Bibliothéque d'Elsamarie

La Mythologie Grecque

Page 1 sur 3 1, 2, 3  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:14

La Mythologie Grecque


LA BOITE DE PANDORE



Dans la mythologie grecque, Prométhée vola le feu aux Dieux pour le donner aux hommes. Pour se venger, Zeus ordonna à Vulcain de créer une femme faite de terre et d’eau. Elle reçut des Dieux de nombreux dons : beauté, flatterie, amabilité, adresse, grâce, intelligence, mais aussi l’art de la tromperie et de la séduction. Ils lui donnèrent le nom de Pandore, qui en grec signifie "doté de tous les dons". Elle fut ensuite envoyée chez Prométhée. Epiméthée, le frère de celui-ci, se laissa séduire et finit par l’épouser. Le jour de leur mariage, on remit à Pandore une jarre dans laquelle se trouvaient tous les maux de l’humanité. On lui interdit de l’ouvrir. Par curiosité, elle ne respecta pas la condition et tous les maux s’évadèrent pour se répandre sur la Terre. Seul l’espérance resta au fond du récipient, ne permettant donc même pas aux hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux. C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression "boîte de Pandore", qui symbolise la cause d’une catastrophe.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:16

ZEUS



Zeus appartient à la génération des 12 grands dieux de l'Olympe.
Il a eu une naissance et une enfance assez difficile.
Son accession au plus haut de l'Olympe a commencé par un grand combat : La Titanomachie.

Gaïa ayant prédit à Cronos qu'un de ses propres enfants le détrônerait, il dévora un à un tous ses enfants mis au monde par Rhéa : Hestia, Déméter, Héra, Hadès et Poséidon . Mais à la naissance de Zeus, Rhéa le confia à sa mère, Gaïa, et lorsque Cronos vint pour le dévorer elle lui donna à la place une grosse pierre enveloppée dans des langes.
Ensuite Rhéa partit en crête et confia le bébé aux courètes et aux nymphes sur le mont Ida, afin qu'il grandisse et soit élevé dans le secret.
Pendant toute son enfance en crête, Zeus est protégé par les curètes, élevé par les nymphes et nourri du lait de la chèvre Amalthée. Il s'amusait même à combattre avec elle, lorsqu'un jour par inadvertance il lui cassât une corne.
(Plus tard, pour se faire pardonner, il transformera cette corne en corne d'abondance, et élèvera la chèvre au rang des constellations.)

Lorsque Zeus devient adulte, avec l'aide de Métis (la ruse) fille d'Océanos, il fait boire à Cronos un médicament qui le force à vomir tous ses frères et sœurs qu'il avait avalés. Il libère ensuite les cyclopes et les hécatonchires (hécato = cent, cheires = mains) et avec eux, les Cronides engagent la guerre contre les Ouranides (Cronos et les Titans.)
Sur le mont Orthys, Cronos et presque tous les autres Titans. En face, sur le mont Olympe, Zeus et ses cinq frères et sœurs plus les cyclopes et les hécatonchires.
La lutte dura dix grandes années (c'est à dire plusieurs centaines, voire milliers de nos années), et ce n'est que grâce aux Hécatonchires, qui, avec leurs cent bras ont écrasés les titans sous les nombreux rochers qu'ils pouvaient lancer en même temps, et grâce aux cyclopes qui, de leurs oeil unique ont forgé la foudre pour Zeus, que les olympiens gagnèrent la bataille.

La défaite fut douloureuse pour certains. Atlas fut condamné à tenir éternellement la voûte du ciel sur ses épaules. D'autres, comme Prométhée et Épiméthée avaient fourni une aide considérable à Zeus, qui témoignera de sa gratitude envers eux plus tard.

Après la Titanomachie, Gaïa se mit à éprouver de la haine envers Zeus qui avait combattu et humilié ses enfants. Elle décida alors de châtier Zeus et ses alliés par une terrible guerre : La Gigantomachie.

Pour cela elle enfanta les Géants.
Ces monstres à la tête de serpent et à la queue de dragon pouvaient combattre dès leur naissance. Ils étaient très forts et ne pouvaient être vaincus que par l'alliance d'un dieu et d'un mortel.
Zeus fit alors appel à Héraclès et les géants moururent les uns après les autres.

Zeus et ses deux frères Poséidon et Hadès se partagèrent l'univers par tirage au sort. Le domaine maritime échut à Poséidon et l'empire des morts à Hadès.
Zeus devint le dieu souverain, le Seigneur du Ciel, le dieu de la pluie, celui qui rassemblait les nuages et maniait à son gré la foudre terrifiante. Son pouvoir éclipsait celui de toutes les autres divinités réunies.



Il a comme armes le foudre, et est vénéré à Olympie où les Jeux Olympiques lui sont consacrés. Ses emblèmes sont l'aigle, le foudre, et son sceptre.

Il personnifie quelquefois le destin régnant sur tous, dieux ou humains. (mais la plupart du temps ce sont les Moires qui assument ce rôle, et même Zeus doit leur obéir.)
C'est le garant universel de l'ordre du monde et de la société grâce à son écrasante puissance. Il rassemble en lui la force et la justice.
Mais dès son accession au trône il reproduit le comportement de ses prédécesseurs. Il n'hésite pas à dévorer sa première épouse Métis, enceinte d'Athéna, de peur que celle-ci mette au jour un fils qui aurait la volonté de le supplanter. Cela n'empêchera pas Athéna de venir au monde quand même, mais par des voies fort peu naturelles...
De même, lorsque Prométhée lui dit que si la néréide Thétis avait un fils, celui-ci deviendrait plus puissant que lui, il obligea Thétis à épouser un humain (Pelée) pour éviter la menace.

C'est le maître des dieux et des hommes et le père des dieux Olympiens qu'il eut avec Héra sa sœur.

Son union avec Héra engendre à la fois les dieux olympiens, l'humanité et la civilisation.
C'est une union conflictuelle en raison des nombreuses infidélités de Zeus qui utilise tous les subterfuges possibles pour séduire déesses, nymphes ou belles mortelles.
Pour ce faire, il peut se transformer en divers animaux et même en pluie d'or (pour séduire danaé).
De ce fait, Zeus eut également de nombreux autres enfants avec des déesses ou avec des mortelles, au grand dam d'Héra.

avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:17

HERA



Héra appartient à la génération des 12 grands dieux de l'Olympe.
Le sceptre royal en main et coiffée d'un diadème, Héra affirme sa position privilégiée au sein de l'Olympe. Pour faire bonne mesure elle est accompagnée du paon, animal majestueux qui lui est consacré, qui étale son orgueilleuse queue où brillent les cent yeux d'Argus.
La grenade dans sa main gauche est le symbole de la fécondité.

Comme ses autres frères et sœurs, elle fut avalée par Cronos, mais régurgitée grâce à Zeus aidé par Métis.
Pendant la Titanomachie, Rhéa sa mère, la confia à Océan et Thétys qui l'élevèrent aux confins du monde.

Fille de Cronos et de Rhéa, sœur de Zeus, dont elle deviendra la troisième épouse, elle est la seule déesse mariée de l'olympe. Elle est la protectrice du mariage, de la fécondité et de la maternité, et à ce titre, jouit du respect des autres dieux.
Lors de son mariage, Gaïa lui offrit les pommes d'or du jardin des Hespérides.

Elle est réputée pour sa jalousie maladive (mais tout à fait justifiée), envers les conquêtes divines ou mortelles de Zeus.
Mais Elle provoque aussi la jalousie du maître de l'olympe qui n'hésite pas a foudroyer le Géant Porphyrion lorsque celui-ci poursuit Héra de ses assiduités.

Sa jalousie se double d'une rancune tenace. Ainsi elle persécute sans cesse les conquêtes de Zeus ainsi que leurs enfants. Mais elle n'a pas peur de s'en prendre aussi aux autres dieux et à Zeus lui-même, lorsqu'un jour, voulant l'empêcher de descendre sur terre pour rejoindre une mortelle, elle fait le projet avec Poséidon et Athéna d'enchaîner son époux.
Malheureusement pour Héra, Zeus déjoue le complot, et la suspend par les cheveux, pieds et poings liés, à un anneau accroché aux nuages.

Elle se mêle volontiers des histoires humaines. Ainsi, elle soutient les grecs pendant la guerre de Troie pour se venger de Pâris qui lui a préféré Aphrodite, elle soutient Ulysse tout au long de l'Odyssée ou protège les argonautes lors de leur expédition.

avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:19

HADES



Hades ou Pluton était le dieu des Morts. Il était le fils des titans Cronos et Rhéa, le frère de Zeus et de Poséidon. Quand les trois frères se partagèrent l'univers après avoir renversé leur père Cronos, Hades reçut le monde souterrain. Là, avec sa reine, Perséphone, qu'il avait enlevée au monde d'en haut, il régnait sur le royaume des morts. Bien que sinistre et sans pitié, insensible aux prières et aux sacrifices, il n'était pas un mauvais dieu. Les Romains l'appelaient Pluton, le «!donneur de richesses!», parce que les récoltes et les métaux précieux venaient de son royaume souterrain.
Le monde souterrain lui-même était souvent appelé l'Hades. Il était divisé en deux régions : l'Érèbe, où passaient les morts juste après leur décès et le Tartare, la région la plus profonde, où les Titans avaient été emprisonnés. C'était un endroit sombre et triste, habité par des ombres et gardé par Cerbère, le chien à trois têtes et à queue de dragon. De sinistres fleuves séparaient les enfers du monde d'en haut et le vieux passeur Charon faisait traverser ces eaux aux esprits des morts. Le palais d'Hades, situé quelque part dans l'obscurité du monde souterrain, était un endroit plein de portes, sombre et triste, et hanté par des apparitions. Dans des légendes postérieures, les Enfers sont décrits comme l'endroit où les bons sont récompensés et où les méchants sont punis.

