerranéen par les musulmans, lorsque les bannières vertes de l'Islam, portées par les chevaux du désert, déferlèrent sur l'Espagne et l'Occident chrétien.







En fait, les origines du cheval arabe demeurent un mystère. Le berceau de la race pur-sang arabe reste un point controversé : lac Baïkal ou plateaux de l'Asie centrale, Yémen ou Hadramaout, de toute façon il vient d'Asie, d'où il s'est répandu partout pur ou métissé. Les types les plus purs proviennent du Nadjd et étaient jadis marqués sur le front au moyen d'un fer rouge en forme de triangle.





Il semble établi que Babylone possédait des élevages importants et que les Pharaons de l'ancienne Égypte encourageaient la reproduction de sujets sélectionnés. Après la chute de l'Empire romain, la disparition des civilisations antiques, les Bédouins poursuivirent l'élevage du cheval arabe.





La légende veut que tous les pur-sang arabes descendent directement d'une des sept juments du prophète Mahomet : Sakb, Sabhab, El Zarib, El Lizaz, El Lâhif, El Ward, Mourtédjez. Ils possèdent une robe grise, baie ou alezane, le gris pommelé étant le plus fréquent.





La race est le résultat de la sélection rigoureuse à laquelle se sont livrés les Bédouins d'Arabie, depuis les premiers siècles. Dès cette époque, ils avaient ouvert un livre des origines... Oral. Ils veillaient à la pureté de la race, avec un véritable fanatisme, refusant qu'un animal "assil" (pur) ne s'accouple avec autre non "assil". La rude existence dans le désert a sans nul doute contribué à faire du cheval arabe, un animal, sobre et endurant. La liste des races forgées à partir de croisements arabes est aujourd'hui très longue. On peut citer le Connemara (poney), le Haflinger (poney), l'Andalou, le Criollo ou encore le... Percheron. Depuis plus d'un siècle, on élève des arabes un peu partout dans le monde. Mais l'élevage de l'Arizona conservent toutes les caractéristiques de la race, du à son climat désertique et à la végétation proche du berceau d'origine.







Le pur sang arabe, le plus majestueux, le plus noble de tous les chevaux.





Le pur sang arabe à une particularité, sa queue qu'il tient souvent haute en panache. Cette attitude lui donne un aspect fougueux, intrépide et majestueux. Mais ce port de queue particulier est dû à sa physiologie. En effet, l’ arabe possède une vertèbre dorsale de moins que les autres chevaux, il n'en a que 17 au lieu de 18.



Ces chevaux sont dits à sang chaud, ils sont effectivement vifs, attentifs, fougueux et peuvent avoir des réactions inattendues.

Mais le pur sang arabe est un cheval en or, qui sait être doux, expressif, et calme.

C'est un cheval courageux, curieux et intelligent qui n'hésite pas à faire face au danger, à ces dépend quelquefois.



C'est un bon cheval, sportif, capable de s'adapter à tous les sports équestres et à toutes les situations.











Caractère du cheval pur sang arabe :



Yeux : noirs, brillants et expressifs, à fleur de tête.



Tête : carrée, front large et plat.



Taille : 1,40 m à 1,55 m.



Oreilles : courtes et mobiles.



Queue : attachée haute



Poids : 350 à 400 kg



L’encolure droite et longue, garrot haut et fort, épaule longue et en bonne place, bras et cuisses puissants, rein bien soudé,poitrine ample et profonde, bons aplombs et bons pieds

ses oreilles sont deux moitiés d'une pointe de lance.









Poésie bédouine :



Sa jument a des yeux dont l'expression est celle d'une femme amoureuse,

Sa démarche est digne de la plus belle des adolescentes.

Son poitrail est celui du lion,

Ses flancs sont ceux de la gazelle.

Endurcie à force de courses, elle boit littéralement le vent,

Trotte comme un loup, galope comme un renard.