Petite histoire
Tantale, roi de Phrygie, fut l'un de ceux qui reçut une des punitions les plus dures dans le monde des Enfers. Il fut condamné à la faim et la soif éternelles. Alors qu'il était presque immergé dans l'eau, dès qu'il essayait de boire, l'eau baissait. Lorsqu'il tendait la main afin de couper un fruit des branches qui se trouvaient devant lui, ces dernières disparaissait. Les dieux le punissaient ainsi de son arrogance: il avait révélé des secrets divins aux mortels et avait volé l'ambroise et le nectar afin de les offrir à ses amis mortels. Selon une autre version, Hades aurait, afin de plaire aux dieux, sacrifié son fils et le leur aurait servi au cours d'un repas.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:21

POSEIDON



Poseidon ou Neptune était le dieu de la Mer, fils des Titans, Cronos et Rhéa, frère de Zeus et d'Hadès. Poséidon était le mari d'Amphitrite, une des Néréides, qui lui donna un fils Triton. Poséidon eut de nombreuses unions, en particulier avec les nymphes des sources et des fontaines, et il fut le père de plusieurs enfants célèbres pour leur sauvagerie et leur cruauté : le géant Orion et le Cyclope Polyphème. Poséidon et la Gorgone Méduse furent les parents de Pégase, le célèbre cheval ailé.
Poséidon joue un grand rôle dans les mythes et les légendes grecs. Il disputa sans succès le contrôle d'Athènes à Athéna, déesse de la Sagesse. Lorsqu'avec Apollon, dieu du Soleil, il fut trompé et privé de salaire après avoir aidé Laomédon, roi de Troie, à construire les murailles de sa cité, sa colère contre Troie n'eut pas de limite.
Il envoya un monstre marin ravager le pays et aida les Grecs pendant la guerre de Troie.Dans l'art ancien, Poséidon est représenté barbu et dans une pose majestueuse, tenant un trident et souvent accompagné d'un dauphin. Tous les deux ans, on célébrait à Corinthe les jeux Isthmiens en son honneur, avec des courses de chevaux et des courses de chars. Les Romains assimilèrent Poséidon à leur dieu de la Mer, Neptune.
Poseidon eut le royaume des eaux aussi bien marines que douces. Il était d'un caractère bourru et querelleur; il bâtit son palais au fond de la mer au large d'Aégée en Heliké. Dans ses vastes écuries, il possèdait pour ses chars, des chevaux blancs à la crinière d'or et aux sabots d'airain ainsi qu'un chariot d'or à l'approche duquel les tempêtes s'apaisent instantanément. Armé de son trident, il parcourait son domaine, sur un char attelé a des chevaux aux couleurs d'algues et d'écume.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:23

DEMETER




Déméter dont le nom signifie "Déesse-mère" était la déesse de l'agriculture et des moissons car elle facilitait la germination et la maturité des céréales.

Elle était la fille de Cronos et Rhéa. La base de l'économie grec reposait principalement sur la culture des céréales c'est pourquoi elle était particulèrement vénérée en assurant l'abdonce et l'épanouissement des cités.



Elle fut assimilée par les romains sous le nom de Cérès. Cérès est une divinité latine très ancienne associée à la sève et qui faisait murir et jaunir les moissons.


Quand elle était encore jeune et gaie, elle mit au monde Perséphone et le beau Iacchos avec le secours de Zeus, son frère en dehors du mariage. Elle fut aussi mère de Ploutos par le Titan Iasion, dont elle s'éprit au mariage de Cadmos et d'Harmonie. Echauffés par le nectar qui coulait à flots les amoureux se glissèrent hors de la maison et s'unirent dans un champ trois fois labouré. A leur retour, Zeus comprit ce qui venait de se passer entre eux, furieux à l'idée que Iasion ait osé toucher Déméter, il le frappa à mort de sa foudre ou estropié.

La truie, le bélier, la grue et la tourterelle ainsi que le pôlos (coiffe), le flambeau, et la gerbe de blé sont ses emblèmes.

Le culte est basé sur le rythme des saisons et est à la source des Mystères d'Eulésis. Le secret de ses Mystères était très bien gardé et sa divulgation était puni de la peine de mort; Eschyle faillit être condamné.



Déméter avait une âme douce et Erysichthon, fils de Tropias, fut un des rares hommes avec qui elle se conduisit durement. Erysichthon eut la témérité de violer un bosquet que les Pélasges avaient planté pour elle dans la plaine du Dotion. Pour se procurer du bois destiné à sa nouvelle salle de banquet il se mit à abattre les arbres sacrés . Déméter prit la forme de Nicippé, prêtresse du bosquet, et lui enjoignit avec douceur d'arrêter. C'est seulement lorsqu'il la menaça de sa hache qu'elle se montra dans sa splendeur et le condamna à souffrir d'une faim perpétuelle. Plus il mangeait, plus il maigrissait, jusqu'au jour où ses parents ne parvinrent plus à subvenir à sa subsistance alors il devint un mendiant qui parcourait les rues et se nourrissait d'ordures.


Hadès s'était épris de Perséphone et il se rendit auprès de Zeus pour lui demander la permission de l'épouser. Zeus craignait d'offenser son frère aîné par un refus catégorique, mais il savait aussi que Déméter ne lui pardonnerait jamais si Perséphone était enfermée au Tartare; aussi, en diplomate, répondit-il qu'il ne pouvait ni accorder ni refuser son consentement. Cette réponse enhardit Hadès qui enleva la jeune fille pendant qu'elle cueillait des fleurs dans un pré peut-être était ce dans une des nombreuses contrées que Déméter parcourut au cours de sa recherche errante pour retrouver Perséphone. Mais ses prêtres affirment que c'était à Eleusis. Elle chercha Perséphone sans prendre de repos pendant neuf jours et neuf nuits, sans manger ni boire, appelant sans cesse sa fille, mais en vain. Les seules nouvelles qu'elle put recueillir vinrent de la vieille Hécate, qui, de bonne heure un matin, avait entendu Perséphone crier: " Au secours, on m'enlève, au secours ! " Elle s'était dépêchée de se porter à son aide mais n'avait trouvé aucune trace de la jeune fille.

Le dixième jour, Déméter vint sous un déguisement à Eleusis où le roi Céléos et sa femme Métanira lui donnèrent l'hospitalité; on lui demanda de rester comme nourrice pour Démophon, le prince qui venait de naître. Iambe, leur fille boiteuse, essaya de dérider Déméter en lui récitant des vers bouffons et obscènes et Baubô, la vieille nourrice sèche, lui conseilla en plaisantant de prendre un peu de boisson d'orge: elle poussa des gémissements comme si elle allait accoucher et, d'une manière tout à fait inattendue, elle tira de dessous sa jupe le propre fils de Déméter, Iacchos, qui sauta dans les bras de sa mère et l'embrassa.


" oh comme tu bois goulûment! " s'écria Abas le fils aîné de Céléos. Déméter le métamorphosa en lézard. Un peu gênée de ce qu'elle avait fait, Déméter décida d'être agréable à Céléos en rendant Démophon immortel. Et, cette nuit-là, elle le tint au-dessus du feu pour consumer en lui son humanité. Mais Métanira qui était entrée par hasard dans la salle rompit le charme et Démophon mourut. " Infortunée demeure que la mienne ", se lamentait Céléos. " Sèche tes larmes, Dysaulès, lui dit Déméter, tu as encore trois fils à qui je compte octroyer des dons si merveilleux que tu oublieras ta double perte. "

En effet Triptolème, qui faisait paître les troupeaux de son père, avait reconnu Déméter et lui avait donné les renseignements dont elle avait besoin: dix jours auparavant, ses frères Eumolpos, un berger, et Eubuléos, un porcher, qui se trouvaient aux champs à nourrir leurs bêtes virent tout à coup la terre s'ouvrir engloutissant le cochon d'Eumolpos sous leurs yeux; puis, dans un bruit sourd de sabots, un char tiré par des chevaux noirs apparut et s'engouffra dans la faille ouverte. Le visage de celui qui conduisait le char n'était pas visible, mais de son bras droit il serrait fortement contre lui une jeune fille qui poussait des cris perçants.


Déméter convoqua Hécate. Ensemble, elles se rendirent auprès d'Hélios qui voit tout et le contraignirent à reconnaître que c'était Hadès le coupable. Déméter était si furieuse qu'elle continua à errer sur la terre, empêchant les arbres de porter des fruits et les herbes de pousser. Zeus lui envoya d'abord un message par l'entremise d'Iris puis une délégation des dieux de l'Olympe porteurs de présents de réconciliation et lui demanda de se résigner et d'accepter ses volontés. Mais elle refusa de regagner l'Olympe et jura que la terre resterait stérile jusqu'à ce que Perséphone lui fût rendue.

Zeus n'avait plus le choix. Il envoya Hermès porter un message à Hadès: afin qu'il rende Perséphone. Hadès accepta à condition qu'elle n'ait pas encore goûté de la nourriture des Morts.

Et comme Perséphone n'avait rien mangé depuis son enlèvement, Hadès, contraint de dissimuler son dépit, la renvoya vers sa mère.


Les larmes de Perséphone cessèrent de couler. Mais juste au moment où elle se mettait en route pour Eleusis, un des jardiniers d'Hadès, du nom d'Ascalaphos, témoigna qu'il avait vu Perséphone cueillir une grenade (nourriture des mort) et en manger sept grains.


A Eleusis, Déméter, heureuse, embrassa Perséphone, mais en entendant l'affaire de la grenade elle devint plus triste que jamais et dit une fois encore: " Je ne remonterai pas dans l'Olympe et je ne retirerai pas ma malédiction concernant la terre. " Zeus demanda alors à Rhéa, de discuter avec Déméter et l'on parvint enfin à un compromis: Perséphone passerait trois mois de l'année en compagnie d'Hadès, et serait reine du Tartare avec le titre de Perséphone, et les neuf autres mois avec Déméter sur terre.

Cela représente le rythme des saisons et est à la source des Mystères d'Eulésis. Déméter consentit enfin à rentrer chez elle. Avant de quitter Eleusis, elle apprit à Triptolème, Eumolpos et Céléos (ainsi qu'à Dioclès, roi de Phères, qui avait activement cherché Perséphone durant toute cette période) la manière de pratiquer son culte et elle les initia à ses Mystères qui étaient fort appréciés et le secret bien gardé.

Elle donna à Triptolème de la semence de blé, une charrue en bois et un char traîné par des serpents et elle l'envoya autour du monde enseigner aux hommes l'agriculture. Mais auparavant elle lui donna des leçons dans la plaine du Raros et c'est pourquoi certains le disent fils du roi Raros. Et à Phytalos, qui l'avait traitée avec bonté sur les berges du Céphise, elle donna un figuier, le premier qu'on eût jamais vu en Attique, et elle lui enseigna la manière de le cultiver. Mais elle punit Ascalaphos pour ses cancans.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:25

HESTIA




Il importe, de ne pas confondre l'antique Vesta, c'est-à-dire Titéia ou la Terre, femme d'Uranus, avec la vierge Vesta, déesse du feu ou le feu même, car les Grecs la nommaient Hestia, mot qui signifie foyer de la maison. Cependant, chez les poètes, bien souvent ces deux divinités paraissent être confondues.



Hestia, déesse du feu, avait un culte qui, en Asie et en Grèce, remontait à la plus haute antiquité. Elle était honorée à Troie, longtemps avant la ruine de cette ville, et ce fut Énée qui, croit-on, apporta en Italie son culte et son symbole : il l'avait parmi ses dieux pénates.



Les Grecs commençaient et finissaient tous leurs sacrifices par honorer Hestia, et l'invoquaient la première, avant tous les autres dieux. Il y avait à Corinthe un temple de Vesta, mais sans aucune statue ; on voyait seulement au milieu de ce temple un autel pour les sacrifices qui se faisaient à la déesse. Elle avait aussi des autels dans plusieurs temples consacrés à d'autres dieux, comme à Delphes, à Athènes, à Ténédos, à Argos, à Milet, à Éphèse, etc.



Son culte consistait principalement à entretenir le feu qui lui était consacré et à prendre garde qu'il ne s'éteignît.



À Rome, Numa Pompilius fit bâtir à Hestia un temple en forme de globe, image de l'univers. C'est au milieu de ce temple que l'on entretenait le feu sacré avec d'autant plus de vigilance qu'il était regardé comme le gage de l'empire du monde. Si ce feu venait à s'éteindre, on ne devait le rallumer qu'aux rayons du soleil, au moyen d'une sorte de miroir. Même sans que le feu s'éteignît, il était renouvelé tous les ans, le premier jour de mars.
À Rome, ainsi que chez les Grecs, Vesta, la vierge, n'avait d'autre image ou d'autre symbole que le feu sacré. Une des manières de la représenter était en habit de matrone, vêtue de la stola, tenant de la main droite un flambeau ou une lampe, ou une patère, vase à deux anses, appelé capeduncula, quelquefois aussi un Palladium ou une petite Victoire. Parfois, au lieu de la patère, elle tient une haste, javelot sans fer, ou une corne d'abondance. Sur les médailles et les monuments, les titres qu'on lui donne sont Vesta la sainte, l'éternelle, l'heureuse, l'ancienne, Vesta la mère, etc.



Chez les Romains, le feu sacré de Vesta était gardé et entretenu par de jeunes vierges, les Vestales. Ces jeunes filles étaient choisies dans les plus grandes familles de Rome, à l'âge de six à dix ans. Elles restaient au service de la déesse pendant une durée de vingt à trente ans. Elles rentraient ensuite au sein de la société romaine, avec la permission de contracter mariage. Mais, durant leur sacerdoce, les Vestales qui laissaient le feu s'éteindre étaient sévèrement et même cruellement punies : celle qui violait ses voeux de virginité était mise à mort, parfois enterrée vive.



En compensation de toutes ces rigueurs, les Vestales étaient l'objet d'un respect universel : comme les hauts dignitaires, elles étaient précédées d'un licteur, ne dépendaient que du collège des pontifes ; elles étaient appelées souvent pour apaiser les dissensions dans les familles : on leur confiait les secrets des particuliers et quelquefois ceux de l'État. C'est entre leurs mains que l'empereur Auguste avait déposé son testament ; et, après sa mort, elles le portèrent au sénat romain.



Elles avaient la tête ceinte de bandelettes de laine blanche, qui leur retombaient gracieusement sur les épaules et de chaque côté de la poitrine. Leurs vêtements étaient d'une grande simplicité, mais non dépourvus d'élégance. Par dessus une robe blanche elles portaient une sorte de rochet de la même couleur. Leur manteau, qui était de pourpre, leur cachait une épaule et laissait l'autre demi-nue. Primitivement elles se coupaient les cheveux, mais plus tard elles portèrent toute leur chevelure. Quand le luxe se fut répandu dans Rome, on les vit se promener en somptueuse litière, même dans un char magnifique, avec une nombreuse suite de femmes et d'esclaves.


avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:26

ATHENA



Athéna est une des déesses les plus importantes de la mythologie grecque. Dans la mythologie romaine, elle correspond à la déesse Minerve, connue aussi sous le nom de Pallas Athéna. Athéna sortit adulte et en armes du front du dieu Zeus. Ses attributs étaient l'égide (cuirasse en peau de chèvre), la lance et bien sûr le bouclier que lui avait donné Persée et sur lequel elle avait fixé la tête de Gorgone. Déesse vierge, on l'appelait Parthénos («!la vierge!»). Son temple principal, le Parthénon, était situé à Athènes. Il devint sa propriété parce que, selon la légende, elle avait fait don de l'olivier au peuple athénien.
Athéna était avant tout la déesse des cités grecques, de l'Industrie et des Arts, et, dans la mythologie tardive, la déesse de la Sagesse et de la Guerre. Parmi les dieux, Athéna fut le principal soutien du camp des Grecs pendant la guerre de Troie. Mais après la chute de Troie, les Grecs négligèrent de respecter le droit d'asile d'un autel d'Athéna où la prophétesse troyenne Cassandre avait cherché refuge. Pour les punir, Poséidon lança à la demande d'Athéna des tempêtes qui détruisirent la plupart des bateaux grecs revenant de Troie.
Athéna était également la patronne des arts agricoles et de l'artisanat féminin, notamment le filage et le tissage. Elle donna aux hommes, entre autres cadeaux, l'invention de la charrue et de la flûte, l'art de dompter les animaux sauvages et la cordonnerie. Elle était souvent associée aux oiseaux, principalement à la chouette.




Petites histoires:Athéna et Arachné


Arachné était une jeune fille qui excellait dans l'art du tissage et de la broderie. Ses ouvrages étaient admirés par tous et on disait souvent que c'était la déesse Athéna qui lui avait inculqué son art. Par arrogance, Arachné ne l'accepta pas et elle convia Athéna à un défi. Cette dernière se métamorphosa en vieille femme et lui conseilla d'être modeste, judicieuse et respectueuse envers les dieux. Arachné lui répondit par des injures. Dans le défi qui eut lieu, les deux femmes se concurençaient de manière égale mais les sujets de l'ouvrage choisi par Arachné étaient des scènes qui portaient atteinte aux dieux. Elle déclencha donc la colère de la déesse. Submergée par la honte, Arachné se suicida. Elle se pendit, mais pour lui éviter la mort, la déesse la métamorphosa en araignée, qui tisse continuellement sa toile.


avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:29

ARES



Il est le fils de Zeus et d'Héra (qui tous deux, paraît-il, le détestaient!), comme Héphaïstos, Hèbè et Ilithye. Il appartient donc à la deuxième génération des dieux Olympiens et compte parmi les douze grands dieux.