Sa robe est un miroir,

Son poil aussi épais que les plumes de l'aile de l'aigle,

Son cou se balance librement tel celui de la gazelle,

L'effluve aromatique de sa peau rappelle la brise épicée des hauts plateaux bénis du Nedjad,

Ses sabots sont durs comme la pierre, projettent comme elle des étincelles et sont si larges qu'une souris pourrait y loger son nid,

Elle est douce comme l'agneau, mais sa colère est celle de la panthère si on la frappe ou la contrarie,

Sa croupe est aussi ferme qu'une dune humide

De plus, ses narines s'ouvrent comme les pétales de roses,

Son dos est si puissant qu'on le dirait fait pour deux cavaliers,

Ses épaules se transforment en ailes dès qu'elle court,

Ses jambes sont fortes comme celles de l'autruche sauvage et musclées comme celles du chameau,

Ses cils sont aussi longs que les barbes des épis d'orge,

Son front forme deux collines qui surplombent une large plaine,
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Message  elsamarie le Ven 3 Sep - 11:08

Le Cheval Barbe


RACE: le cheval Barbe

di HorsesMahdia

STANDARD OFFICIEL DU CHEVAL BARBE



Format : moyen

Proportion : medio-ligne

Profil : convexe, légèrement brusqué

Crins : abondants et épais

Robe : grise, baie, alezane

Taille : moyenne 1,55 m

Longueur scapulo-ischiale : sensiblement égale à la taille

Indice corporel : cheval carré

Canons : 18 cm




Tête assez forte, chargée en ganache , naseaux effacés ; oreilles plutôt courtes ; œil un peu couvert, arcades effacées ; encolure bien greffée, rouée, épaisse et courte ;garrot bien édifié, fortement marqué ; épaule en bonne place ; poitrine haute et large ; dos tendu et tranchant ; Rein court , puissant , parfois voûté ; croupe en pupitre ; queue attachée bas ; fesses coupées « court », musclées ; cuisses sèches, plates ; jarrets bas, larges, secs, parfois coudés, clos ; pieds secs et petits.

L'HISTOIRE DU CHEVAL BARBE

[size=12]Le mot Sahara, de l’arabe "vide", signifie aussi "vérité". Mais le Sahara n'est pas seulement l’étendue plate que ces mots peuvent évoquer. En effet, une incroyable richesse de formes et de couleurs, de vie et d'histoire se cachent à l'intérieur de ce surprenant "non-être". La course du Barbe commence au cœur de ce désert, là où des guerriers de l'époque néolithique ont laissé à la postérité, parmi leurs représentations rupestres, l'image d'un cheval au "galop volant ".


C’est ce même cheval qui a décidé du destin de Carthage, depuis sa fondation. Selon la légende, Didon fonda sa nouvelle ville, Quart Haddash, là où elle trouva le crane d'un cheval, symbole animal de force et de puissance pour les Phéniciens. On retrouve cet héritage punique sur les monnaies carthaginoises où le cheval y est représenté au trot, au galop, caracolant, à l’arrêt, souvent associé au palmier-dattier. La cavalerie numide, équipée de ses petits chevaux barbes, était le nerf de l’armée carthaginoise. Tite-Live raconte que: «ils montent à cheval sans morse ni tapis, leurs montures à l’encolure détendue et la tête en avant», donc dans une attitude “ naturelle ”. Les Numides utilisaient un collier et se servaient de la voix, pour manier leurs chevaux avec douceur.


Quand la Tunisie devient province romaine, le Barbe devient presque une divinité, acclamée par une foule en délire, aux courses des chars qui se disputaient dans le fastueux hippodrome de Carthage.


Les auteurs classiques nous racontent les prouesses de ce coursier, connu dans toute la Méditerranée pour sa vitesse unique, qui enflammait les partisans des quatre factions, en lesquelles les auriges étaient regroupés. Immortalisés par de somptueuses mosaïques, les coursiers barbes montrent encore, de nos jours, tout leur charme à travers ce patrimoine artistique que nous avons hérité du passé.