Dès la littérature archaïque (Homère) Arès apparaît comme le dieu de la guerre, ou, plus exactement, de la fureur guerrière, qui se réjouit dans le carnage et le sang (Homère, Iliade). C'est pourquoi on lui donne parfois comme mère Éris, divinité de la Querelle, pour expliquer son humeur brouillonne et belliqueuse ; mais il est aussi lâche quand il souffre, il gémit et fuit quand il est blessé (Homère, Iliade). Zeus, en ce cas, ne le plaint guère... (Homère, Iliade) Selon les mythologues, il est aussi personnification de l'orage. En dehors des combats, il représente tout fléau mortel pour les mortels, ainsi, par exemple la peste (Sophocle, OEdipe-Roi)

Il a une taille surhumaine (sept plethres, soit deux cents mètres!) et pousse des cris terribles.

On le représente muni d'une cuirasse et d'un casque et armé du bouclier, de la lance et de l'épée. Il combat le plus souvent à pied mais on le voit aussi sur un char dont les chevaux l'emportent avec une rapidité impétueuse. Il est accompagné de démons qui lui servent d'écuyers, en particulier de deux de ses enfants, les jumeaux qu'il a eus d'Aphrodite, Deimos et Phobos (l' Épouvante et la Terreur) (Hésiode, Le Bouclier). Il est également accompagné d'Éris (Discorde, Querelle). Les Grecs n'aimaient pas beaucoup Arès, contrairement aux Romains qui honoraient Mars, son équivalent latin . Aucune cité ne lui était dédiée et l'on disait de lui qu'il vivait en Thrace, pays sauvage au climat rude du Nord de la Grèce, d'où viennent les frimas et les tempêtes et traversé par des populations guerrières ; c'était là que vivaient les Amazones, femmes guerrières, ses filles (Apollonios de Rhodes, Argonautiques). À Thèbes il reçoit un culte particulier car il passait pour être l'ancêtre des descendants de Cadmos, fondateur de la ville. Quand celui-ci, pour accomplir un sacrifice, voulut puiser de l'eau à la "source d'Arès" il tua le dragon qui défendait cette source (Euripide, Phéniciennes). Pour ce meurtre Cadmos dut servir Arès comme esclave pendant huit ans.

La plupart des mythes qui font intervenir Arès sont évidemment des récits de combats ; mais le dieu n'a pas toujours le dessus (Homère, Iliade) et il semble que les Grecs aient pris un certain plaisir à lui opposer victorieusement la sagesse d'Athéna entre autres. Pendant la guerre de Troie, Arès a choisi le camp des Troyens comme Aphrodite, qui l'aimait, et, à deux reprises, sous les murs de Troie, l'intervention d'Athéna dans une mêlée où figure Arès aboutit à un échec pour ce dernier. D'ailleurs, entre Athéna et Arès la lutte est insolite : c'est d'abord la défaite du viril dieu de la guerre, ensuite la façon dont il est vaincu ; au lieu, en effet, d'une arme noble c'est un engin primitif (une énorme pierre) qui le met hors de combat (Homère, Iliade). Pendant qu'il se lamente et gît dans la poussière, Aphrodite, volant à son secours, est abattue par une arme encore plus primitive : une formidable claque d'Athéna (Homère, Iliade).

Mais les mésaventures d'Arès ne se bornent pas au domaine des combats. Par exemple, tenu pour responsable de la mort d'Adonis à la chasse par les Aloades (deux fils géants de Poséidon) ceux-ci l'enferment, enchaîné, pendant treize mois dans un pot de bronze dont Hermès finit par le libérer (Homère, Iliade).

Il eut un grand nombre d'aventures amoureuses dont la plus célèbre le montre uni clandestinement à Aphrodite ; il est vrai que celle-ci avait été mariée par Zeus à Héphaïstos ; or, le dieu forgeron était laid et difforme et Aphrodite était tombée amoureuse d'Arès. À noter ici une différence entre l'Iliade et l'Odyssée : dans l'Iliade Héphaïstos est l'heureux époux de Charis et Aphrodite n'a que peu de rapports avec Arès ; en revanche, dans l'Odyssée l'aède Démodocos rapporte un conte traditionnel chez les rhapsodes en Ionie. Lorsqu'Héphaïstos apprend du soleil sa mésaventure, il laisse tomber une nuit sur les deux amants un filet qu'il est seul capable de manoeuvrer et convie tous les dieux de l'Olympe qui, à ce spectacle sont pris d'un immense fou-rire. Sur l'intervention de Poséidon, Héphaïstos retire le filet et les deux amants, tout confus s'enfuient, l'une vers Chypre et l'autre vers la Thrace...(Homère, Odyssée)

Ses liaisons avec les mortelles furent aussi très nombreuses et ses enfants étaient des hommes violents qui attaquaient les voyageurs et se livraient à toute sorte d'actes de cruauté. L'un d'entre eux, Cycnos, s'attaquait aux pèlerins se rendant à Delphes. Sur la prière d'Apollon Héraklès intervient et tue Cycnos. Arès veut venger son fils mais Athéna dévie sa javeline et Héraklès blesse le dieu à la cuisse (Hésiode, Le Bouclier).

Enfin le nom d'Arès se retrouve dans la colline de l'Aréopage à Athènes où se jugeaient les crimes d'ordre religieux. La légende raconte qu'il y avait jadis une source au pied de cette colline ; un jour, près de celle-ci, Arès aperçut Halirrhothios, fils de Poséidon, tentant de faire violence à l'une de ses filles, Alcippé. De colère Arès tue Halirrhothios. Poséidon fait alors comparaître Arès devant un tribunal d'Olympiens réuni sur la colline (Euripide, Électre) mais ceux-ci acquittent le meurtrier.

Attribut :
les animaux consacrés à Arès sont le vautour et le chien; mais c'était faire injure au chien que de le choisir comme animal d'Arès.

Équivalent romain : Mars

avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:31

ARTEMIS




Comme son frère jumeau Apollon, Artémis a de nombreuses fonctions dans la mythologie grecque. Déesse vierge, elle défendait farouchement sa virginité et celle de ses compagnes. Déesse de la chasse, elle parcourait souvent la nature sauvage accompagné de ses suivantes, tuant tous les animaux bien qu'elle fût la protectrice divine des jeunes créatures. Tout aussi paradoxalement, cette déesse des accouchements, qui protégeait les femmes en couche, apportait aux femmes la maladie et la mort.


Comme Apollon, Artémis portait un arc. Habituellement représentée sous les traits d'une jeune femme en costume de chasse, elle était parfois accompagnée de jeunes animaux et arborait souvent des cornes en forme de croissant de lune. Elle était en effet associée à la lune, comme Apollon l'était au soleil.


Ses nombreux cultes se rapprochaient des grands moments de la vie féminine : naissance, puberté et mort. Arrivées à la puberté, les Athéniennes nobles étaient initiées aux rites d'Artémis à Brauron, à quelques kilomètres d'Athènes, où elles étaient surnommées "ours", l'ourse étant l'animale symbolique de la déesse.

Comme Athéna, Artémis se vengeait férocement des mortels qui la surprenaient ou portaient atteinte à sa chasteté. Voici quelques légendes qui illustrent les plus connues de ses colères :

Actéon : Le chasseur se perdit dans la forêt et surprit par hasard Artémis se baignant dans un étang. Indignée d'avoir été vue dans sa nudité, elle transforma Actéon en cerf, qui fut poursuivi et mis en pièces par ses propres chiens.

Callisto : C'était une des nymphes favorites d'Artémis. Elle dormait seule, épuisée après la chasse, quand Zeus, l'ayant découverte, la viola. Elle essaya de cacher à Artémis la perte de sa virginité mais au bout de quelques mois, alors qu'elles se baignaient, la déesse découvrit sa grossesse. Furieuse, elle exila Callisto, l'exposant à la jalousie d'Héra. Quand Callisto mit au monde Arcas, son fils, Héra découvrit l'infidélité de son époux et indignée transforma Callisto en ourse. Celle-ci allait être percée de flèches par son propre fils, quand Zeus la transforma en constellation, la Grande Ourse.



Niobé : L'épouse d'Amphion, roi de Thèbes, était fille de Tantale et petite-fille du Titan Atlas. Elle eut sept fils et sept filles (les Niobides) et se vanta d'avoir plus de chances que Léto, la mère d'Apollon et d'Artémis, qui n'avait eu que deux enfants. Léto, rendue furieuse, eut recours à ses enfants pour punir Niobé. A coups de flèches, Artémis tua les six filles (une fut épargnée) et Apollo les sept garçons.



Orion : Le célèbre chasseur essaya d'enlever Artémis, qui fit sortir de terre un scorpion et tua Orion et son chien. Orion devint par la suite la constellation du même nom et son chien Sirius, la constellation du Chien.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:32

APOLLON



Fils de Zeus et de Léto (Homère, Hymne à Apollon), jumeau d'Artémis, il naît dans l'île de Délos ("l'apparente") (Callimaque, Hymne à Délos).

Dieu du soleil, de la lumière, de la beauté, de la musique, de la divination.

Il est représenté sous les traits d'un beau jeune homme qui joue de la lyre, appelé Phoïbos ("le Brillant"), l'archer divin (Callimaque,Hymne à Apollon).

Il voyage dans un char tiré par des cygnes chez les Hyperboréens, puis revient en Grèce, à Delphes où il

(le site de Delphes)

s'empare de l'ancien oracle de la Terre en tuant le serpent Python (Ovide, Métamorphoses) qu'il laisse pourrir.

Le meurtre de Python (Fresque de la maison des Vettii à Pompéi).

Pour se purifier de ce meurtre Apollon instaure les Jeux Pythiques. Les pèlerins viennent à Delphes consulter la Pythie (Diodore de Sicile) qui dévoile l'avenir et donne des conseils de sagesse.

Protecteur des troupeaux, il échange ses boeufs avec Hermès contre la lyre et la flûte. (Homère, Hymne à Hermès),

Dieu de la musique, il dirige le choeur des Muses. Il se venge impitoyablement de ses rivaux (il écorche vif le satyre Marsyas et affuble le roi Midas d'oreilles d'âne).

Dieu guerrier, avec son arc et ses flèches il participe au massacre des enfants de Niobé. Il envoie aux Grecs assemblés devant Troie (Homère, Iliade) une épidémie de peste et participe à la bataille.

Très beau, il connaît de nombreuses amours avec des nymphes (Daphné qui sera transformée en laurier, en Grec "daphné"), des mortelles (Coronis (Ovide, Métamorphoses) qui sera la mère d'Asclépios, dieu de la médecine, et Cassandre à qui il apprendra l'art de la divination) et des jeunes gens (Hyacinthos (Ovide, Métamorphoses) qui sera métamorphosé en jacinthe et Cyparissos en cyprès).

Il est honoré dans tout le monde grec, particulièrement à Delphes, à Délos, et en Ionie à Didymes près de Milet.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:34

HEPHAISTOS




Fils de Zeus et d' Héra, selon une version, mais aussi d'Héra qui le conçut seule, sans le concours de son époux, car elle était jalouse qu' Athéna fût elle-même née de Zeus sans le sien, Héphaïstos avait un aspect gnomique, particulièrement hideux, et boitait des deux jambes. On raconte, à ce propos, que Zeus le jeta du haut de l'Olympe pour avoir osé prendre parti pour Héra dans une querelle ; il s'abattit sur l'île de Lemnos et en resta boiteux toute sa vie. On dit aussi qu'Héra, dégoûtée d'avoir mis au monde un fils aussi laid, le précipita des cieux dans la mer, où, durant neuf ans, il fut élevé par Thétis. Il fut l'époux de plusieurs déesses, mais la plus célèbre demeure Aphrodite, qui le trompe bien souvent, notamment avec Arès. Hélios rapporta la nouvelle de cet adultère à Héphaïstos, qui, pour se venger, surprit les deux amants en flagrant délit et les emprisonnait dans un filet les rendit ridicules à tous les Dieux de l'Olympe.
Dieu du Feu et même personnification divine du feu, Héphaïstos devint bien vite le dieu de la Métallurgie et le forgeron officiel des dieux et des héros. Installé, selon des traditions tardives, au fond des volcans ou des îles volcaniques, comme Hiéra, Imbros, assisté des Cyclopes et des Cabires, Héphaïstos, avec un art et un génie consommés et inimitables, forgea ainsi l'armure d' Achille, le trident de Poséidon, la cuirasse d' Héraclès, les armes de Pélée, le sceptre et l'égide de Zeus. Il fabriqua aussi un trône magique, d'où Héra ne put se relever, car il voulait se venger de sa mère, qui l'avait abandonné ; mais il consentit bientôt à délivrer la déesse contre la promesse qu'il serait réintégré au sein de l'assemblée des dieux de l'Olympe.

Assimilé par les Romains à leur divinité italique Vulcain, Héphaïstos était représenté soit comme un nain, dont on plaçait la statue devant le foyer pour conserver toute sa force à le flamme, soit, plus généralement, comme un vieillard robuste, à la barbe hirsute, à l'allure sauvage, la tête recouverte du bonnet ovale des forgerons et portant un marteau.

avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:36

HERMES




Hermes était fils de Zeus et de Maïa, fille d'Atlas. Les Romains le nommaient Mercure, c'est-à-dire interprète ou messager. Son nom latin venait du mot Merces, marchandise. Messager des dieux et en particulier de Zeus, il les servait avec un zèle infatigable et sans scrupule, même dans des emplois peu honnêtes. Il participait, comme ministre ou serviteur, à toutes les affaires. On le voit s'occuper de la paix et de la guerre, des querelles et des amours des dieux, de l'intérieur de l'Olympe, des intérêts généraux de monde, au ciel, sur la terre et dans les Enfers. Il se charge de fournir et servir l'ambroisie à la table des Immortels, il préside aux jeux, aux assemblées, écoute les harangues, y répond soit par lui-même, soit d'après les ordres qu'il a reçus. Il conduit aux Enfers les âmes des morts avec sa baguette divine ou son caducée ; il les ramène quelquefois sur la terre. On ne pouvait mourir avant qu'il eût entièrement rompu les liens qui rattachent l'âme au corps.



Dieu de l'éloquence et de l'art de bien dire, il était aussi celui des voyageurs, des marchands et même des filous. Ambassadeur plénipotentiaire des dieux, il assiste aux traités d'alliance, les sanctionne, les ratifie, et ne reste pas étranger aux déclarations de guerre entre les cités et les peuples. De jour, de nuit, il ne cesse d'être vigilant, attentif, alerte. C'est en un mot le plus occupé des dieux et des hommes. S'agit-il d'accompagner, de garder Athéna, il est là tout près d'elle ; faut-il la surveiller, l'empêcher d'ourdir quelque intrigue, il est là encore, toujours disposé à remplir son emploi. Il est envoyé par Zeus pour lui préparer ses entrées auprès des plus aimables d'entre les mortelles, pour transporter Castor et Pollux à Pallène, pour accompagner le char de Hades qui enlève Persephone ; il s'élance du haut de l'Olympe, et traverse l'espace avec la rapidité de l'éclair. C'est à lui que les dieux confièrent la mission délicate de conduire devant le berger Pâris les trois déesses qui se disputaient le prix de la beauté.
Tant de fonctions, tant d'attributs divers accordés à Hermes lui conféraient une importance considérable dans les conseils des dieux. D'autre part, les hommes ajoutaient encore à ses qualités divines, en lui attribuant mille talents industrieux. Non seulement il contribuait au développement du commerce et des arts, mais c'est lui, disait-on, qui avait formé le premier une langue exacte et régulière, lui qui avait inventé les premiers caractères de l'écriture, réglé l'harmonie des phrases, imposé des noms à une infinité de choses, institué des pratiques religieuses, multiplié et affermi les relations sociales, enseigné le devoir aux époux et aux membres de la même famille. Il avait aussi appris aux hommes la lutte et la danse, et en général tous les exercices du stade qui nécessitent de la force et de la grâce. Enfin il fut l'inventeur de la lyre, à laquelle il mit trois cordes, et qui devint l'attribut d'Apollon.



Ses qualités ne laissaient pas d'être rachetées par quelques défauts. Son humeur inquiète, sa conduite artificieuse lui suscitèrent plus d'une querelle avec les autres dieux. Zeus même, oubliant un jour tous les services de ce dévoué serviteur, le chassa du ciel et le réduisit à garder les troupeaux sur la terre : ce fut dans le temps où Apollon était frappé de la même disgrâce
On a mis sur le compte de Hermes un grand nombre de filouteries. Étant encore enfant, ce dieu des marchands et des larrons avait dérobé à Poséidon son trident, à Apollon ses flèches, à Arès son épée, à Aphrodite sa ceinture. Il vola aussi les boeufs d'Apollon ; mais, en vertu d'une convention pacifique, il les échangea contre sa lyre. Ces larcins, allégories assez transparentes, indiquent que Hermès, sans doute personnification d'un mortel illustre, était à la fois habile navigateur, adroit à tirer de l'arc, brave à la guerre, élégant et gracieux dans tous les arts, commerçant consommé, faisant l'échange de l'agréable contre l'utile.
Il se rendit coupable d'un meurtre pour servir les amours de Zeus.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:37

APHRODITE



Vénus ou Aphrodite est une des divinités les plus célèbres de l'antiquité : c'est elle qui présidait aux plaisirs de l'amour. Sur son origine, comme sur celle de beaucoup d'autres dieux ou déesses, les poètes ne sont pas d'accord. On a d'abord distingué deux Vénus : l'une s'est formée de l'écume de la mer échauffée par le sang de Cælus ou Uranus, qui s'y mêla, quand Saturne porta une main sacrilège sur son père. On ajoute que de ce mélange, la déesse naquit près de l'île de Chypre, dans une nacre de perle. Homère dit qu'elle fut portée dans cette île par Zéphyre, et qu'il la remit entre les mains des Heures, qui se chargèrent de l'élever. Cette déesse ainsi conçue serait la véritable Aphrodite, c'est-à-dire née de l'écume, en grec Aphros.
On a donné quelquefois à cette divinité une origine moins bizarre, en disant qu'elle était issue de Zeus et de Dioné, fille de Poseidon, et par conséquent sa cousine germaine.