«Le cheval africain ne connaît pas l'orge, il mange de l'herbe et il boit rarement» nous dit Appien. Le tempérament insensible à la fatigue du Barbe est donc le produit de cette sobriété, celle la même qui contribua au succès de Takik Ibn Ziyad, en 711 de l’ère chrétienne, quand à la tête de ses cavaliers zénètes, une tribu berbère, il s'empara de l'Andalousie. La technique de combat zénète constituée par une succession d'assauts et de retraits rapides, il exigeait des montures des arrêts brusques, des départs immédiats au galop, des endossements étroits. Ces cavaliers berbères, sur leurs étriers chaussées courts, profondément descendus dans leurs selles, finement brodées et enrichies de fils d'or et d'argent, montaient des chevaux berbères, rapides et très maniables. De nos jours, le terme Jineta, cette technique de combat utilisée par les Ibères, survit encore dans l'équitation de la tauromachie. Mais c’est pendant la Renaissance que l’on commença à utiliser de plus en plus les chevaux berbères dont équilibre naturel joua un rôle fondamental dans les nouvelles méthodes de formation qui se propagèrent dans toute l’Europe, à partir de l'École de Naples. Si d'un côté Henri VIII, pour améliorer les performances de ses chevaux de course, introduisit des poulinières orientales dans son élevage d'Eltham, de l'autre on doit à Pignatelli, de retour d'un voyage à Constantinople, et à son école le fait que la jeunesse aristocratique française et allemande se retrouvent pour apprendre l'équitation académique et ce en selle à des chevaux Barbes. Les livres d'hippiatrie en langue arabe sont fort nombreux, surtout à partir de celui d'Abou-Bekr-Ibn-Bedr (dédié au sultan de égyptien El Nacer, au XIVeme siècle dans lequel le "saut du caïd" anticipe la "courbette à l'ancienne") avec une prolifération de manuels sur l'art de dresser le cheval qui deviennent partie intégrante de la pratique équestre.


Dans le livre "Le Manège Royal", l'auteur Antoine de Pluvinel décrit Barbes Bay, le cheval qui a été offert au Dauphin de France, le futur roi Louis XIII, comme «le mieux dressé des chrétientés et la comparaison certaine de tous les chevaux de maniement du monde beaucoup de pour sa beauté, que pour ses démarches parfaites, de bon tempérament, juste en le "terres à terres" comme en la "courbette", et il est pour ce motif qu'il s'appelle Bonnitte». De même le Duc de Newcastle, célèbre auteur de la "Nouvelle Méthode et invention extraordinaire pour dresser les chevaux", préfère les Barbes «pour sa morphologie, sa force, son tempérament agréable et sa docilité». Le Barbe est un cheval léger , de petite taille , à l’arrière-main mobile, à l’encolure courte et trapue mais aux indéniables qualités d’assimilation et de compréhension. Si le sang barbe , depuis le XI siècle, coule à flots dans les veines des chevaux de course et de reproduction anglais, un conte de fée mérite sa renommée : celle de Shams, étalon bai, à l’encolure puissante, cadeau du bey de Tunis au jeune roi Louis XV. Après beaucoup de vicissitudes, ce Barbe sera racheté par Lord Godolphin, trésorier du roi d’Angleterre. Engagé au début comme souffleur , il donnera naissance à Lath et à toute une descendance extraordinaire , tels que Matchem, Herode et Eclipse : en deux mots , au Pur-Sang Anglais. Selon l’émir Abd-El-Kader , le cheval « berbère » loin d’être une dégénérescence du cheval arabe, lui serait au contraire supérieur. Le Général Daumas, dans son ouvrage " Les chevaux du Sahara " , ajoute : « la race barbe a dû conserver toutes les qualités d’élégance, de vitesse, et de sobriété qu’on accorde universellement à lui reconnaître » Cette race chevaline des steppes et atlas pré-sahariens, exportée dans le monde entier contribua grandement aux performances de la Cavalerie Française d’Afrique ainsi qu’à sa dernière victoire à Uskub, le 29 septembre 1918. A ce sujet, le Général Juinot-Gambetta écrivit : « Nos chevaux barbes se montrent admirables par l’adresse avec laquelle ils grimpent la terrible pente ». En effet, pour atteindre ce nœud ferroviaire derrière le front et couper la retraite de l’ennemi, les cavaliers avaient dû passer à travers un massif où d’autres chevaux n’auraient su s’en sortir : une manœuvre audacieuse!


C’est au Général Juinot-Gambetta que le célèbre écuyer Beudant offrit la dédicace de son ouvrage "Equitation d’Extérieur et Haute Ecole ". Monture par excellence des Spahis, qui doivent aussi beaucoup de leur réputation à la qualité de ces chevaux , les Barbes furent réquisitionnés en Tunisie par Rommel pendant la Deuxième Guerre Mondiale et utilisés par l’armée allemande pour arriver aux portes de Moscou.De nombreux cavaliers connaissent ,en outre, la nouvelle de R.Kipling " Le Chat Maltais", ce barbe emmené aux Indes, qui tapait dans la balle de polo avant son cavalier !
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