Quelque origine que les différents poètes aient donnée à Aphrodite, et quoique souvent le même poète en ait parlé différemment, ils ont toujours eu en vue la même Vénus, à la fois céleste et marine, déesse de la beauté et des plaisirs, mère des Amours, des Grâces, des Jeux et des Ris : c'est à la même qu'ils ont attribué toutes les fables qu'ils ont créées sur cette divinité. Elle fut donnée par Zeus comme épouse à Hephaistos ; ses galanteries éclatantes avec Ares firent la risée des dieux. Elle aima passionnément Adonis, fut la mère d'Eros ou Cupidon ou encore l'Amour, celle du pieux Enée, celle d'un grand nombre de mortels, car ses liaisons avec les habitants du ciel, de la terre et de la mer furent incalculables, infinies.

On lui éleva des temples dans l'île de Chypre, à Paphos, à Amathonte ; dans l'île de Cythère, etc. De là ses noms de Cypris, Paphia, Cythérée. On l'appelait aussi Dioné, comme sa mère ; Anadyomène, c'est-à-dire sortant des eaux, etc.

Elle avait une ceinture où étaient renfermées les grâces, les attraits, le sourire engageant, le doux parler, le soupir plus persuasif, le silence expressif et l'éloquence des yeux. On raconte que Athéna l'emprunta de Aphrodite, pour ranimer les feux de Zeus et pour le gagner à la cause des Grecs contre les Troyens.

Après son aventure avec Ares, elle se retira d'abord à Paphos, puis alla se cacher dans les bois du Caucase. Tous les dieux la cherchèrent longtemps en vain ; mais une vieille leur apprit le lieu de sa retraite : la déesse la punit en la métamorphosant en rocher.

Rien n'est plus célèbre que la victoire remportée par Aphrodite, au jugement de Pâris, sur Athéna et Pallas, bien que ses deux rivales eussent exigé d'elle que, avant de comparaître, elle déposât sa redoutable ceinture. Elle témoigna perpétuellement sa reconnaissance à Pâris, qu'elle rendit possesseur de la belle Hélène, et aux Troyens, qu'elle ne cessa de protéger contre les Grecs et Athéna même.

L'amour le plus constant de Aphrodite fut celui qu'elle éprouva pour le charmant et jeune Adonis, fils de Myrrha et de Cynire. Myrrha, sa mère, fuyant le courroux paternel, s'était retirée en Arabie, où les dieux la changèrent en l'arbre qui porte la myrrhe. Le terme de la naissance étant arrivé, l'arbre s'ouvrit pour faire jour à l'enfant. Adonis fut reçu par les Nymphes, qui le nourrirent dans les grottes du voisinage.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:39

DIONYSOS



Bacchus ou Dionysos était fils de Jupiter et de Sémélé, princesse thébaine, fille de Cadmus.
Athéna, toujours jalouse, et voulant faire périr à la fois la mère et l'enfant qui allait naître, vint trouver la princesse, sous les traits de Béroé, sa nourrice, et lui conseilla d'exiger de Zeus qu'il se présentât devant elle dans tout l'appareil de sa gloire. Sémélé suivit ce perfide conseil. Zeus, après bien des résistances, céda enfin aux sollicitations de celle qu'il aimait, et lui apparut bientôt au milieu des foudres et des éclairs. Le palais s'embrasa, et Sémélé périt au milieu des flammes. Cependant Athéna fut trompée dans son attente. Zeus fit retirer Dionysos du brasier par Hephaistos. Macris, fille d'Aristée, reçut l'enfant dans ses bras, et le donna à Zeus, qui le mit dans sa cuisse où il le garda le temps nécessaire pour qu'il vit le jour.

D'autres racontent que les Nymphes le retirèrent du milieu des cendres maternelles, et se chargèrent de l'élever. Quoi qu'il en soit, Dionysos passa toute son enfance loin de l'Olympe et des regards malveillants de Athéna, dans les campagnes de Nysa, ville fabuleuse de l'Arabie Heureuse ou peut-être des Indes. Là, sa tante Ino, par ordre de Zeus, veilla à sa première éducation avec le secours des Hyades, des Heures et des Nymphes, jusqu'à ce qu'il fût en âge d'être instruit par les Muses et Silène.



Devenu grand, il fit la conquête des Indes avec une troupe d'hommes et de femmes portant, au lieu d'armes, des thyrses et des tambours. Son retour fut une marche triomphale de jour et de nuit. Ensuite, il passa en Egypte, où il enseigna l'agriculture et l'art d'extraire le miel ; il planta la vigne, et fut adoré comme le dieu du vin.
Il punit sévèrement tous ceux qui voulurent s'opposer à l'établissement de son culte.
À Thèbes, Penthée, successeur de Cadmus, fut mis en pièces par les Bacchantes ; les Ménéides ou filles de Minyas furent changées en chauves-souris. Elles étaient trois, Iris, Clymène, Alcithoé. Soutenant que Dionysos n'était pas fils de Zeus, elles continuèrent à travailler pendant ses fêtes, et refusèrent d'assister à la célébration des Orgies.

Bacchus triompha de tous ses ennemis et de tous les dangers auxquels les persécutions incessantes de Junon l'exposaient. Un jour, fuyant devant l'implacable déesse, il tomba de fatigue et s'endormit. Un serpent à deux têtes l'attaqua, et le dieu, à son réveil, le tua d'un coup de sarment. Athéna finit par le frapper de folie, et le fit errer dans une grande partie du monde. Il fut d'abord accueilli avec bienveillance par Protée, roi d'Égypte, puis il passa en Phrygie, où, ayant été admis aux expiations, il fut initié aux mystères de Cybèle. Dans la guerre des géants, il se transforma en lion, et combattit avec rage. Pour l'animer, Zeus lui criait sans cesse : " Evohé, courage, mon fils."



Venu dans l'île de Naxos, il consola et épousa Ariane abandonnée par Thésée, et lui donna la fameuse couronne d'or, chef-d'oeuvre de Hephaistos.. C'est Dionysos, dit-on, qui le premier établit une école de musique ; c'est en son honneur que furent données les premières représentations théâtrales.



Silène, son père nourricier et en même temps son précepteur, était fils de Hermes ou de Pan et d'une nymphe. On le représente d'ordinaire avec une tête chauve, des cornes, un gros nez retroussé, une petite taille et une corpulence charnue, le plus souvent monté sur un âne, et, comme il est en état d'ivresse, il a peine à se tenir sur sa monture. S'il est à pied, il marche d'un pas chancelant, appuyé sur un bâton ou sur un thyrse, sorte de long javelot. On le reconnaît aisément à sa couronne de lierre, à la tasse qu'il tient, à son air jovial et même un peu goguenard.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:40

PAN



Le nom de ce fils d'Hermès signifie, en grec archaïque, nourricier. Il sera le dieu des pâturages, notamment des moutons et des chèvres. Certains mythographes lui donnent également pour père Zeus, Cronos ou Apollon et pour mère Callisto, Pénélope, Hybris, ou une chèvre. L'une d'entre elles abandonnera l'enfant à la naissance. Il sera recueilli par les nymphes.

L'enfant possédera les membres inférieurs d'un bouc et de petites cornes sur la tête. Les artistes du Moyen-Age reprendront ces caractéristiques pour représenter le diable. Hermès sera fier de le montrer aux dieux de l'Olympe. Pan sera un dieu lubrique qui poursuivra les Nymphes. Les Grecs le considéreront comme un dieu de la fertilité du bétail.

Pan partagera le goût de la musique avec Apollon sans en posséder le talent. Il perdra un concours face à lui, en Lydie. Tmolos, qui sera juge, accordera le prix à Apollon. Midas sera affublé d'oreilles d'âne pour ses commentaires déplacés. Pan jouera de la "syrinx", plus connue sous le nom de flûte de Pan, pour faire danser les Nymphes et les Satyres. Il gagnera cette flûte alors qu'il poursuivait la Nymphe Syrinx, ou Novacris. Cette dernière, voulant fuir le dieu et ne pouvant franchir le fleuve Ladon, demandera aux Nymphes de la transformer en roselière. Pan coupera quelques roseaux de différentes longueurs pour en faire une flûte. Pan aimera également Séléné, la déesse de la Lune, et l'attirera dans les bois en lui promettant une toison de laine blanche.

Pan, qui donnera naissance au mot panique, ne supportera pas d'être dérangé pendant son sommeil. Il sèmera la panique dans les rangs des Géants, au cours des affrontements avec les dieux. Il sera l'un des personnages favoris des poètes bucoliques, comme son demi-frère Daphnis, qu'il aimera tendrement. Pan demandera au roi Pheidippidès, qui traversait le mont Parthénion en Arcadie pour demander de l'aide à Sparte avant la bataille de Marathon (490 avant Jésus-Christ), pourquoi les Athéniens ne lui rendaient pas de culte alors qu'il les protégeait. Les Perses subiront une cuisante défaite et Athènes offrira un sanctuaire à Pan. Les Romains identifieront Pan au dieu des bois Sylvain.

avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:42

EROS



Eros est le dieu de l'Amour et équivalent du dieu romain Cupidon. On le considérait comme une des forces primordiales de la nature, fils de Chaos, incarnation de l'harmonie et de la puissance créatrice dans l'univers. Depuis le VI avant Christos, il fut présenté en jeune homme vif et élégant, servi par Pathos (passion) ou Himéros (désir). Plus tard, la mythologie en fit le serviteur permanent de sa mère, Aphrodite, déesse de l'Amour.
Dans l'art grec, Éros était représenté en jeune homme mince et beau, les yeux souvent bandés pour indiquer l'aveuglement de l'amour. Il portait parfois une fleur, mais plus souvent un arc, avec lequel il envoyait des flèches d'argent, pointes de désir dans le cœur des dieux et des hommes. Dans la légende romaine, Éros prit sa forme définitive et fut représenté sous l'aspect d'un enfant, pourvu ou non d'ailes. Il intervint dès lors dans de nombreuses légendes, dont celle de Psyché, et l'on donna peu à peu à ce mythe une signification symbolique.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:42

THEMIS



Une des Titanides, fille d'Ouranos et de Gaïa, le Ciel et la Terre, mère des trois Destinées et des saisons. Déesse de la Justice et de la Loi, Thémis assistait le dieu Zeus dans l'Olympe. Elle est souvent représentée dans l'art ancien, tenant les plateaux d'une balance avec laquelle elle pèse les arguments des parties adverses.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:44

PERSEPHONE



Perséphone est une des principales divinités chtoniennes des Grecs. Son histoire est contée notamment dans l'Hymne homérique à Déméter.

Perséphone est d'une rare beauté, et sa mère Déméter l'élève en secret en Sicile, son île favorite, où la jeune fille est en sécurité. Dans les bois d'Enna, Perséphone se divertit en compagnie des Océanides. Un jour, alors qu'elles sont occupées à cueillir des fleurs, Perséphone s'écarte du groupe, pour cueillir un narcisse. Là elle est remarquée par le puissant Hadès, son oncle, qui souhaite en faire sa reine. Il enlève la jeune fille qui d'un cri alerte sa mère mais celle-ci arrive trop tard. La scène se serait déroulée près du lac de Pergusa, en Sicile. Personne n'ayant rien vu, Déméter partira à la recherche de sa fille unique pendant neuf jours et neufs nuits avant de déclarer : « La Terre sera affamée tant que je n'aurai pas retrouvé ma fille. » Le soleil décidera alors de révéler à Déméter que c'est Hadès qui a enlevé sa fille. La déesse ira aux Enfers la chercher mais Hadès refusera de la rendre. L'affaire est portée devant Zeus.

Zeus n'est pas capable de prendre une décision car il ne veut froisser ni Déméter ni Hadès. Constatant que Coré (Perséphone) a mangé six pépins de grenades, le fruit des morts, Zeus pense qu'elle doit rester aux Enfers. Cependant il décide d'un compromis. La jeune fille passera six mois aux Enfers (la période automnale et hivernale) aux côtés de son époux en tant que Perséphone. Les six autres mois de l'année, elle retournera sur Terre en tant que Coré aider sa mère pour le printemps et l'été.

Perséphone semble avoir accepté son rôle de reine des Morts, car dans les légendes, elle agit toujours en accord avec son époux. Elle se montre même dure et inflexible. Toutefois, certains auteurs ne la reconnaissent pas comme la fille de Déméter, mais comme celle du Styx, et selon eux Perséphone est depuis toujours la déesse des Enfers.

Elle passe aussi pour la mère de Zagreus, conçu avec Zeus métamorphosé en serpent , d'ou vient le nom : le serpent qui rempe sous la terre (et en latin : bestia proserpens).
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Lun 30 Aoû - 21:45

PROTEE



Dans la mythologie grecque, Protée (en grec ancien Πρωτεύς / Prôteús) est une divinité marine, mentionnée en particulier par Homère dans l'Odyssée comme « Vieillard de la Mer » et gardien des troupeaux de phoques de Poséidon. Il est doté du don de prophétie et du pouvoir de se métamorphoser.

Aucune mention n'était faite à son ascendance jusqu'à ce que de plus récents mythographes lui donnent Poséidon (ou Océan selon les auteurs) comme père et Téthys comme mère.

Cependant, certaines traditions non homériques de la guerre de Troie (représentées notamment par Hérodote ou Euripide) font de Protée un roi égyptien et lui donnent comme demeure l'île de Pharos, près de l'embouchure du Nil. Sur Pharos, il accueillit notamment Dionysos dans les errances du jeune dieu. Selon cette hypothèse, son nom pourrait n'être que la transcription de Prouïti, « la Sublime Porte » (un des épithètes des Pharaons).

Selon Philostrate (IV, 16), le fantôme d'Achille aurait déclaré à Apollonius de Tyane, venu honorer son tombeau et lui poser quelques questions notamment à propos de la présence réelle d'Hélène au moment du siège : « Pendant longtemps, nous avons été trompés, au point d'envoyer des ambassades aux Troyens et de combattre à cause d'elle, comme si elle s'était trouvée en Ilion, alors qu'elle vivait en Égypte et dans la maison de Protée, où elle avait entraîné Pâris. Et, lorsque la chose fut connue, nous avons continué à combattre pour la possession de Troie elle-même, afin de ne pas nous retirer déshonorés ».

Non seulement, il savait tout du passé et du présent, mais encore, il avait le pouvoir de prédire l'avenir. Et malgré ce don, il se gardait bien de partager facilement son savoir. Pour le consulter, il fallait le capturer par surprise durant sa sieste de midi car, à ce moment-là, il gagnait les grottes creuses en compagnie des phoques pour s'abriter des chaleurs du jour. Et même capturé, il pouvait encore prendre toutes les formes physiques qu'il voulait afin de s'échapper.

Dans l'Odyssée, Ménélas raconte à Télémaque qu'il y fut encalminé sur le chemin du retour à Sparte après la guerre de Troie. La fille de Protée lui révéla comment forcer son père à lui dire lequel des dieux il avait offensé et comment il pourrait se racheter pour rentrer chez lui. Il se cacha parmi les phoques de Protée et quand celui-ci émergea de la mer pour dormir parmi eux, Ménélas parvint à le capturer. Afin d'échapper à son assaillant, Protée prit tour à tour la forme d'un lion, d'un serpent, d'un léopard, d'un cochon et même de l'eau et d'un arbre. Mais ces métamorphoses furent vaines et il dut répondre aux questions de Ménélas. Ce dernier apprit ainsi que son frère Agamemnon avait été tué à son retour chez lui, qu'Ajax le Petit était mort dans un naufrage et qu'Ulysse avait échoué sur l'île de Calypso.

Une autre histoire raconte qu'un jour, les abeilles d'Aristée, fils d'Apollon, étaient toutes mortes d'une maladie apportée par les Dryades. Aristée demanda secours à Cyrène, sa mère. Celle-ci lui dit que Protée pouvait lui apprendre comment éviter un autre désastre de la sorte, mais seulement s'il en était forcé. Aristée devait immobiliser le dieu peu importe la forme qu'il prendrait. Ainsi, Protée dut l'informer qu'il devait sacrifier un taureau aux dieux, laisser la carcasse sur les lieux du sacrifice et y retourner après trois jours. Quand Aristée revint à cet endroit, il trouva un essaim d'abeilles dans la carcasse et la rapporta dans son rucher. Les abeilles ne connurent plus jamais la maladie.

Protée eut plusieurs enfants. Selon Homère, celle qui porta secours à Ménélas se nommait Idothée. Apollodore mentionne Polygonos et Télégonos, qui défièrent Héraclès à Torone et qui furent tués. De plus, selon Philostrate (I, 4), la mère d'Apollonios de Tyane eut la vision de Protée en rêve, qui lui annonca une naissance. Quand elle lui demanda de quoi elle accoucherait, le Vieillard de la mer répondit simplement : « De moi ».

La tragédie Hélène d'Euripide fait mention de Protée, un roi d'Égypte qui épousa la Néréide Psamathée, bien que la plupart des traditions aient donné à cette dernière le roi Éaque comme époux. Dans cette tragédie, le personnage Théoclymémos était le fils de ce roi et un autre passage suggère l'existence d'une fille, Ido. Protée, que l'on ne voit pas non plus, se rapproche bien peu du « Vieillard de la Mer ».
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Mar 31 Aoû - 15:07

CRONOS



Dans la mythologie grecque, Cronos (en grec ancien Κρόνος / Krónos "le corbeau"), fils d'Ouranos (le Ciel) et Gaïa (la Terre), est le roi des Titans et le père de Zeus. Il est souvent confondu avec son homophone Chronos (grec Χρόνος / Khrónos), divinité primordiale du temps dans les traditions orphiques.

Il correspond à Saturne chez les Romains.


Alors qu' Ouranos empêchait Gaïa d'accoucher des Titans et des cyclopes en la pénétrant sans relâche, Chronos prit une arme et trancha les parties génitales de son père, qui retourna dans les Cieux. Ses parties génitales tombèrent dans la mer et flottèrent sur l'écume jusqu'à l'île de Chypre où elles créèrent la déesse Cypris. Pour se venger, Ouranos lui jeta une malédiction : lorsque le fils de Cronos atteindra l'âge adulte, il se retournera lui aussi contre son père.

Les Titans sortirent alors du ventre de Gaïa. Mais Cronos refusa de laisser en liberté ces créatures monstrueuses ainsi enfantées par Gaïa et Ouranos : les Cyclopes et les Hécatonchires. Il a même chargé de chaînes ses frères diformes et les a précipités dans les profondeurs de Tartare, le monde souterrain.

Cronos se proclama roi de ce monde dont il avait rétabli l'équilibre autrefois, un monde voulu par Gaïa la terre. Il se lia avec Rhéa, et n'oubliant pas la malédiction d'Ouranos : il mangea chacun de ses enfants au fur et à mesure qu'ils naissaient. Hestia, Déméter et Héra, ses trois premières filles, puis Hadès et Poséidon furent ainsi avalées par Cronos. Mais lorsque arriva le sixième, Rhéa, sur le conseil de sa mère Gaïa, cacha l'enfant et le remplaça par une pierre que Cronos engloutit directement.

L'enfant qui a été ainsi épargné portait le nom de Zeus. Il grandit loin de ses parents, et une fois arrivé à maturité, il rencontra une des trois mille filles d'Océan, Métis, déesse de la ruse. Zeus voulait aller libérer ses frères et sœurs, et Métis l'aida. Elle prépara un breuvage qu'elle confia à Rhéa dans le but de le faire boire à Cronos. Lorsque Cronos le porta à ses lèvres, il vomit tout ce qu'il avait ingurgité jusque là. Zeus, Déméter, Hestia, Héra, Poséidon et Hadès se réfugièrent sur les cimes du Mont Olympe.

Alors débuta la titanomachie, guerre entre les Titans et les Olympiens. Après plusieurs confrontations, les Olympiens prirent conscience qu'ils étaient plus faibles que les Titans. Ils s'allièrent avec les Cyclopes et les géants. Les Cyclopes leurs fournirent des armes : à Zeus, ils remirent la foudre et le tonnerre, à Poséidon, un trident capable d'ébranler le sol et à Hadès un casque qui avait le pouvoir de rendre invisible celui qui le portait. Grâce à ces armes et à l'aide musclée des Hécatonchires (monstres à cent bras et cinquante têtes), les Olympiens remportèrent la victoire contre les Titans.

Zeus régnait alors en roi tout-puissant, Dieu parmi les dieux. Mais Gaïa ne voulait pas que ses fils, les Titans, soient réduits à l'esclavage. Elle s'unit alors à Tartare. De cette union émergea Typhon, un terrible monstre. Gaïa espérait faire ployer Zeus, car elle rêvait toujours d'un monde sans souverain, Titans et Olympiens vivant en harmonie.

À la vue de Typhon, les Dieux de l'Olympe s'enfuirent. Seul Zeus accepta de l'affronter. Mais Typhon gagna la terrible bataille. Il enleva les nerfs et les tendons de Zeus, les cacha et confia Zeus à la garde d'un autre dragon.

Mais les Olympiens avaient honte de leur fuite. Hades s'empara du casque d'invisibilité, alla chercher les nerfs et les tendons de Zeus, et les réajusta sur le Dieu des dieux. Zeus s'élança alors et terrassa cette fois Typhon et le précipita dans l'Etna, sous la garde des Cyclopes.

Attributs de Cronos: La faux et le sablier
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Mar 31 Aoû - 15:08

HELIOS



Hélios ou Sol est l'Ancien dieu du Soleil, fils des Titans Hypérion et Théia, et frère de Séléné, déesse de la Lune, et d'Éos, déesse de l'Aurore. Hélios traversait les cieux chaque jour dans son chariot doré, procurant la lumière aux dieux et aux mortels. Le soir, il s'enfonçait dans l'océan de l'ouest, et une capsule dorée le ramenait vers son palais à l'est. Seul Hélios contrôlait les chevaux attelés à son chariot ardent. Aussi, quand son fils Phaéthon l'eut persuadé de le laisser conduire, il périt.
L'ensemble du monde grec adorait Hélios, mais son principal lieu de culte se situait à Rhodes. Une des Sept Merveilles du monde, le Colosse de Rhodes représentait Hélios. Il est souvent identifié par la suite avec Apollon, dieu du Soleil.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Mar 31 Aoû - 15:09

SELENE



Dans la mythologie grecque, Séléné (en grec ancien Σελήνη / Selếnê), fille des Titans Hypérion et Théia, sœur d'Hélios (le Soleil) et d'Éos (l'Aurore), est une déesse de la Lune — plus spécifiquement de la pleine lune, second membre de la triade composée d'Artémis (nouvelle lune) et d'Hécate (lune décroissante). Elle est souvent assimilée à Artémis, même si elle personnifie plutôt l'astre lunaire lui-même.

Elle est généralement décrite comme une belle femme au visage pâle ou blanc, vétue de longues robes fluides blanches ou argentées et portant une lune en croissant retournée sur sa tête. D'autres sources racontent qu'elle porte également une torche et d'autres encore lui prêtent deux grandes ailes blanches dans le dos.

Après s'être baignée dans l'océan, elle mène un char argenté à travers le ciel obscur, tiré par des chevaux blancs dans certains contes et par des bœufs blancs dans d'autres. Elle est également souvent dépeinte montant un cheval ou un taureau. Elle luit d'une douce lumière argentée pendant qu'elle voyage à travers les cieux, renvoyant sa douce lumière sur la terre ensommeillée.

Elle eut plusieurs amants, parmi lesquels :

Pan, qui la séduira en lui offrant un troupeau de bœufs blancs ;
Zeus, de qui elle aura deux filles, Hersé et Pandia ;
Endymion, un jeune et beau berger, qu'elle plonge dans un sommeil éternel pour qu'il conserve sa beauté.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Mar 31 Aoû - 15:12

EOS



L'Aurore était fille de titan et de la terre, ou selon Esiode, de Théia et d'Hypérion, soeur du soleil et de la lune.
Cette déesse ouvrait les portes du jour. Après avoir attelé les chevaux au char du soleil, elle le précédait sur le sien. Ayant épousé Persés, fils d'un Titan, elle eut pour enfant les Vents, les Astres et Lucifer.
Amoureuse du jeune Thiton, fils de Laomédon et frère de Priam, elle l'enleva, l'épousa, et en eut deux fils dont la mort lui fut si difficile à supporter que ses larmes abondantes produisirent la rosée du matin, l'un Memnon, roi d'Ethiopie, l'autre Hermethion.
Sont second époux fut Céphale qu'elle enleva à Procris, fille d'Erechtée, roi d'athènes, et en eut un fils. Depuis elle enleva Orion et beaucoup d'autres.
Les anciens la représantant vêtue d'une robe de safran, ou d'un jaune pale, une verge ou une torche à la main, sortant d'un palais de vermeil, et montée sur un char de même métal ayant des reflets de feu.
Homère lui donne deux chevaux, qu'il nomme Lampos et Phaéton, et la dépeint avec un grand voile sombre jeté en arrière, ouvrant de ses doigts de rose la barrière du jour.
D'autres poètes lui donnent des chevaux blancs ou même Pégase pour monture.
Quelquefois on la représente sous la figure d'une jeune nymphe couronnée de fleurs, et montée sur un char tiré par Pégase. De la main gauche elle tient un flambeau, et de l'autre elle répand une pluie de roses. Dans une peinture antique, elle chasse de sa présence la Nuit et le Sommeil.

avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  elsamarie le Mar 31 Aoû - 15:13

HYPNOS



Dans la mythologie grecque, Hypnos (en grec ancien Ὕπνος) est le dieu du sommeil, connu chez les Romains sous le nom de Somnus.

Fils de Nyx, la Nuit, il est aussi selon l'Iliade le frère jumeau de Thanatos, la Mort. Selon Hésiode, il vit dans les terres inconnues de l'Ouest ; chez Homère, il habite Lemnos. Les scholiastes d'Homère se sont interrogés à ce sujet. Selon certains, les Lemniens appréciaient beaucoup le vin, ils accueillaient donc Hypnos avec plaisir. Selon d'autres, Hypnos était amoureux de Pasithée, l'une des Charites, qui habitait cette cité. Peut-être enfin Hypnos était-il honoré à Lemnos.

Il peut endormir aussi bien les hommes que les dieux. Ainsi, au chant XIV de l'Iliade, Héra lui demande d'endormir Zeus en personne, afin que Poséidon puisse aider les Grecs malgré l'interdiction du maître de l'Olympe. Elle l'appelle « maître des hommes et des dieux ». Hypnos admet qu'il peut endormir tous les dieux, même Océan. Il rappelle aussi qu'il a déjà endormi Zeus auparavant, déjà à la demande d'Héra, afin que celle-ci puisse faire périr Héraclès. Furieux, Zeus avait tenté de le jeter du haut de l'Olympe, et Hypnos n'avait dû son salut qu'à sa mère. Sur la promesse d'Héra de lui donner la main de Pasithée, Hypnos se laisse fléchir. Il se change en oiseau et, encore une fois, endort Zeus.

Hypnos, sur les tombeaux, désigne l'éternel Sommeil.


Hypnos est également considéré comme étant le gardien de la nuit, celui qui reste éveillé quand le monde est endormi. C'est aussi le surnom du poète et résistant français René Char qui publia Les Feuillets d'Hypnos sous l'Occupation. Il se considérait comme celui qui veillait sur son peuple dans la nuit de la Seconde Guerre Mondiale.
avatar
elsamarie

Messages : 2195
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Mythologie Grecque

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 3 1, 2, 3  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum